put**n, ce fil était si bien parti et si poétique et voilà qu'on se croit maintenant au Crédit Lyonnais

Moi, j'aimais bien mieux l'histoire du cochon poilu

Et, sachez, braves gens, que loin de rester seul a perdre son patrimoine génétique, notre cochon des bois fini par découvrir une
hure âme-soeur.
Un beau matin d'automne, flânant à l'orée de la forêt et admirant jouer les chevreuils, il vit passer un groupe de randonneurs.
Ho, ceux-ci avaient tout l'air de sortir tout droit d'un car aseptisé et climatisé et ne présageaient rien de bien marrant à notre cochon, tout au plus allait-il trouver pendant quelques semaines le long des sentiers des papiers de snickers et des vieilles canettes. Pour les premiers il les brûlerait l'hiver comme allume-feu et les secondes termineraient en pièges à mulot, lanternes à bougie ou sifflets en fer blanc pour amuser les gamins du village.
Le soir venu, il fût surpris de n'avoir pas entendu repasser le groupe
d'emmerdeurs de promeneurs, il se faisait tard, les étoiles scintillaient, la nuit allait être froide ... et ces couillons qui étaient parti en short et en chemise allaient se les cailler sec s'ils avaient eu la mauvaise idée de se perdre.
Il enfila sa vieille veste rapiécée, pris son sac à malice contenant ses quelques rares mais utiles pocessions, mis un peu de terre sur son feu pour garder des braises pour son retour et parti dans le noir, se fiant à ses 5 sens pour retrouver le troupeau égaré.
Il ne lui fallu pas longtemps pour les retrouver, ceux-ci avaient, comme des couillons, suivi une sente plutôt qu'un sentier et en se dirigeant toujours vers le bas étaient tombés sur un vallon en cul de sac au pied de la falaise.
Il arriva et remarqua déjà les premiers signes d'hypothermie chez la plupart d'entre eux et quelques signes de panique les faisant ressembler plus à des singes qu'à de fiers randonneurs avec leurs sacs rutilants. Il remarqua néanmoins que parmi le groupe il y avait là une petite laie, elle était bien mignonne, mais surtout celle-ci était sur le point d'allumer du feu, elle rassurait les enfants et avait déjà menacé un gros lourd de lui démonter la tête s'il continuait à gueuler qu'ils allaient tous mourir.
Il rassura le groupe, avec l'aide de la petite cochonne il prépara une soupe d'ortie et de trèfle, fît quelques appentis en sapin et passa la nuit avec eux en leur expliquant les étoiles, le cris des animaux nocturnes et l'odeur de la forêt au petit matin à l'heure où les écureuils cherchent leurs cachettes à noisettes.
Se fût bien entendu le coup de foudre et la petite laie, bien mignonne, ne redescendit jamais avec le reste du groupe.
Ha, les jours passèrent et les saisons les suivirent avec les jours difficiles quand, en hiver, même les sources étaient gelées mais aussi les belles saisons où il fait bon vivre et cueillir les baies sauvages. Et après à peine deux étés, juste après leurs promesses de cochonnailles, nos petits cochons poilus eurent le bonheur d'avoir leur première portée. Leur progéniture était à la fois belle mais vigoureuse et contrairement à leurs parents étaient déjà très tôt de vrais marcassins, on voyaient déjà leurs défenses pousser à peine savaient-ils trouver des truffes.
Notre couples de cochons passa ainsi bien des hivers et biens des étés, sa progéniture se dispersa afin de prendre l'air et de ne pas épuiser les ressources de l'endroit.
Petit à petit dans les bois de tout le pays et des pays environnants, des cochons poilus vivaient maintenant paisibles mais pas couillons pour autant et les loups savaient très bien à quoi s'en tenir. Ces prédateurs avaient peu à peu compris qu'il valait mieux enc**er le premier cochon rose et c*n venu plutôt que de chercher des noises au clan des velus.
Allez, @ suivre,
Fred
PS : pour les accros des taux d'intérêts et plan d'amortissement, pourquoi ne pas aller jeter un oeil ici : http://www.cbanque.com/ et foutre la paix au petit cochon qui n'a même pas une carte bleue ... 