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Auteur Sujet: Colique néphrétique (calcul rénal)  (Lu 51987 fois)

14 février 2012 à 20:58:30
Réponse #25

Dante


Ca fait longtemps que les anti-inflammatoires sont tombés dans le domaine "publique" ... plus besoin d'ordonnance pour en obtenir et ce n'est pas par hasard.

Leur toxicité aigue est exceptionnelle et en chronique, elle concerne plus les gens âges et/ou avec comorbidités associées que le randonneur autonome.
Dans la prise dans une situation décrite plus haut (colique néphrétique dans la verte) s'apparente plus à un conditionnement préhospitalier qu'à un traitement chronique. Les douleurs liées à une colique néphrétique sont tellement intense qu'elles peuvent en devenir totalement incapacitantes, ce qui peut être très dangereux si on est incapable de prévenir les secours ... Entre 2 maux, il faut toujours choisir le moindre. 

Le traitement d'une colique néphrétique a fait l'objet d'une conférence de consensus en 2008 et en conclusion : Profénid® 100mg maximum trois fois par 24 heures; prescrire un antalgique non morphinique en association avec l’AINS si douleur modérée (Paracétamol), prescrire un antalgique morphinique en association si la douleur est d’emblée importante, éviter la déshydratation et laisser les boissons libres, ne pas associer deux AINS, les antispasmodique ne sont plus recommandés. :down:

Rappel des contre-indications des anti-inflammatoires :
- une grossesse au-delà de 24 semaines d’aménorrhée ;
- des antécédents d’asthme déclenché par la prise de kétoprofène ou de substances d’activité proche telles qu’autres AINS, aspirine ;
- une hémorragie en évolution ;
- un ulcère gastrique ou intestinal en évolution ;
- une insuffisance hépatique sévère ;
- une insuffisance rénale sévère ;
- une insuffisance cardiaque sévère non contrôlée.

En résumé:
Si on a des antécédents de colique néphrétique et que l'on suspecte une récidive:
- si on est dans le mondé civilisé: pas d'automédication, appel 112 (ou numéro d'urgence local) immédiat (vous pouvez vous tromper de diagnostic et différer un traitement urgent)
- si on est dans la brousse : Profénid® 100mg (attention aux CI), paracetamol 1gr et appel des secours. Si pas possible, on retourne à la civilisation le plus vite possible et direction l'hôpital le plus proche.



14 février 2012 à 21:09:31
Réponse #27

Arvernos


Le Bi-profénid quand il est pris chez quelqu'un qui à l'habitude de ce médicament, qui se l'est déjà fait prescrire pour une pathologie lambda ou autre, c'est effectivement le gold standard de la colique néphrétique.
Je fais partie de ceux à qui on l'a prescrit pour les soucis rénaux, mais également pour les inflammations tendineuses (on dit comme ça ?) de l'épaule ou du coude, pb récurrents en ce qui me concerne. Donc a priori, sans en consommer une palette par semaine, j'en ai l'habitude, c'est donc un "gold standard" pour mes coliques néphrétiques :D.

Je fais partie des ( très, très ) nombreux confrère qui pensent que les AINS ne devraient se délivrer que sous prescription médicale.
Au cas par cas pourquoi pas, dans la trousse de monsieur tout le monde: je suis totalement contre ( et c'est pour ça que je ne le recommanderai jamais dans un topic de premier secours ). Prudence avec les médicaments !
D'une part, comme dit + haut, prescrit par les praticiens qui me suivent, d'autre part, je n'ai que cité le contenu de MA trousse de secours, en aucun cas je ne voudrais l'imposer aux lecteurs. Sur ce point, je n'ai sans doute pas assez mis en évidence qu'il ne n'agissait que d'un cas particulier, le mien ... donc tu as raison de rectifier le tir (je ne voudrais pas passer pour un type de l'agence de com du labo qui fabrique le susdit médicament).
Et effectivement, abuser d'un anti-inflammatoire puissant n'a rien d'anodin.
Mais souffrir de coliques néphrétiques non plus ... Alors quand on a un médicament qui fonctionne, on s'en sert ...

pour le spasfon, faites-vous plaisir ! :doubleup:
Que veux-tu dire par là, qu'il est très efficace, ou au contraire, comme ça arrive parfois quand on "réclame" un médicament à un de tes confrères, "ben si ça vous fait plaisir, moi j'ai rien contre, il est totalement inefficace mais ou moins il ne vous fera pas de mal" (ça a dû t'arriver ce genre de scène  :D) ?
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

14 février 2012 à 21:46:20
Réponse #28

fry


=> Après relecture du post, je me rend compte qu'on tombe dans les discussions de spécialistes: pardon du dérangement et merci aux lecteurs habituels de ne lire que ce qui est en italique a la fin !

Ca fait longtemps que les anti-inflammatoires sont tombés dans le domaine "publique" ... plus besoin d'ordonnance pour en obtenir et ce n'est pas par hasard.

Et je pense - toujours - que c'est une erreur. Fort heureusement, je suis loin d'être le seul. La prise d'AINS n'est pas qu'aigüe en auto-médication, elle est aussi chronique et donne cours a de belles catastrophes.
Quand on compare le Rivotril dont la prescription est désormais limitée à certains spécialistes (?), a l'arsenal des AINS dont la vente est libre, on se pose des questions sur la détente des autorités sanitaires. Les recommandations doivent êtres suivies. Mais toujours discutées ( c'est sain, et ça permet parfois de revoir sa copie, comme l'afssaps le fait régulièrement ces derniers temps ).

Citer
- si on est dans la brousse : Profénid® 100mg (attention aux CI), paracetamol 1gr et appel des secours. Si pas possible, on retourne à la civilisation le plus vite possible et direction l'hôpital le plus proche.

Je trouve ta parenthèse légère et discrète, en comparaison de son importance dans la phrase. Comme discuté dans mon post précédent, la liste des interactions de ce médicament est difficilement exhaustive, et ton post ne liste que la section " contre-indication " du VIDAL. Tu oublies la partie " précaution d'emploi " et enfin ( but not least ) " Interactions médicamenteuses ", qui, dans ma pratique ont donné mes pires histoires de chasse et de loin ( et augmentent par 3 ou 4 la taille de ta liste ).

Je me mets donc en opposition avec toi sur la phrase que j'ai mis en citation. Pour moi, le profenid peut être pris chez une personne au cas par cas ( chez qui ce médicament a déjà été prescrit, en connaissance de cause aux vues du dossier médical à l'époque, etc ), dans une trousse de soin pour monsieur tout le monde, je ne prends pas le risque. Je suis assez peu convaincu par ton idée d'une douleur si insoutenable qu'on ne puisse appeler les secours... a ce moment l'avantage ( le profenid baissant assez la douleur pour laisser la personne composer son numéro... ? ) comparé au risques du médicament ( largement débattus au dessus ), me semble un peu flou, et pas forcément à balance positive. A moins que tu puisses la documenter par des chiffres en quel cas je te suivrai peut-être.

L'AINS est effectivement une des référence de la prise en charge de la colique néphrétique, en première intention, de même que la voie intra-veineuse et dans les recommandations, il est décrit comme administré dans un service d'accueil des urgences, par un médecin ( avec partie " a l'accueil " , " en salle de soin ", etc... ), pas en auto-médication ( c'est alors que " en l'absence de contre-indications " prend tout son sens, puisque le jugement vient alors d'un professionnel ), ça change la donne du tout au tout pour moi. Et ça permet d'identifier ces cas ( tiré de ton lien ):

Citer
Si CI à l’AINS et douleur intense, prescrire un morphinique en première intention, la surveillance du patient s’impose alors en fonction du délai de reliquat d’activité du produit



En d'autre termes et pour résumer:

- Les recommandations concernant la prise en charge de la colique néphrétique sont claires... concernant le versant hospitalier.
- Concernant le versant non médicalisé ( en pré-hospitalier, avant la mise en route des secours ou la venue aux urgences, en auto-médication ), il n'y a pas de consensus clair et dédié, en tout cas à ma connaissance. A partir de là, les avis peuvent diverger ( les posts de Dante et moi-même en témoignent ) secondairement aux expériences professionnelles et au type d'exercice de chacun. Au demeurant Dante, si tu as des papiers plus récents évoquant la situation d'auto-médication pour la colique néphrétique je serai heureux de les lire, je suis peut-être passé à coté. Je reste contre ton opinion du profénid dans la trousse de soin d'ici là ( si c'était bien ton opinion ).
« Modifié: 14 février 2012 à 21:57:33 par fry »

14 février 2012 à 21:53:25
Réponse #29

fry


Que veux-tu dire par là, qu'il est très efficace, ou au contraire, comme ça arrive parfois quand on "réclame" un médicament à un de tes confrères, "ben si ça vous fait plaisir, moi j'ai rien contre, il est totalement inefficace mais ou moins il ne vous fera pas de mal" (ça a dû t'arriver ce genre de scène  :D) ?

Le SPASFON est jugé à service médical rendu faible, et ne fait pas partie intégrante de la stratégie thérapeutique de la colique néphrétique ( encore une fois, pour moi, c'est sur le versant hospitalier ), ses amis AINS ( profenid ) étant bien plus efficaces.
En extra-hospitalier, dans la verte et en auto-médication sans secours proches, le fait que ce médicament soit généralement trèèès bien toléré et avec peu de contre-indications / effets secondaires / interactions, me fait dire que pourquoi pas, en attendant la vraie prise en charge ( encore une fois tout se discute...  :D ).

14 février 2012 à 22:43:27
Réponse #30

Arvernos


Ce que tu dis quant à "l'efficacité" du Spasfon confirme ce que je pensais, sur la base très pragmatique de mes expériences passées ... C'est toujours l'AINS (pour reprendre vos termes barbares :D) qui m'a le plus soulagé ... Mais l'idée de la combinaison des deux ne vient pas de mon cerveau de simple patient, mais bien de celui d'un de tes confrères (un urologue en l'occurence) ;).
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
                                                                 François de La Rochefoucauld

Quand on n'a aucune chance... alors il faut la saisir !

15 février 2012 à 09:22:00
Réponse #31

Dante


Petite mise au point !

Je ne suis pas du tout en faveur de l'auto-médication (comme je l'ai déja précisé dans plusieurs de mes post)

le message que je voulais faire passer (c'était clairement écrit dans le post précédent):

Si on a des antécédents de colique néphrétique et que l'on suspecte une récidive:
- si on est dans le monde civilisé (ce qui correspond à presque partout sous nos latitudes) : pas d'automédication, appel 112 (ou numéro d'urgence local) immédiat (vous pouvez vous tromper de diagnostic et différer un traitement urgent)
- si on est dans la brousse (c'est a dire dans une situation ou le recours aux secours est difficile voire impossible) : Profénid® 100mg (attention aux CI), paracetamol 1gr et retourner à la civilisation le plus vite possible  pour appeler les secours.

La encore, tout dépend de ce que l'on prévoit comme Rando: une colique néphrétique lors d'une balade en foret de Fontainebleau (= monde civilisé) n'est pas la même maladie qu'une colique néphrétique lors d'une trek dans la jungle guyannaise (=brousse).

Anticiper les problèmes n'est jamais superflu et se priver d'un traitement efficace de peur d'avoir un problème est une attitude excessivement précautionneuse. 

Pour terminer, des histoires de chasses, on en a tous entendu mais ca ne résiste pas à la médecine basée sur les évidence (EBM pour les anglophones) ... c'est comme ne pas porter sa ceinture de sécurité car on a entendu qu'une fois ca avait empéché un "coup du lapin" (alors qu'elle sauve des centaines de personnes chaque jours)



15 février 2012 à 10:08:27
Réponse #32

Bomby


Petite mise au point !

Je ne suis pas du tout en faveur de l'auto-médication (comme je l'ai déja précisé dans plusieurs de mes post)

le message que je voulais faire passer (c'était clairement écrit dans le post précédent):

Si on a des antécédents de colique néphrétique et que l'on suspecte une récidive:
- si on est dans le monde civilisé (ce qui correspond à presque partout sous nos latitudes) : pas d'automédication, appel 112 (ou numéro d'urgence local) immédiat (vous pouvez vous tromper de diagnostic et différer un traitement urgent)
- si on est dans la brousse (c'est a dire dans une situation ou le recours aux secours est difficile voire impossible) : Profénid® 100mg (attention aux CI), paracetamol 1gr et retourner à la civilisation le plus vite possible  pour appeler les secours.

La encore, tout dépend de ce que l'on prévoit comme Rando: une colique néphrétique lors d'une balade en foret de Fontainebleau (= monde civilisé) n'est pas la même maladie qu'une colique néphrétique lors d'une trek dans la jungle guyannaise (=brousse).

Anticiper les problèmes n'est jamais superflu et se priver d'un traitement efficace de peur d'avoir un problème est une attitude excessivement précautionneuse. 

(...)


Salut Dante, pour essayer d'être encore plus clair à la lecture de ta discussion avec Fry, peut-on partir du postulat que, dans le cas que tu évoques (antécédents de colique néphrétique, risque voire suspicion de récidive, préparation d'une expédition loin d'hôpitaux aux standards modernes), on ne sera plus vraiment dans de l'automédication, mais dans la préparation d'une trousse médicale avec son médecin traitant?

En d'autres termes, dans une telle hypothèse, l'intéressé devrait normalement avoir identifié avec son médecin traitant (ou avec ceux l'ayant soigné lors de ses antécédents de colique néphrétique) la possibilité ou non d'utiliser un anti-inflammatoire type Bi-Profenid et donc de mettre ça ou non dans une trousse d'urgence... Et l'utilisation éventuelle de ce médicament aura pu être plus ou moins pré-validée dans une discussion avec un médecin connaissant le patient.

La recommandation de Fry me semble être de ne pas laisser l'appréciation de l'opportunité d'utiliser ou non du Bi-Profenid ou équivalent au seul intéressé qui pourrait penser en avoir besoin en situation difficile, a fortiori s'il n'a pas déjà testé le produit ou doit prendre d'autres traitements. Même si vous divergez sur le degré d'opportunité de cette utilisation dans un tel contexte, votre discussion argumentée entre médecins montre à elle seule la difficulté pour un profane de déterminer une auto-prescription de ce produit et donc l'intérêt voire la nécessité d'anticiper avec un médecin qualifié l'appréciation de cette opportunité en fonction de son état de santé particulier et des circonstances possibles qu'on pourrait rencontrer.

En vous lisant tous les deux, Fry et Dante, j'ai l'impression que bien que vous divergiez en partie sur l'opportunité d'utilisation du Bi-Profenid, vous n'avez pas de réel désaccord sur le processus de détermination de la prescription.

Cordialement,

Bomby

15 février 2012 à 11:47:43
Réponse #33

fry


Citer
Pour terminer, des histoires de chasses, on en a tous entendu mais ca ne résiste pas à la médecine basée sur les évidence (EBM pour les anglophones) ...

On est bien d'accords sur ce point. C'est pourquoi en l'absence de consensus sur l'automédication de cette pathologie ( consensus = basé sur des preuves ) j'ai émis mes avis de réserve sur les AINS.
Bref au final nos avis ne sont pas si différents.

Bomby= si dans la trousse après entente avec le médecin traitant = oui, oui, et oui.

15 février 2012 à 12:10:36
Réponse #34

cubitus


Je rejoins Fry sur les dangers des AINS... Et non, les effets secondaires ne se rencontrent pas que chez les petits vieux polymédicamentés.

Bon, vous avez bien résumé la marche à suivre, je ne reviens pas dessus.

Je ne recommande pas les AINS dans la trousse de monsieur tout le monde. Ok si antécédent de colique néphrétique, vu avec le médecin traitant, comme dit plus haut.

Par contre je rajouterais que dans la trousse de monsieur tout le monde on peut mettre un antalgique puissant (palier 2), prescrit par son médecin, essayé en dehors d'une situation urgente (le profil de tolérance varie d'une personne à l'autre).
Ça peut être utile dans plein de circonstances, beaucoup plus que l'AINS, et sans effets indésirables graves.

A +
La seule chose qui ne change jamais, c'est que tout change tout le temps.
Proverbe chinois

15 février 2012 à 12:35:20
Réponse #35

LaMouette


Je ne suis pas médecin et n'ai jamais fait la douloureuse expérience de coliques néphrétiques mais ma curiosité m'a poussée à lire le document dont Dante donne le lien et une phrase m'a interpelée :
"l’application de chaleur fait l’objet d’un travail en préhospitalier lors de transports non médicalisés : 100 patients transportés pour une suspicion de CN recevaient une application de chaleur en regard de l’abdomen. Le groupe ayant un réchauffement actif voyait une nette diminution de la douleur (basée sur l’EVA passant de 82,7 à 36,3)"
Ne serait-ce pas une possibilité à envisager en attendant les secours ou bien y a t'il des contre-indications?

15 février 2012 à 20:51:34
Réponse #36

fry


Oui tout à fait, ça ne mange pas de pain. La chaleur sur les douleurs spastiques est un thème récurent ( bouillotte chaude sur le ventre conseillée depuis mathusalem lors des gastro et diarrhées accompagnées de fortes douleurs abdominales ), si ça a fonctionné de manière empirique pour la colique néphrétique, on peut toujours essayer ( et les contre indications à mettre du chaud "en regard de l'abdomen" sont assez limitées ).  L'étude est à priori peu puissante ( 100 sujets, ça fait maigre ) et ne suffit donc pas à l'inclure dans les recommandations, mais en l'absence de risque particulier pour la santé et surtout dans l'attente de secours et en mesure de temporisation pour tenter de calmer un peu la douleur et occuper le temps, pourquoi pas.

22 février 2012 à 10:34:11
Réponse #37

Pouçot


J'y suis passé à mon tour cette nuit. Alléluia.
Réveillé en sursaut vers 5 heures du mat, avec une douleur quasiment insoutenable... et ce dans n'importe quelle position.
Jusqu'à cette fameuse intra-veineuse ( :love: ) j'aurais serre les dents et les fesses mais rien n'y aura fait, la douleur m'a volé tout empire sur moi-même. Pourtant, pu**in; j'ai déjà marché 20 bornes avec mon sac sur le dos et une cheville en pièces en me lancant des piques moi-même sur mon orgueil et ma paire de c*u!lles...
Tous égaux devant la douleur, la "vraie" hein ??!!... (Le doc' a d'ailleurs comparé les douleurs de la colique à celles des dames lors de l'accouchement...)

Du coup, me voila sous Kétoprofène (K**um Gé) pour 5 jours avec ordre de ne pas toucher un produit à base de lactose et de boire 2,3 litres / jour... Sauf que. :(
Sauf que je ne me nourris pas exclusivement de ce genre de produits d'habitude et que j'ai une hydratation ma foi correcte. La seule raison que je vois est liée à mon végétarisme (autant d'années de végé que de vadrouille; soit presque 7 :closedeyes: Et il va sans dire que je ne me suis jamais pris le chou à songer en terme de protéines/lipides... [etc etc] mais plutôt en terme de quantité/bourrage de l'estomac)
Va p'tete falloir que je me bouge le cul intellectuellement et que je fasse une introspection à ce niveau là dixit le doc'.

Puis me v'la malin maintenant; contraint et forcé de me dire qu'à 2 mois près (dedieu, ca fait 2 mois que j'suis posé au chaud !  ;#) j'aurais fait une crise de colique sous l'tarp, au beau milieu de ... rien, même si comme le dit sagement Cubitus, nos aïeuls ne mourraient pas sans morphine; mais ma foi, je pense que j'aurais passé une nuit de tout les ... diables!

« Modifié: 22 février 2012 à 11:30:36 par Pouce »

22 février 2012 à 14:23:12
Réponse #38

Arvernos


J'y suis passé à mon tour cette nuit.
Bien(mal)venue au club, Pouce  :-\ ...

Le doc' a d'ailleurs comparé les douleurs de la colique à celles des dames lors de l'accouchement...)
Perso, c'est une dame, voisine de couloir sur nos brancards en attendant notre tour de passer à la lithotripsie, qui m'a dit la même chose ... et elle était maman ...

Quant au(x) régime(s) éventuels, ne te prends pas trop le chou.

D'une part, nous ne sommes pas tous égaux devant l'héritage génétique ou l'atavisme, en ce domaine là pas plus que dans les autres. Résultat, à régime alimentaire similaire, certains individus vont développer des calculs rénaux, d'autres jamais. Il y a des terrains plus prédisposés, c'est comme ça. Un urologue m'a dit un jour que la quasi-totalité des individus fabriquait des micro-calculs (de la "boue"), mais que la plupart les éliminait naturellement, sans s'en apercevoir et sans arriver au stade du calcul, voire de la colique néph.

D'autre part, lors de ma 1ère crise, j'ai été pris en charge par un néphrologue. Lequel m'a donné, avant ma sortie de l'hôpital, un feuillet photocopié absolument pas personnalisé, avec les conseils alimentaires (je me souviens, limiter les fruits et légumes à 1 ou 2 par jour, interdiction totale des tomates, interdiction des boissons gazeuses, et d'autres préceptes que je n'ai pas retenus). Quelques mois plus tard, 2nde crise, et là (dans un autre établissement de santé), j'ai eu affaire à un urologue. Auquel j'ai notamment raconté ce que m'avait conseillé son confrère. Et lui de me répondre, en gros : "vous faites ce que vous voulez, mais conseiller un tel régime à quelqu'un qui en est à ses premières vraies crises, c'est une erreur : vous priver de fruits et légumes frais améliorera peut-être (et c'est loin d'être sûr) votre problème néphrétique, mais créera des carences (en fibres, en vitamines) qui vous jetteront dans les bras d'autres spécialités médicales d'ici quelques années, genre cancer du système digestif par exemple ...".
Et j'avoue que tout en limitant les boissons gazeuses, j'ai continué depuis mes habitudes alimentaires en matière de légumes et de fruits frais, i.e. ... autant que j'en ai envie : j'adore les fruits, pour moi un repas qui ne se termine pas par un fruit frais, c'est pas un repas. That's all, et depuis c'est pas pire ;) ...

C'est pas une raison pour faire n'importe quoi, manger n'importe quoi (ce qui de toute façon génère d'autres pb), mais surtout, il faut effectivement boire beaucoup (de l'eau de préférence :D), pour assurer une "circulation" quasi-permanente dans les reins.
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

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                                                                 François de La Rochefoucauld

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23 mars 2012 à 21:27:45
Réponse #39

Anonymous


Bonjour à tous,

Par le passé, j'ai moi même eu des colliques néphrétiques, plus ou moins répétées.
Comme le disait Arthurus, c'est très douloureux, on a parfois l'impression que l'on se fait enfoncer des couteaux dans le ventre.
:bang:
Je passe régulièrement plusieurs heures à l'hôpital, et je suis pour ainsi dire, un habitué des lieux.
Etant donné que j'ai régulièrement ce problème, le médecin qui me suit m'a conseillé d'aller voir un néphrologue.
Ce néphro m'a prescrit des analyses d'urine tout les six mois, et une éco tous les trois mois.
Au bout d'un certain temps, comme cela ne passait vraiment pas, ils m'ont prescrit une séance d'ultrasons.

Cela peut paraitre étrange à certains, mais c'est terriblement efficace, ils posent une machine à ultrasons sur le ventre, puis sur les reins, et envoient les ultrasons, c'est radical, et presque instantané. 

Si cela vous arrive, demandez cela à votre néphro, ce n'est pas très répandu, mais c'est très, très, très efficace.

Cordialement, Phi
We are Legion. We do not forgive. We do not forget. Expect us.

23 mars 2012 à 22:40:46
Réponse #40

Arvernos


Pas très répandu ?
ben sauf erreur de ma part, la lithotripsie par ultra-sons est au contraire le traitement courant actuellement, non ? En tout cas, c'est ce que j'ai subi à déjà deux reprises, et on était à chaque fois nombreux sur nos brancards, en attente dans le couloir :D ... (à l'époque, la clinique où j'ai "mes habitudes" ;D ne disposait pas de son propre matos, c'était un camion qui tournait sur la région, désormais ils ont l'installation à demeure).
Se mettre en évidence est à la portée du premier venu. Mais il faut beaucoup de talent pour passer inaperçu.
                                            Robert Heinlein, Double Etoile

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23 mars 2012 à 22:53:17
Réponse #41

Pouçot


Pas d'erreur de ta part. De ce que j'en ai vu sur le ouéb, c'est effectivement de plus en plus répandu.
De plus, le médecin que j'ai vu à l’hôpital lors de ma cérémonie d'admission dans votre club très fermé ( ;#) m'en a parlé et ce alors même que je ne savais pas précisément ce qu'étaient des coliques/calculs.

24 mars 2012 à 13:52:35
Réponse #42

Anonymous


Bonjour,

Avernos et Pouçot, vous avez surement raison quand-à la lithotripsie par ultra-sons, mais cela fait tellement longtemps que je n'en ai pas fait que j'en ai subi avant le bug de l'an 2000 :o...

Je n'en ai pas fait depuis une dizaine d'année, et je remercie particulierement la néphro pour ses conseils avisés.
Elle m'a conseillé de manger non salé, ou presque pas, de boire 2L d'eau par jour (et non d'alcool  :'( ) et surtout de manger énormément de fruits et légumes. Depuis, c'est passé et je ne ressent des coliques qu'environ 1 fois tous les 2 ans.

Composition :

"Elle varie considérablement selon les individus et les pays. En Occident, il s'agit dans près de 80 % des cas d'oxalate de calcium. Les autres types de calculs sont plus rares :
- cystine (acide aminé retrouvé chez les personnes souffrant de cystinurie),
- acide urique,
- struvite (phosphate de magnésium et ammonium dans 10 % des cas). La formation des calculs de struvite est associée à la présence de bactéries (Klebsiella, Serratia, Proteus, Providencia species) qui transforment l'urée en ammonium. Dans les cas étudiés, la bactérie est le plus souvent Proteus mirabilis.
 

Près de 40 % des calculs rénaux associent plusieurs des composants ci-dessus pour la même « pierre »."


Source Wikipedia
We are Legion. We do not forgive. We do not forget. Expect us.

29 avril 2012 à 01:33:01
Réponse #43

Erika


Salut a tous,
Ayant vecu ceci il y a dix ans, le sujet m'a interpellé. D' abord, effectivement la douleur est similaire a un accouchement (peut etre c'est pour ca que je repousse ce moment lol) mais si nous les femmes le supporteront, alors c'est que c' est possible.
 je comprend cette crainte de vivre ceci perdu au milieu de rien mais j'aimerais vous dire qu'il est possible de prevenir les calcul, par exemple :
- eviter une alimentation trop salee, trop sucree,
- eviter de manger trop de proteine (ref poste sur regime Dukan)
- boire beaucoup d eau mais eviter celle trop riche en calcium
- prendre des diuretiques regulierement
- perso des que je sens le moindre souci de ce cote la, je bois enormement de jus de canneberge avec anti inflammatoire en quelques heures ca passe. La canneberge acidifie l urine et evite la formation de calcul, peut etre remplacer par d autre fruits rouge, mais en boire regulierement aide enormement

Voila a essayer suis certaine de mes propos (en dehors de problemes genetiques ou autre specificites renales)
A plus
Rika
"On ne sait que ce que l’on pratique"

29 avril 2012 à 11:39:38
Réponse #44

fry


Quelques précisions sur des conseils à relativiser concernant le post d'Erika:

- Tous les calculs ne sont pas faits de la même composition. Selon leur origine, les précautions à prendre seront à l'exacte opposé ( d'où l’intérêt d'identifier la composition de son calcul, surtout si les crises se répètent ). Ainsi acidifier son urine si on a l'habitude de faire des calculs uratiques ( acides uriques ) va augmenter le risque ( il faut au contraire alcaliniser l'urine dans ce cas précis ).
- Il ne faut pas prendre des diurétiques régulièrement, il faut juste beaucoup boire, et boire au possible de manière équilibrée sur les 24h ( pas tout d'un coup ). Prendre des diurétiques va au contraire augmenter le risque d'être un peu déshydraté à l'état de base, selon sa consommation habituelle en eau. Et ainsi, augmenter le risque de faire des calculs, par concentration des urines.
- Éviter des manger des protéines: oui, ça c'est un fait, d'autant que de manière générale, les aliments très protéinés / carnés sont mauvais pour la santé et sont des oxydants ( de manière générale, moins on mange de viande rouge et plus on mange de légumes / fruits, mieux on se porte sur le très long terme ).
- Les anti-inflammatoires: longue discussion là dessus déjà... attention à ces médicaments qui n'ont rien d'anodin, pas de consommation personnelle en auto-médication sans que le médecin traitant soit au courant, afin de vous surveiller en conséquence ( gastro-toxique, néphro-toxique, très très nombreuses interactions avec d'autres médicaments ).

29 avril 2012 à 14:42:02
Réponse #45

Erika



oui oui tout a fait d accord, c est pour cela que j ai precisé :

"Voila a essayer suis certaine de mes propos (en dehors de problemes genetiques ou autre specificites renales)" -» impliquant un type de calcul different de la normal

C est une experience personnelle dans une situation classique qui a son efficacite avec moi
a prendre ou a laisser comme dirait

bon dimanche a tous
Rika
"On ne sait que ce que l’on pratique"

29 avril 2012 à 15:31:20
Réponse #46

fry


(en dehors de problemes genetiques ou autre specificites renales)

Certes, ce n'est cependant pas qu'une question de particularités génétiques ou anatomiques, c'est parfois lié à l'étiologie des calculs ( des calculs sur infection urinaires sont très souvent acides par exemple, etc... ).
Bref, tant que le message est clair pour tout le monde, tout va bien !

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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