Bonjour,
Oui, c'est comme cela que nous l'entendons ... mais en matière légale, et spécialement en droit pénal, c'est une autre paire de manches ...
Un juge cherchera des références les plus solides possibles.
- une définition légale
- un dictionnaire ...
Or, bivouaquer, à priori, c'est camper ... (campement léger minimum pour une nuit, d'accord, mais ... "campement" au sens initial - militaire - du terme).
Alors, si une règlementation s'applique au "camping" sans plus de précision, il faut la prendre théoriquement au sens large, à moins qu'il n'existe quelque part une définition officielle du bivouac.
Bien sûr, il y aurait toujours matière à plaidoirie ... une nuit à la belle étoile, ce n'est pas un campement, c'est une halte ...
Alors, dans un sursac?
Juste sous une bâche non fermée?
Limite entre un sursac (bivy) et une tente genre Laser competition, dans laquelle on ne peut guère s'assoir?
Bien sûr, on pourrait même invoquer le fait que le législateur ne "pensait" qu'au camping "lourd" de tourisme au moment de rédiger son texte, et que le contexte du bivouac tel que nous l'entendons est bien différent ...
Le juge a aussi son pouvoir d'appréciation ...
Ce serait mieux s'il y avait une vraie définition allant dans notre sens et distinguant nettement le bivouac des autres formes de camping. Il faudrait aussi que le terme "camping" exclue alors la notion de bivouac.
Pas évident, d'ailleurs de fixer une limite ...