Merci, Serge.
Très intéressant article de Consterdine, une fois de plus.
Qui souligne des paradoxes particulièrement importants, de telle façon qu'ils n'apparaissent plus comme d'insurmontables contradictions mais comme d'intéressants axes de travail.
D'une part, la première frappe (particulièrement si elle est préventive) doit être exécutée avec la ferme et parfaite conviction qu'elle va fonctionner et suffire, mais pour autant, un enchaînement immédiat doit être prévu et travaillé (Consterdine donne l'exemple, dans le Karaté Shukokai tel qu'il le pratique, d'un retour en garde qui, après une première frappe en gyaku-zuki, correspond à une frappe de même intensité que la première).
D'autre part, il invite à la fois à travailler des combinaisons tant et si bien qu'elles deviennent quasiment automatiques, mais en intégrant entre chaque élément de la combinaison une "pause", mentale et physique, qui permette d'observer et d'adapter la combinaison aux réactions et mouvements de l'adversaire.
Il s'agit donc, paradoxalement, de travailler et driller des combinaisons cohérentes mais en y gardant une certaine flexibilité, de telle façon que l'adaptation aux opportunités présentées ou non par les mouvements et réactions de l'adversaire deviennent quasi-instinctives...
Ça a l'air évident une fois qu'on a lu ça, mais ça ne l'était pourtant pas forcément tant que ça...
Anecdotiquement, en postant cet article dans la section "Law enforcement" de son site, Consterdine semble destiner plus particulièrement son message aux membres des forces de l'ordre...
Cordialement,
Bomby