@ Camaro :
J'en pense qu'on assiste plus souvent qu'on ne pourrait le croire à des choses qui défient la plausibilité. Je ne nourris donc pas spécialement de doutes sur l'anecdote. (et quand bien même, alors on pourrait rappeler avec profit la parabole du doigt et de la Lune).
Concernant le peu vraisemblable a priori : je ne vais pas me lancer dans la liste des choses invraisemblables que j'ai vues à mon modeste niveau. Burlesques ou dramatiques.
Pour reprendre un autre fil dans cette section : quelle était la probabilité pour qu'un c*nnard s'en prenne à Gros Calou, qui s'entraîne à la SD et qui avait ce jour-là un schlass habituellement remisé ?
Conserver le sens du plausible est intéressant. S'y enfermer est courir le risque d'être dépassé.
L'anecdote nous rappelle entre autres :
- la profonde instabilité psychologique de certaines personnes,
- l'inadaptation assez sévère de bien des entraînements, durant lesquels on n'a pas le truc à 200 euros qu'on vient d'acheter, on a bien dégagé le fauteuil encombrant dans la chambre du partenaire d'entraînement pour qu'il puisse nous montrer une zolie technique sans buter dedants, etc.
- l'intérêt d'avoir solidement ancrée une hiérarchie des valeurs, et c'est moins facile que je ne l'aurais cru ... : être vraiment prêt à laisser partir tel ou tel objet plutôt que de se retrouver avec une jolie boutonnière.
- l'intérêt à éviter de se promener avec des encombrants, des poches inutilement pleines, mal fermées
- etc.
S'il faut témoigner personnellement, il m'est arrivé plusieurs fois de me retrouver confronté à des saloperies avec des affaires importantes sur moi : dossier de tribunal, somme d'argent non apparente et d'un montant bien plus élevé que les 364 autres jours de l'année et que les 9 autres années de la décennie, objet fragile, plusieurs sacs. Le genre de circonstance où la rixe est encore plus que d'habitude l'option la moins adaptée. Pile au mauvais moment. Pile au mauvais endroit : celui qui n'est pourtant pas habituellement le mauvais endroit mais qui l'est devenu soudain du fait de la présence sur le coup de quelque c*nnard.
Il m'est arrivé trois fois d'être menacé de coups de bouteille / tesson et j'ai pris un grand coup de bouteille derrière le crâne par un individu pas net qui était encore très gentil 1/1000ème de seconde auparavant.
Il m'est arrivé de réagir avec un niveau technique et une agressivité qui ne me sont pas familières. Autant dans un sens que dans l'autre, hélas.
J'ai connu plusieurs circonstances où l'agresseur / l'escroc / la saloperie se déguisait en victime, jusque devant un tribunal.
Un copain a failli se faire tuer par une personne inconnue qu'il venait pourtant de secourir.
Etc ...
On dirait que la réalité a tendance à devenir la "foire du slip".
Des piqûres de rappel, c'est par définition répétitif, mais ça entretient l'immunité.
Alors, même pour la personne qui douterait de la véracité factuelle de l'anecdote citée au début de ce fil, elle peut avoir l'intérêt de sa pertinence didactique.