Oui j'ai dis conduction tout mon message puis j'ai fourché à la fin et dit convection à la place.
Moi de même
C'est pour ça que je dis qu'il faut commencer par un refroidissement énergique pour faire baisser rapidement la température des tissus affectés, et qu'il est possible qu'ensuite une température plus proche de celle du sang (eau tiède à 30-35°) puisse suffire, et éviter une vasoconstriction qui serait contre-productive.
Non ça ce n' est pas prouvé. La vasoconstriction n'est contre-productive que lorsqu'elle provoque une ischémie ou une hypoperfusion chronique, ça ne se passe pas dans les 15 minutes où l'eau froide passe sur la blessure. Un tissu ischémié ne l'est qu'après une souffrance de 3 à 4h, ce n'est pas en une poignée de minute qu'on condamne un terrain vasculaire. En aigu, seul le refroidissement est aujourd'hui considéré, et encore une fois ce n'est pas un lobe d'oreille ( dont la vascularisation
chaude ne coule par ailleurs pas directement sur la brûlure mais est isolé par la
peau du lobe d'oreille, je te rappelle que la couche cornée de la peau saine est un isolant thermique ) qui va mieux refroidir une brûlure qu'une eau froide coulant directement au contact de la peau par ruissellement...
Le jour où la société française du traitement des brûlures recommandera de poser sa peau brûlée sur un pot d'échappement de moto n'est pas arrivé.
Tu es en train de dire qu'une conduction thermique dans le but de refroidir une surface, marche mieux entre chaud et chaud ( avec en plus un isolant entre les deux ), qu'entre chaud et froid par contact direct... on marche un peu sur la tête non ?
Mais là tu te trompes : la conduction de l'air est très faible
Je n'ai jamais prétendu que c'est l'air ambiant qui refroidissait la brûlure ( pas moins qu'un lobe d'oreille en tout cas ), c'est l'eau froide qui le fait. Cela dit détrompe-toi, l'air peut être un bon conducteur thermique, puisque lorsqu'on reçoit une victime en état d'hypothermie avancé on la place sous des couvertures spéciales diffusant un flux d'air chaud continu, c'est un excellent exemple de réchauffement global par conduction thermique aérienne, complété par des perfusions de solutés intra-veineux dont les poches ont été chauffées au micro-onde. A ce moment l'air est utilisé en flux continu et non pas en immobilisme ( tout comme le ruissellement continu d 'eau froide ), et il est toujours inférieur à une conduction par liquide.
Plus le gradient de température entre les deux surface est important, plus la conduction est importante, donc plus le contact est froid, plus ça refroidira ( sinon as-tu des sources expliquant en quoi la déperdition serait plus importante pour un gradient plus faible, sachant que les milieux physiques sont les mêmes ? ).
Ca joue peut-être un rôle accessoire, mais je maintiens que le refroidissement par conduction est prépondérant.
Ah mais le Gate Control nerveux est tout sauf un placebo... le message nerveux est réellement inhibé de manière très conséquentes et ça a été identifié scientifiquement au niveau des influx éléctriques. Mais les lésions des brûlures ne changent pas, c'est juste la douleur qui diminue.
Bref, l'idée de l'auteur sur la micro-vascularisation peut-être atteinte par la témpérature ça se discute et ça se fouille, mais le refroidissement par conduction thermique entre chaud et très chaud j'ai du mal à suivre.