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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Poèmes Lâchez vous !  (Lu 10262 fois)

10 novembre 2009 à 11:11:13
Réponse #25

ERECTUS


Une dernière et j'arrête, je pourrais les mettre toutes...

 Jacques Brel - Les vieux

Les vieux ne parlent plus ou alors seulement parfois du bout des yeux
Même riches ils sont pauvres, ils n'ont plus d'illusions et n'ont qu'un cœur pour deux
Chez eux ça sent le thym, le propre, la lavande et le verbe d'antan
Que l'on vive à Paris on vit tous en province quand on vit trop longtemps
Est-ce d'avoir trop ri que leur voix se lézarde quand ils parlent d'hier
Et d'avoir trop pleuré que des larmes encore leur perlent aux paupières ?
Et s'ils tremblent un peu est-ce de voir vieillir la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui dit : je vous attends ?

Les vieux ne rêvent plus, leurs livres s'ensommeillent, leurs pianos sont fermés
Le petit chat est mort, le muscat du dimanche ne les fait plus chanter
Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est trop petit
Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit
Et s'ils sortent encore bras dessus, bras dessous, tout habillés de raide
C'est pour suivre au soleil l'enterrement d'un plus vieux, l'enterrement d'une plus laide
Et le temps d'un sanglot, oublier toute une heure la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, et puis qui les attend

Les vieux ne meurent pas, ils s'endorment un jour et dorment trop longtemps
Ils se tiennent la main, ils ont peur de se perdre et se perdent pourtant
Et l'autre reste là, le meilleur ou le pire, le doux ou le sévère
Cela n'importe pas, celui des deux qui reste se retrouve en enfer
Vous le verrez peut-être, vous la verrez parfois en pluie et en chagrin
Traverser le présent en s'excusant déjà de n'être pas plus loin
Et fuir devant vous une dernière fois la pendule d'argent
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non, qui leur dit : je t'attends
Qui ronronne au salon, qui dit oui qui dit non et puis qui nous attend.



oh put***...  :'(
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

10 novembre 2009 à 18:43:51
Réponse #26

Urdjaby


Un sourire


Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres.

Le Chant du juste milieu

                 J’ai déjà vu la grande moitié de cette vie mouvante et j’ai déjà trouvé un mot                     magique : « moitié ».

   Il est d’une telle richesse et d’une si grande portée qu’il nous fait goûter plus de bonheur que nous ne pouvons en apprécier et posséder ici-bas.
 
   Le meilleur état de l’homme est à mi-chemin de la vie quand un pas ralenti lui permet de goûter le repos.
 
   L’homme est entre ciel et terre,doit habiter à mi-chemin entre rivières et montagnes, être à demi savant, à demi châtelain, vivre à moitié comme un noble et à moitié comme le peuple dans une demi célébrité et une demi obscurité, être paresseusement actif  et activement paresseux.
 
   Avoir une maison  moitié luxueuse, moitié dépouillée, des vêtements ni trop neufs ni trop usés, se contenter d’une nourriture simple mais cuisinée avec goût, avoir des amis ni trop intelligents ni trop bêtes, une femme ni trop simple, ni trop habile et je me sens au fond comme la moitié d’un Bouddha et presque la moitié  d’un bienheureux taoïste.

   Une moitié de moi-même se tourne vers le ciel, l’autre vers mes enfants, pensant à moitié comment assurer l’avenir des miens et à moitié comment me présenter devant la mort quand le corps sera laissé en repos.

   Il est plus sagement ivre, celui qui a bu un peu trop, et les fleurs à moitié en boutons sont les plus belles, les bateaux à demi voilés naviguent le mieux et les chevaux aux rênes point trop tendues trottent le mieux.
 
   Qui possède trop est inquiet, qui possède moitié trop peu désire posséder plus. Puisque la vie est à la fois amère et douce, celui qui n’en goûte que la moitié est un sage



Li Mi Han
Jamais la nature ne tient un language, et la sagesse un autre

12 novembre 2009 à 11:58:40
Réponse #27

Salix


Quelques poemes de je, sur fond de photo de je :)







si vous en voulez plus :
http://www.radioactive-lizard.com/PHOTOS_ddseda.htm


20 novembre 2009 à 22:25:25
Réponse #28

cromagnon


Dans la paix ,rien de tel pour devenir homme,
Que réserve tranquille et humilité.
Mais si tu entends le souffle de la guerre,
Alors , imite le tigre ,
Durcis tes muscles , excite ton sang ,
Cache ta loyauté sous une rage froide ,
Donne enfin à ton regard un éclat terrifiant .
 :lol:
l'homme d'action est celui pour qui rien n'est écrit ( LAWRENCE D'ARABIE )

25 décembre 2009 à 00:50:46
Réponse #29

corbak



"On peut aussi bâtir quelque chose de beau avec les pierres qui entravent le chemins" 

Goethe.

Croaaaaaaaa


25 décembre 2009 à 12:33:34
Réponse #30

vagabond


Voyageant avec une âme pleine d’espoir

Avec pour seul bagage son sacs de toile

Grelotant dans le froid matin

Arrivant de nul part pour y retourner

Bonheur d’un ailleurs qu’il ne connaîtra jamais

Ouvrageant ses haillons et guenilles

Nullement pour paraître mais juste pour rester

Dans le crépuscule de l’esclavage


Vagabond - 2009
« Modifié: 29 décembre 2009 à 18:25:16 par vagabond »

25 décembre 2009 à 16:52:12
Réponse #31

modl


Celui-ci me rappele la lecture du livre "Par le sang versé".

Le monde entier disait : la France est en danger ;
Les barbares demain, camperont dans ses plaines.
Alors, cet homme que nous nommions « l'étranger »
Issu des monts latins ou des rives hellènes

Ou des bords d'outre-mer, s'étant pris à songer
Au sort qui menaçait les libertés humaines,
Vint à nous, et, s'offrant d'un cœur libre et léger,
Dans nos rangs s'élança sur les hordes germaines.

Quatre ans, il a peiné, saigné, souffert.
Et puis un soir, il est tombé dans cet enfer...
Qui sait si l'inconnu qui dort sous l'arche immense,
Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N'est pas cet étranger devenu fils de France
Non par le sang reçu mais par le sang versé ?

Pascal Bonetti, 1920
Heureux les fêlés, ils laissent passer la lumière...

01 novembre 2012 à 14:09:31
Réponse #32

Pouçot


put**n, y'a même un fil de poésie...  :love:
Tant mieux, ça me fatiguait de troller hanter le juke-box et les citations...  :glare:



chanson de ma machine à écrire:

le meilleur moyen de penser est de ne pas penser du tout
mon banjo crie dans les fourrés
comme un lapin pris au piège (est ce que les lapins
crient ? peu importe : ceci est un
rêve d'alcoolique);
des mitraillettes, dis-je,
les enfants de choeur,
les infirmières trempées,
les gros vendeurs de journaux,
représentants aux lèvres de caoutchouc
de notre précieuse vie ;
mon banjo crie
chante
chante dans le rêve assombri,
verdis, verdis,
prends courage:
enfin, la mort
n'est pas une migraine.

Les jours s'en vont comme des chevaux sauvages dans les collines.
Charles Bukowski.

01 novembre 2012 à 14:19:21
Réponse #33

** Serge **


Je suis Pouçot dans sa (re)découverte pour établir les choses plus distinctement : les chansons, c'est pour le Juke-Box, les poèmes, ici, et les citations pour la rubrique adéquate. Avec une nouvelle donnée pour cette dernière : les citations devront se rattacher ( directement et/ou indirectement ) au thème de la Vie Sauvage et des survies ( pratiques, physiques, économiques, philosophiques, psychologiques, etc ... ) pour éviter les simples copier/coller en provenance d'innombrables sites consacrés à celles-ci.

Merci à vous  :)
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

02 novembre 2012 à 15:05:41
Réponse #34

Pouçot


« Frères humains qui après nous vivez
N'ayez les coeurs contre nous endurciz,
Car, ce pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tost de vous merciz.
Vous nous voyez ci, attachés cinq, six
Quant de la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéca devorée et pourrie,
Et nous les os, devenons cendre et pouldre.
De nostre mal personne ne s'en rie:
Mais priez Dieu que tous nous veuille absouldre!

Se frères vous clamons, pas n'en devez
Avoir desdain, quoy que fusmes occiz
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n'ont pas le sens rassiz;
Excusez nous, puis que sommes transsis,
Envers le filz de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,
Nous préservant de l'infernale fouldre
Nous sommes mors, ame ne nous harie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

La pluye nous a débuez et lavez,
Et le soleil desséchez et noirciz:
Pies, corbeaulx nous ont les yeulx cavez
Et arraché la barbe et les sourciz.
Jamais nul temps nous ne sommes assis;
Puis ca, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charie,
Plus becquetez d'oiseaulx que dez à couldre.
Ne soyez donc de nostre confrarie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!

Prince Jhésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie:
A luy n'avons que faire ne que souldre.
Hommes, icy n'a point de mocquerie;
Mais priez Dieu que tous nous vueille absouldre!
»

François Villon




« Départ

Assez vu. La vision s'est rencontrée à tous les airs.
Assez eu. Rumeurs des villes, le soir, et au soleil, et toujours.
Assez connu. Les arrêts de la vie.  — Ô Rumeurs et Visions!
Départ dans l'affection et le bruit neufs!
»

Départ (Illuminations, 1873-1875)
Arthur Rimbaud

07 novembre 2012 à 19:51:54
Réponse #35

** Serge **


Dinah in Heaven

She did not know that she was dead
But, when the pang was o'er,
Sat down to wait her Master's tread
Upon the Golden Floor,

With ears full-cock and anxious eyes,
Impatiently resigned;
But ignorant that Paradise
Did not admit her kind.

There was one step along the Stair
That led to Heaven's Gate;
And, till she heard it, her affair
Was -- she explained -- to wait.

And she explained with flattened ear,
Bared lip and milky tooth--
Storming against Ithuriel's Spear
That only proved her truth!

Sudden -- far down the Bridge of Ghosts
That anxious spirits clomb--
She caught that step in all the hosts,
And knew that he had come.

She left them wondering what to do,
But not a doubt had she.
Swifter than her own squeal
she flew Across the Glassy Sea;

Flushing the Cherubs everywhere,
And skidding as she ran,
She refuged under Peter's Chair
And waited for her man.

There spoke a Spirit out of the press,
'Said: -- "Have you any here
That saved a fool from drunkenness,
And a coward from his fear?

"That turned a soul from dark to day
When other help was vain;
That snatched it from wan hope
and made A cur a man again?"

"Enter and look," said Peter then,
And set the Gate ajar.
"If I know aught of women and men
I trow she is not far."

"Neither by virtue, speech nor art
Nor hope of grace to win;
But godless innocence of heart
That never heard of sin:

"Neither by beauty nor belief
Nor white example shown.
Something a wanton -- more a thief --
But -- most of all -- mine own."

"Enter and look," said Peter then,
"And send you well to speed;
But, for all that I know of women and men
Your riddle is hard to read."

Then flew Dinah from under the Chair,
Into his arms she flew --
And licked his face from chin to hair
And Peter passed them through!

Rudyard Kipling
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

07 novembre 2012 à 20:01:54
Réponse #36

Kilbith


 

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle.

Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de mon nom ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre et fantôme sans os :
Par les ombres myrteux je prendrai mon repos :
Vous serez au foyer une vieille accroupie,

Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.

Ronsard — Sonnets pour Hélène, 1587

   


Traductions et adaptations anglaises :

“When you are very old...”

When you are very old, at evening, by the fire,
spinning wool by candlelight and winding it in skeins,
you will say in wonderment as you recite my lines:
“Ronsard admired me in the days when I was fair.”

Then not one of your servants dozing gently there
hearing my name’s cadence break through your low repines
but will start into wakefulness out of her dreams
and bless your name — immortalised by my desire.

I’ll be underneath the ground, and a boneless shade
taking my long rest in the scented myrtle-glade,
and you’ll be an old woman, nodding towards life’s close,

regretting my love, and regretting your disdain.
Heed me, and live for now: this time won’t come again.
Come, pluck now — today — life’s so quickly-fading rose.

(originally published in Tide and Undertow by Anthony Weir, Belfast 1975)


When You are Old

When you are old and grey and full of sleep,
And, nodding by the fire, take down this book,
And slowly read, and dream of the soft look
Your eyes had once, and of their shadows deep.

How many loved your moments of glad grace
And loved your beauty with love false or true,
But one man loved the pilgrim soul in you,
And loved the sorrows of your changing face.

And bending down beside the glowing bars,
Murmur, a little sadly, how Love fled
And paced upon the mountain overhead
And his his face amid a crowd of stars.

— A free paraphrase by W.B. Yeats
in his 1893 collection The Rose.
   

Candlelight Blues

When yore gitten old at candlelight
Sittin’ at the fire gonna spin all night,
You’ll say sorta marvelin’ as y’sing my song,
“Good old Ronsard sang when Ah was young.”

Then y’won’t have a maid what hears that soun’,
Jist about t’fall asleep an’ all tired down,
Who ain’t gonna wake when she hears ma name
An’ start praisin’ yore name of immortal fame.

Ah’ll be six foot under, no skeleton,
‘Neath the myrtle groves is where my soul will run;

You’ll be dreamin’ at the hearth in a messy ole way,
Sorry you was proud, now Ah’ve gone away.

Better saddle up yore horse, don’t wait all night,
Pick yore roses today, then you’ll be all right.

— G. R. Tejada-Flores, 1961
« Modifié: 07 novembre 2012 à 20:27:39 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

07 novembre 2012 à 20:07:38
Réponse #37

Pouçot


Sous les étoiles, je dévore un croissant,
Affamé d'avoir trop porté ma croix.
En lotus, bien assis sur mon séant,
Me lamentant, le mur n'écoute pas.

Jesus n'aura omis que Mahomet,
j'ai vu, qu'une fois de plus; l'homme met,
Plus de foi et d'aura dans le Bouddha,
Que dans les vies, qu'alors il ne vit pas.



Pourtant, je sais fort bien que l’excès me tuera.
On me promit un thé pour me faire approcher,
Puis comme Prométhée, et son maudit rocher,
Mon foie sera, vert; dévoré, et caetera...

Les trompettes de l'hallali sonnent si fort.
Tout ce qui fut, soufflé; résonne de tristesse,
Du tréfonds de mon lit, je laisse trophées et liesse,
J'en ai vraiment trop fait et j'ai brisé mon cor.


Tout est signe, bien assurément, pour qui sait voir,
Tout est vigne, bah ! sûrement, pour qui sait boire,
Que Diable, Dieu puisse t'il pardonner ma rancune.
Des révoltés, partout ! Révolution ? La Lune !
Autant le râle fait peur, que la fée verte est pale.
Et j'ai le teint mat, le matin ; sur le Népal.



est ce ainsi que
ça marche ?
les cygnes noyés ?
les ombres de l'amour ?
l'incartade -idéale- d'une conduite obséquieuse ?

préparer des clous dans le café ou des
morceaux ronds de sucre
roux. L'amertume ...

Ils ont tous
pâles,
des têtes mal lunées -sauvages et si vagues,
et leurs langues rouges et suaves
bavent blanc sur l'âme des autres.

Les notes continuent,
mais je suis
fatigué,
et les poissons sont
aussi morts que les guerres intestines;
victimes éreintées
mutilées deux fois
dans
le coeur.

Trêve.

Je diffame mes rêves et
crève d'
une femme.

Au coin de la rue,
un type -un jeune- quelconque de la Croix
Rouge
m'a demandé du sang.
Ne te gêne pas. Ami, fais donc.
Tu en sais
plus que moi. Fais donc si ça t'a plu...

en attendant Noël,
ou la fête
d'un travail, ou d'un macchabée
la guitare jase et me prévient
que ça ne finira pas
ainsi.

Si tu pars maintenant
tout
te suivra.
Paumes ouvertes.
bleues.

j'ai voulu transformer la vie. en jouant
a saute-mouton
avec des loups
et vivre l'oscillation,
en sautant des louves
avec une humeur de mouton.
j'ai regardé l'amour
mais l'amour ne me regardera plus.

D'accord ?
...
Demain, sans faute.



le vin est noir; l'espoir vain, placé
en de sombres chimères,
ce qu'on pense
être
un château au soleil est sous les cendres froides de décembre,
une chaumière.
et pour le voir, un seul oeil. peu importe, l'essence s’échappe.
peu
ou
prou,
le fou allié -non; ne l'est pas.
les sens sont chape, de plomb, sur une réalité,
qui n'est plus que râle moral d'un mourant alité.
je broie, sage; du noir, du brou
de noix
sur le visage.
Volition volontaire. Vol terre à terre et fallacieux.



premier mot, premier hic; d'abord "non",

mal réveillé d'une méchante nuit bordélique,
de sorte que
je me verse un café
ni trop froid
        ni trop
    chaud.
tiède.
J'ai bien pensé
à le vomir
mais non. D'abord.
je suis aussi malade
que le temps
et je m'acclimate
mal
a la lecture de ces
journaux aussi insignifiants.
le cabot -c'est un vieux,
voudrait me sortir;
mais ca me fait suer
d'avance.

je reçois une bafouille
d'une de
ces vilaines mignonnes
que je suis encore
trop sot
pour
   fuir. J'en chiale d'aigreur. Puis
m'amuse.

tout vient du verbe
et tout fout le camp avec ton nom.
sale jour. je t'ai aimée en clair-obscur.



Je fais le serment solennel de ne pas troller ce fil.  :closedeyes:
 ;D

07 novembre 2012 à 20:21:35
Réponse #38

Kilbith


L’Iliade

Μῆνιν ἄειδε, θεὰ, Πηληιάδεω Ἀχιλῆος
οὐλομένην, ἣ μυρί’ Ἀχαιοῖς ἄλγε’ ἔθηκε,
πολλὰς δ’ ἰφθίμους ψυχὰς Ἄϊδι προῒαψεν
ἡρώων, αὐτοὺς δὲ ἑλώρια τεῦχε κύνεσσιν
οἰωνοῖσί τε πᾶσι· Διὸς δ’ ἐτελείετο βουλή



« Chante, ô déesse, le courroux du Péléide Achille,
Courroux fatal qui causa mille maux aux Achéens
Et fit descendre chez Hadès tant d'âmes valeureuses
De héros, dont les corps servirent de pâture aux chiens
Et aux oiseaux sans nombre : ainsi Zeus l’avait-il voulu. »

Ou bien :
« Déesse chante-nous la colère d'Achille, de ce fils de Pélée,
colère détestable qui valut aux Argiens d'innombrables malheurs,
et jeta dans l'Hadès tant d'âmes de héros,
livrant leurs corps en proie aux oiseaux comme aux chiens :
ainsi s'accomplissait la volonté de Zeus. »
« Modifié: 07 novembre 2012 à 20:26:53 par Kilbith »
"Vim vi repellere omnia jura legesque permittunt"

25 novembre 2012 à 16:04:03
Réponse #39

camoléon


Je ne vis pas en moi-même, mais je deviens
Partie de ce que qui m'entoure.
Pour moi, les hautes montagnes sont harmonie,
Les rumeurs de la ville, une torture.
Je ne vois rien de désagréable dans la nature
Sinon d'être en dépit de soi,
Un maillon vivant de la chaîne des créatures,
Tandis que l'âme, elle, peut s'évader,
Faire partie du ciel, des cimes, de la plaine,
De l'océan, des étoiles,-et s'y épanouir.


Lord Byron

"Pour vivre heureux (et vieux), marchons invisible et silencieux"

"Le courage est le juste milieu entre la peur et l'audace"

"Je marche au pas de Loup"

25 novembre 2012 à 16:15:17
Réponse #40

Richleau


On apprend l'eau – par la soif
La terre – par les mers qu'on passe
L'exaltation – par l'angoisse –
La paix – en comptant ses batailles –
L'amour – par une image qu'on garde
Et les oiseaux – par la neige


Water is taught by thirst
Land – by the ocean passed
Transport – by throe –
Peace – by it's battle told –
Love, by Memorial Mold
Birds, by the snow


Emily Dickinson

25 novembre 2012 à 18:39:38
Réponse #41

amba83


Quelques haïkus maison...

hêtres d’éboulis
laqués d’or et de pourpre
les mouflons tapis

dans les buis d’hiver
crotte gelée de sanglier
mon arc à la main

aux grives soûles
l’offrande du vieux tilleul
gui translucide

Un elk appelle,                  
la brume s’effiloche                  
je tends l’oreille.
                  
le vibrant appel
de l’écorce de bouleau
n’a aucun écho.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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