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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: du patron au vêtement (les couseux anonymes)  (Lu 7046 fois)

21 mai 2013 à 08:31:04
Lu 7046 fois

gmaz87


Bonjour,
Je suis en train d’entreprendre la confection d’un blouson en drap de laine et je me disais que c’était l’occasion de vous faire découvrir pas à pas les étapes de la fabrication d’un vêtement, sachant que quelque soit le modèle choisi on utilise quasiment toujours les mêmes  techniques .

Pour confectionner un vêtement il y a en gros 3 approches possibles :

1)   Prise directes de mesures : Consiste à relever sur la personne les différents mesures nécessaires (taille, tour de poitrine, hanches, etc..) et à les reporter soit sur le tissu directement soit sur une toile qui va permettre les essayages et constituer un patron.
Avantages : Si bien fait, les mesures étant pile poil celle du sujet, le vêtement est fait sur mesure
Inconvénients : Réservé vraiment aux pro, c’est une méthode qui ne supporte pas l’a peu près

          2)  Partir d’un vêtement similaire existant : version « allégée » de la précédente, on reporte les mesures d’un vêtement sur le tissu de confection ou mieux on démonte le vêtement et on utilise les morceaux comme patron.
Avantages : On économise le prix d’un patron, on reproduit au mieux un vêtement qui donne déjà satisfaction
Inconvénients : c’est long, surtout si on doit démonter un vêtement (que l’on perd par suite) hasardeux si on merdoye dans le remontage de pièces de tissu dont la place n’est pas toujours évidente

3)   Utiliser un patron du commerce : On cherche le patron qui va bien dans la gamme infinie de ceux existants, ou au moins au plus proche du projet, c’est la méthode la plus employée par les couturiers (ères) amateurs.
Avantages : la gamme est large, le coût modique et si on travaille par décalque on peut réutiliser le patron, les instructions de montage et de couture sont incluses, et il existe souvent pour un même modèle de base, des variantes
Inconvénients : A dire vrai, pas beaucoup, parfois les explications sont un peu obscures, on doit qulequefois compléter le modèle par des ajouts perso selon le projet imaginé

C’est donc sur le travail à partir d’un patron que je vous propose de suivre pas à pas les étapes à réaliser de la découverte du patron au vêtement terminé, avec les éventuels aléas (enfin pas éventuels, ça merdoye assez souvent en cours de route) et les solutions apportées.
Des amateurs pour un tuto sur ce truc ?

A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

21 mai 2013 à 09:39:23
Réponse #1

Karto


 :up:

(même si hier la machine à coudre ne semblait vraiment pas vouloir de moi, j'espère qu'un jour elle acceptera qu'on continue l'apprentissage ensemble)

21 mai 2013 à 10:26:24
Réponse #2

Hérisson


Je suis totalement preneur même si je ni connais absolument rien  :doubleup:


21 mai 2013 à 17:16:08
Réponse #3

gmaz87


Bonjour,
Donc une fois que le patron a été choisi et avant de commencer à coudre il faut réaliser quelques opérations, certaines étant facultatives mais ayant comme avantage de prolonger la durée de vie du patron.

Un patron c’est un ensemble de feuilles de papier sur lesquelles sont détaillés les différents morceaux qui vont en s’assemblant, composer  le vêtement.

Souvent dans une pochette de patron, différents modèles sont proposés, dérivés d’un modèle de base, dans le cas du mien il s’agit d’un blouson avec manches et d’un autre modèle sans manches .
Sur la ou les feuilles de papier sont donc disposées les pièces, chacune étant dessinée selon plusieurs gabarits qui correspondent aux tailles proposées, dans mon cas d’un patron homme, de S à XXL .
Un tableau de concordance des mesures (hanches, épaules, longueur bras etc..) permet de se situer dans la liste des tailles.

La solution la plus simple et la plus rapide consiste à découper chaque morceau (en s’étant bien assuré qu’il correspond au modèle choisi) dans mon cas le modèle A, certains pièces étant communes aux deux modèles (A& B), d’autres uniquement réservées à un modèle déterminé .

Inconvénients de cette méthode rapide, on ne peut réaliser qu’un seul vêtement dans la taille choisie puisqu’une fois le papier découpé les autres tailles sont inutilisables. Il existe donc une autre solution consistant à utiliser du papier de soie ou tout autre support transparent et assez grand en taille (calque) pour reproduire les pièces qui nous intéressent sans altérer  le modèle original.
C’est long, assez minutieux et il ne faut pas négliger de reproduire également les différentes marques trouvées en cours de travail, souvent des losanges ( les endroits qui vont permettre de repérer ou assembler les morceaux de tissu entre eux), des lignes de pointillés (souvent des plis ou des découpes) etc…

Une fois les pièces décalquées, on les découpe soigneusement puis selon le plan de coupe indiqué sur le patron on les place sur le coupon de tissu, ce plan de coupe a pour avantage de tirer au mieux parti du tissu en minimisant les pertes, ceci dit selon que le tissu est imprimé d’un motif ou uni, il peut arriver qu’il faille le modifier pour des raison d’esthétique de raccord de motifs.
On fixe le calque avec soit des épingles, soit en le bâtissant avec un fil de bâti, perso je préfère les épingles, plus rapide, l’important étant qu’il ne bouge pas.

ATTENTION !!!certaines pièces se découpent le long de la pliure du coupon afin d’obtenir une symétrie, souvent le cas des dos de vestes, blouson, chemises etc …Les autres pièces qui sont également souvent en doubles (manches, devant droit et gauche) peuvent soit se découper en une seule fois par superposition ( mais gaffe à ne pas faire glisser le tissu), soit en deux fois pour plus de précision.

Les morceaux de tissu découpés doivent ensuite recevoir les marques de montage (losanges , ligne pointillée etc) et ce d’une manière qui va permettre de ne pas les perdre lors des manipulations diverses. Pour ma part j’opte pour un relevé avec la roulette et du papier spécial qui laisse un dépôt de craie sur le tissu et ensuite je passe un fil de bâti sur le tracé de la craie, la craie seule se barrant systématiquement  si on touche le tissu, le fil non.

Voila terminée la première phase, ensuite il va falloir piquer les bordures du tissu, monter «  à blanc », coudre etc … la suite en fonction de mon avancée du travail en cours

Les photos des différentes étapes en vrac à la suite, j’ai la flemme de les intégrer dans le texte.
A+
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

21 mai 2013 à 17:22:47
Réponse #4

gmaz87


J'ai paumé des photos en cours de route, la suite:
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

21 mai 2013 à 19:55:25
Réponse #5

gmaz87


Navré Guillaume,  :'(
En fait je suis moi même en phase d'apprentissage sous la ferme houlette de ma Douce qui me guide dans mes premiers pas, mais en fait c'est assez fun la couture, réussir à transformer un dessin sur un morceau de papier en vêtement qui te protège, fait plaisir, te valorise,  :lol: t'embellit  :lol: ( rayer les mentions qui ne vous conviennent pas  ;#)
a+ pour la suite
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

22 mai 2013 à 02:04:35
Réponse #6

gmaz87


Bonsoir,
Pendant que j'y pense, ATTENTION!!! selon les patrons les marges de couture (entre 0,6mm ET 10mm)  sont comprises ou non dans le dessin.
Dans le cas de celui que j'ai choisi, elles le sont, donc je taille mon tissu à l'exacte mesure des modèles, dans le cas contraire il faut ajouter la marge au moment de la coupe, ça complique un tantinet la tache.
A demain pour la suite
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

22 mai 2013 à 11:42:52
Réponse #7

Hérisson


Merci déjà pour ça et de prendre le temps de le faire. Je suis quelque peu perdu étant novice complet :) Mais ca prend forme et me donne une idée.

22 mai 2013 à 15:44:47
Réponse #8

jacqueline


Bonjour,

 Si je puis me permettre ce conseil avant de démarrer.

Pour bien choisir la taille du patron, a fortiori si on fait du sur mesures, et ne pas craquer toutes les coutures quand on se baisse, quand on s'assoit  ou qu'on force, en couture il y a un truc : l' aisance

Certaines marques de patron ( comme de vêtements ) taillent "grand" d'autres "petit". Comment savoir à l'avance?

 Si c'est un peu trop grand on peut le porter comme ça, mais si c'est trop petit quand on l'essaye il n'y a plus qu 'à recommencer !  >:(  >:(

Bien sûr j'utilise le tableau de mensurations pour choisir la  taille recommandée, mais chaque fois je vérifie les dimensions du patron par rapport à mes mesures réelles, sur les principales lignes : tour de poitrine, tour de taille et tour de bassin de chaque pièce..  ( il ne faut pas oublier de déduire la largeur des pinces, ou des recouvrements pour les ceintures, pattes de boutonnage, on prend le milieu ou ligne de boutonnage si c'est marqué sur le patron.) .

Un vêtement ne doit être ni trop serré, ni trop large. Il faut qu’on puisse bouger, respirer, manger sans faire craquer les coutures. C’est pourquoi les dimensions du patron sont plus grandes que celles du corps.
Quelle est la bonne ampleur ? A la mesure exacte du corps (tour de taille, tour de hanche, tour de poitrine, etc…repérées sur le patron  , enfin pas toujours) il faut ajouter 3cm.
Ces 3 cm, à répartir entre le devant et le dos, donnent juste l'ampleur suffisante pour que le vêtement soit confortable sans « flotter ».

Cela peut paraître miraculeux mais c’est ainsi : homme ou femme, enfant ou adulte, gros ou maigre, c’est toujours 3cm.


http://www.coupecouture.fr/2007/09/ampleur_daisance.html

 Le patron correspondant à sa taille devrait être plus grand de 3 cm, que la mesure correspondante du corps, puisqu'ils sont censés avoir intégré  l'aisance.  Ca permet de le vérifier.


 Attention  ! comme en général il y a quatre pièces  verticales, ça ne fait plus que 0,75 mm de supplément, pour chaque pièce.

 Attention bis ! 1 mm d'erreur sur chaque couture avec la machine, comme on coud deux pièces et qu 'on ouvre  il faut doubler,  et multiplié par  4 coutures ( voire plus avec les pinces ) on est pas loin du centimètre en plus ou en moins. la bande de tissu qui fait la ceinture, sera trop longue ou trop courte. 

Avec 5 mm d'erreur  ça donnerait  4 cm, soit une taille en plus ou en moins.

La précision de la couture c'est le mm, comme le menuisier c'est le 1/10 ème et le mécano le 1/100 ème. Pas facile de rester dans le mm, mais il faut s'efforcer de s'en approcher, pour que les pièces  s'assemblent correctement aussi. Si on se relâche , on va au devant de problèmes.     

On peut aussi aimer porter plus ajusté ou plus ample, chacun (e) son style.

 On peut aussi vérifier avec les mesures d'un vêtement qui va bien ! ( qui a donc la bonne aisance ) et choisir la taille de patron qui a  les bonnes dimensions.

 Un vêtement à porter sur d'autres couches de vêtement devra avoir une aisance plus importante ( les 3 cm c'est pour un vêtement à porter directement sur la peau, pas sur un pull irlandais ).

Le lien ci dessous donne des valeurs  d'aisance plus importantes, voire un peu exagérées, mais 3 cm me semble  très juste pour une veste ou un blouson.
   
http://www.threadandneedles.fr/blog/10395-les-valeurs-daisance/


Surplus de couture et d'ourlets :

 Ayant beaucoup travaillé avec les patrons Burda, j 'ai trouvé les marges de couture indiquées un peu  faibles, surtout pour les tissus qui s'effilochent. J'utilisais 1,5 cm  pour les coutures et 3 cm pour les ourlets ( réalisés en couture invisible) , ce qui donne une meilleure tenue des bords du vêtement, et  une machine  qui réalise les points de couture invisibles exige un surplus d'ourlet assez large.

Bonjour,
Les patrons de couture burda sont établis sans surplus de couture et d'ourlet.
Nous vous conseillons d'ajouter 1 à 2 cm pour les coutures et 2 à 5 cm pour les ourlet.
Ces indications figurent dans les explications des patrons et pour les patrons des magazines dans la page de garde des explications avec l'ensemble des conseils.
Cordialement,
La rédaction burdafashion.com France


Repères du patron.

Tout à fait d'accord avec vous, ils sont très importants  : ils doivent coïncider parfaitement lorsqu 'on assemble deux pièces.

 Si on doit coudre deux pièces longues ayant des lignes courbes différentes à assembler ( ce qui donnera le volume )  mais qui doivent avoir exactement la même longueur de couture lorsqu 'elles sont positionnées parfaitement il faut commencer à épingler les deux pièces sur les repères correspondants.

 Si on partait d'une extrémité, avec l'imprécision ( liée à chaque étape  ) pour la superposition parfaite des deux courbes lorsqu 'on arriverait au bout il manquerait  plusieurs millimètres à une pièce. Si on coud comme ça on va faire un gros pli, puis le reste sera décalé ( manches mal montées , ça se voit de loin  :blink: ).

Aussi on épingle tous les repères  face à face et ensuite on répartit le tissu selon la courbe entre les repères en suivant la ligne de couture pour placer les autres épingles, tout en évitant de faire un pli..

 En manipulant les pièces de tissu, au début les épingles des repères peuvent bouger et les deux tissus se décaler : je les épinglais  en croix, puis lorsque toutes les épingles intermédiaires sont posées on peut retirer  celles qui gênent au niveau des repères pour la couture.

Autre notion sur la couture :

La couture c'est 90 % de préparation et 10 % de temps de machine à coudre ( sauf à avoir quarante cinq ans de métier, comme la mamie de chez Dior ).

         

22 mai 2013 à 16:44:05
Réponse #9

gmaz87


bonjour,
Très judicieuses remarques Jacqueline, d'autant plus que pas mal des nos vêtements vont se porter avec des couches en dessous, plus ou moins selon les périodes, donc bien penser à calculer un peu de marge, et tant pis pour le côté fashion  ;#

Aujourd'hui j'ai entrepris de préparer les pièces de tissu pour l'assemblage ce qui nécessite un peu de travail à la machine.

Quand on coupe les pièces de tissus, on libère les fibres de la trame et donc on risque d'avoir à terme des fils qui vont se balader partout, ce n'est pas esthétique mais surtout pour nous qui côtoyons les ronces, les velcro et autres autres attrape tout, ça devient vite l'enfer.

Il y a deux méthodes qui peuvent d'ailleurs se combiner:
Le ciseau cranteur : il permet une découpe du tissu en zig zag (voir photo plus bas) , ça neutralise (un peu) le défilochage.
Le point zig zag: c'est un point dit de surjet (même si le vrai surjet est fait par une machine adaptée) et il a pour avantage de bloquer les fibres.

C'est un peu long à faire, ça semble une tache inutile mais pour avoir testé sans, c'est vraiment important.
Plus bas vous avez les photos, pour des raisons de visibilité je n'ai pas mis mon tissu de laine car mon surjet est fait avec le fil de couture qui ne se voit pas bien dessus, mais un beau rose layette du plus charmant effet. ;D

Ah oui, un dernier truc, je fait le surjet le plus au bord du tissu, ce qui veut dire un piquage avec le milieu du pied presseur en bord de tissu (cf photo), pas certain que ce soit la position orthodoxe, mais celle ci me va.

A demain
Gérard

Edit: en visualisant le post, je vois que j'avais volontairement laissé sur la dernière photo, les fils de départ pour vous rappeler que TOUS les fils de départ et d'arrêt doivent être noués (en les faisant passer du bon côté si besoin avec une aiguille) et ce pour renforcer la solidité des coutures, donc bien penser à laisser de la marge de fil pour éviter les crises de nerfs du fil trop court.
ça ne dispense pas bien évidemment des points avant/arrière en début et fin de couture, ces points sont eux aussi indispensables pour la solidité de la couture
« Modifié: 22 mai 2013 à 16:51:19 par gmaz87 »
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

22 mai 2013 à 18:43:48
Réponse #10

jacqueline


Les ciseaux crantés  ? bof !

 L 'autre méthode est mieux , mais consomme beaucoup de fil. Il faut faire ça sur chaque pièce avant de les assembler.

 Toutes les machines peuvent faire ce point, on peut régler la hauteur de triangles avec le réglage de déplacement latéral de l'aiguille et régler la base des triangles avec l'avance des griffes d'entrainement du tissu.

Comme on le voit sur la photo, c'est difficile d'avoir des triangles de même hauteur dans les courbes.

 Il ne faut pas aller trop vite, même si c'est tentant et  se faire un repère sur la machine pour le bord du tissu.

 L 'aiguille en position droite extrême, doit passer juste au ras du tissu.

 Avant d'attaquer , il faut faire un essai sur les chutes de tissu, puis ça participe à l'apprentissage de la machine..

  Si vous avez une machine plus sophistiquée avec une collection de points zig zag, certains vont mieux que ce point de base.

Dans le fichier ci dessous, tous les points en vert conviennent, mais pour les avoir essayés,  les points avec un repère rouge  tiennent davantage sur les tissus qui ont  tendance à s'effilocher facilement. Il y a des points en ligne à la base de chaque triangle, qui arriment un peu plus la base. Le fil sur les cotés du triangle passe dessous, puis dessus

 Là aussi il faut faire des essais avec son tissu  ( trop de tension ça replie le tissu , pas assez : le fil est trop lâche et ne sert à rien) puis martyriser  le bord du tissu pour voir  le type de point qui s'effiloche le moins  ( penser à la machine à laver qui se fera une joie  d'effilocher votre vêtement )

Lors du montage du vêtement on sera amené dans certains endroits  à biseauter  ou à faire des encoches dans le surplus de couture, une fois cousu. On va donc couper la continuité du fil de surjet : il suffira de faire quelques points  à la main puis un nœud , pour emprisonner l'extrémité libre  du fil.


 Pour éviter ce problème  : le boulot, le coût du fil, dans l'industrie pour le vêtement pas cher,  ils assemblent   avec des surjeteuse, mais ça ne fait pas tout.. 

 Voilà le type de couture que fait une surjeteuse,  tout se fait en un seul passage : ca coud, ça coupe, et ça surfile.  Les surplus de couture sont surfilés ensemble , au lieu d'être ouverts et aplatis de chaque coté de la couture. Les surplus de couture sont plus petits.

     

« Modifié: 22 mai 2013 à 19:49:36 par jacqueline »

28 mai 2013 à 05:26:35
Réponse #11

gmaz87


bonjour matinal,
Bon, j'avais un peu déserté ce fil mais j'ai néanmoins pas mal avancé dans mon ouvrage (avec les emmerdes classiques de fils qui s'embrouillent, de réglages de points un peu foirés et autres joyeusetés).

Je n'ai pas mon APN sous la main pour récupérer les photos, je vais donc les poster plus tard.

Après la préparation du tissu, et avec les points que j'arrive à faire avec ma machine à coudre je suis passé au stade suivant: l'assemblage à blanc.
J'assemble entre eux les morceaux de tissus destinés à être cousus, d'abord assez sommairement avec des épingles, puis ensuite je bâti avec le fil du même nom.
Le fil à bâtir est un fil assez cassant que va permettre l'assemblage des pièces le plus précisément possible et en respectant les marques d'assemblage (cf plus haut dans la discution) et ce afin de pouvoir les piquer à la machine pour l'assemblage final.

Au début c'est assez simple, deux morceaux de tissu ça va, mais en avançant dans le travail on arrive progressivement à avoir l'ensemble du travail qu'il faut parvenir à gérer pour les piqures finales et la c'est plus coton, voire assez chi*nt parfois car ça fait une grosse masse de tissu qui a tendance à aller là ou on ne veut pas.

Bref.....

Je ne suis plus très loin de la fin de mon patron initial et je vais aborder la phase plus délicate des modifications que je souhaite apporter.
Certaines ont été prises en compte en cours d’exécution, du style deux poches de poitrine non prévues initialement, ce qui m'a permis de découvrir les joie de la confection des boutonnières  :-\ , d'autres sont à venir et en particulier un genre de mantelet amovible avec capuche ou je n'ai pas de patron et qui va nécessiter sans doute une confection "à blanc" avec un tissu quelconque pour que je puisse ajuster sur le vêtement sans gâcher mon tissu.

Par ailleurs , j'essaye de faire "à l'économie", c'est à dire avec ce que je possède déjà, du style ma fermeture zip est un peu courte pour fermer complétement le vêtement, je vais essayer de tricher en mettant des pattes avec boutons en haut et en bas pour compenser, ça reste un vêtement de découverte de la couture et c'est plus amusant d'essayer de trouver des solutions plutôt que de suivre scrupuleusement le modèle, mais bon c'est perso ça, plus dans l'idée de " je me débrouille avec ce que j'ai sous la main" pour tenter de faire un truc portable. ;D

Voila ou j'en suis, je poste dans la journée des photos pour ceux que ça intéresse.
A+
Gérard
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(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

28 mai 2013 à 11:42:10
Réponse #12

gmaz87


re,
voici quelques photos des points évoqués ci dessus, plus une de l'ouvrage à ce stade d'avancement.
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

02 juin 2013 à 19:54:34
Réponse #13

gmaz87


Bonsoir,
Le bouzin est enfin terminé, ne me reste plus qu'à confectionner le mantelet amovible pour lequel je suis encore en train de réfléchir à la forme que je veux lui donner, ceci étant la veste est utilisable comme telle, et bien évidemment la chaleur arrive.. ;#, donc les test de terrain avec de la laine ça va attendre un peu.
Une conclusion sur le fait de confectionner soi même une pièce de vêtement: c'est assez long, plaisant à faire, parfois énervant quant par exemple les épaisseurs superposées de tissu passent à peine sous le pied presseur et en toute objectivité sans les conseils éclairés de ma femme, je me serai vraiment bien fait chi*r à certains moments   :'(.
Ce qui est réconfortant c'est de savoir que c'est faisable avec un peu de technique, de matos et de patience, ce n'est pas de la haute couture, mais ça doit faire le job sans soucis.
Et comme le disait Lambda, c'est réparable sur le terrain.
A+
Gérard
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(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

02 juin 2013 à 22:05:47
Réponse #14

inzemix


Yeah, ca a l'air de bien le faire !!
(par contre, si ça avait été moi, connaissant ma légendaire flemme, j'aurai plutôt fait une fermeture boutonnée, eu lieu de poser une fermeture éclair (dans mes souvenirs, je crois avoir entendu ma mère (couturière émérite) que c'était chiant a faire, et j'aurai surement mis un rabat assez large par dessus la zone de fermeture... j'aime les rabats... :D )

02 juin 2013 à 22:34:52
Réponse #15

gmaz87


Yeah, ca a l'air de bien le faire !!
(par contre, si ça avait été moi, connaissant ma légendaire flemme, j'aurai plutôt fait une fermeture boutonnée, eu lieu de poser une fermeture éclair (dans mes souvenirs, je crois avoir entendu ma mère (couturière émérite) que c'était chiant a faire, et j'aurai surement mis un rabat assez large par dessus la zone de fermeture... j'aime les rabats... :D )
oui, c'était une des solutions, mais en fait j'ai voulu tenter un peu toutes les techniques, enfin du moins certaines: les boutonnières en faisant deux (petites) poches sans grande utilité mais pour comprendre comment faire, la fermeture éclair pour voir comment ça se pose, me manque le rabat auquel javais pensé mais que j'ai abandonné en cours de route.
J'ai suivi au plus près le patron, aussi pour comprendre comment on faisait, seule modification les poches de poitrine.
J'ai en projet un autre truc, un gilet type multi poches, pour tester d'autres trucs.
A+
Gérard
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(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

02 juin 2013 à 22:37:59
Réponse #16

inzemix


C'est donc plutôt les couseux aventuriers anonymes :D
(je comprend l'envie d'essayer d'apprendre le maximum de choses/techniques la première fois, histoire d'être plus calé pour les projets suivants... l'idée est bonne ! )

03 juin 2013 à 13:34:09
Réponse #17

guillaume


Quand je vois le résultat, je ne sais pas si je vais poster mes essais un jour :-[.

Chapeau !

PAVC

03 juin 2013 à 15:12:27
Réponse #18

gmaz87


Quand je vois le résultat, je ne sais pas si je vais poster mes essais un jour :-[.
Chapeau !
PAVC
salut Guillaume  :),
Bien sur que oui, on se moque de savoir si c'est mieux ou moins bien sur le plan visuel, l’intérêt c'est de faire et de partager avec les autres.
De plus tu as toujours des idées intéressantes qui découlent de tes observation terrain et de ta recherche pour améliorer.
Poste vite, je suis impatient de découvrir les travaux de ta semaine couture  ::)
amicalement
Gérard
Quand le débutant est conscient de ses besoins, il finit par être plus intelligent que le sage distrait.»
(Lao Tseu)

L'ennui naquit un jour de l'uniformité

03 juin 2013 à 22:18:02
Réponse #19

guillaume


salut Guillaume  :),
Bien sur que oui, on se moque de savoir si c'est mieux ou moins bien sur le plan visuel, l’intérêt c'est de faire et de partager avec les autres.
De plus tu as toujours des idées intéressantes qui découlent de tes observation terrain et de ta recherche pour améliorer.
Poste vite, je suis impatient de découvrir les travaux de ta semaine couture  ::)
amicalement
Gérard

Merci ! C'est prévu la semaine prochaine, lorsque j'aurais quelqu'un pour faire les photos ;).

PAVC

19 août 2013 à 17:04:39
Réponse #20

jacqueline


Félicitations Gérard ta première veste est réussie.  :doubleup:

Dans l'esprit de se préparer à un gros  bazar, ça vaut le coup de récupérer des fringues pour les fermetures éclair, les boutons ( c'est pas donné ) et  pour certaines, le tissu.

 Tu as raison les poches  ont deux vocations : c'est pratique et ça sert aussi pour donner du style au vêtement.

Mais c'est long à faire. Maintenant dans les vêtements femme pas chers, on en trouve de moins en moins ou alors des fausses : 3 € d'économisés  avec un marché mondial à 10 000 exemplaires/an , ça fait déjà 30 000 € dans la poche du patron. 

 Juste une remarque : mais alors c'est vraiment pour pinailler, il est possible d'éviter la sur-épaisseur  des angles de tes bas de poche. On peut les casser aussi : arrondi ou 45 °. Pour faciliter les choses, après avoir donné le forme voulue aux angles,  il faut coudre la poche seule avec son bord replié, tenu par des épingles. Puis couper le surplus de tissu du au "virage ", juste en deçà de la limite  de couture. Et enfin coudre la poche sur le vêtement. On peut faire la première couture avec du fil invisible.

 La difficulté est de faire deux poches absolument identiques.

 Les poches à fermeture éclair, c'est pas mal aussi et assez simple à faire.  Ca suffit pour casser la monotonie de la "façade" sans poches.

 Il faut commencer par faire une fente comme ça :



adaptée à la taille de la fermeture, et retourner les bords à l'intérieur :




 Si tu te lances dans un gilet multipoches, pas beaucoup de patrons, mais c'est un exercice intéressant avec quelques avantages. Et le coté pratique l'emporte. 

Je dirais le haut en fermetures éclair et le bas en poches à soufflets.  Pas sure que tu trouves un patron , mais c 'est pas vraiment utile, tu peux t'inspirer de un ou deux modèles du commerce, regarder comment c'est monté dedans et adapter à tes besoins.

Les poches de la confection se percent assez vite, l'avantage de les faire est que tu peux utiliser du tissu plus solide et  renforcer les coutures ( voire les éviter ). Au final , c'est plus simple que de  réparer des poches percées, ça tient pas !.

 En principe il y a comme un sac intérieur par poche. Pour un gilet multipoches je ne ferais pas un sac individuel, mais je ferais une seule poche continue sur tout le devant, tissu replié avec le pli au fond ( qui serait sans couture, à renforcer éventuellement avec un ruban en biais ( replié )); puis je coudrais  les séparations de chaque coté des ouvertures de poche, pour faire des poches individuelles.

Les poches à soufflet  façon treillis avec un rabat pour fermer avec une ou deux pressions et un pli en double Z au milieu pour donner de la place. Il faut faire un gabarit en carton aux dimensions de la poche, puis l'imaginer et l'assembler à part, et enfin la coudre sur le vêtement par l'extérieur sur l'autre bord du soufflet replié ( pas possible de retourner le vêtement dans la poche, sinon tout le reste est cousu à l'envers  )

 @ plus de te lire et dans l'attente des travaux de Guillaume.   


 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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