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Auteur Sujet: Les éléments de sécurité en canoe  (Lu 2632 fois)

23 avril 2012 à 09:17:36
Lu 2632 fois

batopirat


Lors de l’open canoë festival 2012, j’ai eu l’occasion d’assister à un atelier sécurité animé par Jean-François Dao
Tony PAPE
Et un guide CK dont le nom m’échappe (désolé)

Voila ce que j’en ai retenu en 2 points importants.

1 LE MATÉRIEL

1.1   LE GILET
1.2   LA CORDE À LANCER
1.3   LE COUTEAU
1.4   LE SIFFLET
1.5   LE CASQUE
1.6   LA TENUE

2   LES GESTES QUI SAUVENT

2.1   NAGER EN EAU VIVE
2.2   LANCER UNE CORDE
2.3   ATTRAPER UNE CORDE
2.4   CHERCHER UNE PERSONNE INCONSCIENTE

1.1   LE GILET :

Un bon gilet doit comporter plusieurs « accessoires » qui le différencient d’un gilet lambda.
Commençons par la ceinture.
Sa boucle doit de préférence être équipée d’un système « quick release » un corde terminée d’une boule que l’on peut attraper  très rapidement même en cas de panique.

Idéalement la ceinture doit pouvoir être désolidarisée du gilet (vous verrez pourquoi par la suite)
La ceinture doit également être placée ni trop haut ni trop bas, idéalement un peu au dessus des hanches pour un maintien optimal.
Attention certains gilets ont une ceinture trop prés du corps qui a tendance à rouler sur elle-même et devient donc difficile à attraper en cas d’urgence.
Ces modèles de gilets ne seraient plus fabriqués de nos jours.

Un bon gilet doit aussi être équipé de sangles passant par les épaules et dont les coutures « courent »  le long du gilet. Ainsi lorsque l’on vous attrape par les épaules le gilet ne se déchire pas.


« Modifié: 23 avril 2012 à 13:34:31 par batopirat »

23 avril 2012 à 09:53:37
Réponse #1

batopirat


La suite
Autre point important le leash et le mousqueton.
Que votre gilet n’en soit pas doté ne fait pas de lui un mauvais gilet mais les bons en ont.
Le leash sert  à être assuré quand on va secourir ou à assurer quelqu’un qui va secourir.
Il est relié par un anneau à votre ceinture, dans le dos, et couplé à un mousqueton assez large à fermeture non verrouillée Le mousqueton doit pouvoir être ôté à la moindre occasion.

Afin de ne pas vous mettre en danger, lorsqu’on porte le gilet, le mousqueton ne doit pas être accroché à une partie fixe du gilet mais à une partie qui lâchera prise à la moindre traction.

Ici, le mousqueton est glissé sous la poche.


Si le fait d’être relié à quelqu’un par votre leash vous met en danger, vous devez pouvoir vous en débarrasser en ôtant votre ceinture grâce au système « quick release » . La ceinture se défait alors totalement et vous libère de votre lien.


Un principe essentiel à retenir :

AUCUN ÉLÉMENT DE SÉCURITÉ NE DOIT DEVENIR UN DANGER POTENTIEL

Vous devez donc pouvoir vous libérer du leash, de la ceinture voire de votre gilet en un clin d’œil.
« Modifié: 23 avril 2012 à 13:46:15 par batopirat »

23 avril 2012 à 11:25:53
Réponse #2

jbc


c'est bon ça  ! avec quelques photo se serait top !!
aller ont attend la suite

23 avril 2012 à 11:27:04
Réponse #3

batopirat


J'ai modifié mes messages pour pouvoir insérer les photos. Je continue donc..

Revenons au gilet, il doit être adapté à votre taille et à votre poids. Votre gilet a également une durée de vie.

Si à  40 ans vous portez toujours votre gilet fétiche, celui que l’on vous avez offert pour vos 20 ans. Alors vous avez un problème. Il se peut que votre physiologie ait quelque peu changée (prise de poids) et il y a fort à parier que la mousse de votre gilet au bout de 20 ans d’utilisation ne soit plus aussi efficace.

Enfin , si vous êtes à plusieurs , « checkez » vous les uns les autres :
-   Vérifiez les fixations,
-   Vérifiez que votre gilet ne soit pas trop lâche,
-   Vérifiez la position du leash s‘il y en a un.

Ah oui j’oubliais, quand vous débarquez pour un pause et que vous avez froid gardez le gilet sur vous et glissez les mains à l’intérieur ça réchauffe.
 
« Modifié: 23 avril 2012 à 13:49:16 par batopirat »

23 avril 2012 à 13:48:30
Réponse #4

Raiderscout


La sangle présente l’avantage d’un rapport poids / résistance / volume optimisé.
La technique du « Serpentin » marche bien quand il s’agit d’un tuyau incendie que l’ on déroule sur le sol (l’ « enroulage en double » est souvent utilisé par les US, pour les français je ne connais pas). Je ne suis pas fan quand c’est un usage en mer :
La sangle n’est pas assez polyvalente pour un usage nautique, buschcraft (bivouac littoral ou en rivière). La prise au vent rapporté à sa légèreté, la rend beaucoup moins efficace. Distance et précision en pâtissent et cela peut être vraiment dommageable en mer quand les atterrissages sont délicats ou quand il faut lancer une ligne de vie. Dans ce dernier cas il faut manœuvre pour être sous le vent, ce qui peut être chronophage.

La technique de lovage est elle aussi importante :
Celle que je retiens consiste à alterner le lovage en grande boucle / petite bouche et tous les 3 lovages (Grande + petite) on enfourne dans le sac.
On limite ainsi l’emmêlée de corde et il y a un effet « coup de fouet » qui dynamise le lancer et apporte aussi de la précision (ce dernier point ne tient qu’à moi).
 
Les attaches : privilégier un point fixe et un moyen de le libérer immédiatement (nœud spécifique ou couteau). L’amarre au canoë / kayak ou le fait de tenir à bras ferme le Bout, relève de la situation et de son appréciation par le lanceur. Mais avoir la possibilité de fixer une remorque à son embarcation est un gage de sécurité et un élément à prendre en compte dans le choix de l’esquif.

L’entrainement, l’entrainement, l’entrainement. Avec son matériel et in situ, au moins dans la position qui sera celle du lancer. S’entrainer à lancer assis !

Dernier point de détail que m’inspire ce post bien venu : quand on lance, on ne vise pas le point/personne, mais bel et bien au-delà pour que le bout lui retombe dessus ou dans le cercle de ses battements de bras. Pour un lancer sur Kayckiste embraqué, on lance entre la Proue et le puits d’homme. C’est un exercice ludique à mener avec les enfants cet été en bord de mer / rivière.

Enjoy yourself.  ;)

Christophe.
"Be Prepared !"

23 avril 2012 à 13:53:26
Réponse #5

batopirat


Merci Raiderscout de ces précisons.
Je précise , quant à moi, qu'il s'agit de mesures de sécurité en open canoë ( canoë canadien) en rivière.

Ces techniques ne valent peut être pas en mer.

Autre chose vous m'excuserez pour le décalage dans les posts  mais j'ai tout chamboullé pour pouvoir afficher les articles avec photos.
Merci de votre compréhension.
« Modifié: 23 avril 2012 à 14:01:11 par batopirat »

23 avril 2012 à 13:54:48
Réponse #6

batopirat


1.2   LA CORDE À LANCER


Pas de photo pour cet article car je n’en ai pas encore.

En premier lieu, n’importe quelle corde n’est pas une corde à lancer.

Votre corde à lancer se range dans un sac à lancer  à double fermeture pour éviter que le sac ne se vide dans le canoë ou en cas de chute.
Le sac contenant la corde est lesté d’un morceau de mousse assurant un meilleur lancé et sa flottaison.
L’extrémité lancée sera équipée d’une boucle de corde parfois protégée par une gaine plastique.
Surtout n’y attachez pas de mousqueton ou autre vous pourriez blesser la personne à secourir en lui lançant le sac.

L’ « Ecole française » préconise de ne pas faire dépasser la corde du sac, les allemands et les anglais préfèrent, eux, laisser un bout dépasser du sac pour une meilleure rapidité d’intervention.

 Idéalement la corde sera d’un diamètre proche de 9mm, d’une longueur de 20 mètres, statique et flottante.

Evitez les cordes dynamiques car votre corde à lancer pourra servir en cas de mouflage pour tirer un canoë rempli d’eau et croyez moi ça pèse.

Pour plus d’efficacité, vous pouvez porter le sac à corde attaché à une ceinture. En canoë cela peut même s’avérer confortable en vous maintenant les lombaires. Mais surtout si vous tomber ou si vous devez intervenir rapidement la corde est avec vous.


L’ « Ecole anglaise » préconise d’emporter une sangle roulée dans une poche d’une dizaine de mètres de long (minimum) qui sera envoyée comme un serpentin à la personne à secourir.
 C’est une sécurité supplémentaire qui peut s’avérer très efficace.

cf le post de Raiderscout ci-dessus pour plus d'infos.

23 avril 2012 à 14:00:28
Réponse #7

batopirat


1.3   LE  COUTEAU


En canoë qui dit corde dit couteau.
Selon le principe énoncé plus haut votre corde ne doit pas être une entrave à votre sécurité.

Si par malheur vous êtes coincé à cause de votre corde vous devez pouvoir vous en débarrasser le plus rapidement possible.
Donc premier point votre couteau doit couper.

Il existe plusieurs types de couteau de sécurité.
Je vous montre ici les deux types de couteau dont je dispose.

Le fixe est un couteau de plongée d’une marque connue, pourtant son tranchant me laisse perplexe et du fait de la dentition de la lame il est difficile à aiguiser.
Le couteau fixe sera retenu par son étui mais pourra être libéré rapidement en cas de besoin.

Evitez de relier votre couteau à votre gilet par une cordelette. Si vous êtes pris dans les remous, que votre couteau se libère, vous allez vous retrouver dans une machine à laver avec un objet tranchant (voire transperçant) dansant autour de vous.

Le couteau de plongée demeure cependant une alternative à ne pas négliger pour peu que le look un peu « Rambo » ne vous dérange  pas, que l’étui retienne le couteau sans le bloquer et que son tranchant soit efficace.

Vous pouvez tester la fixation du couteau à son étui en secouant l’ensemble si le couteau s’éjecte  c’est que l’étui ne fait pas le boulot.

Le Couteau pliant est un couteau de sécurité dont le manche permet une bonne préhension. Son système d’ouverture est facile à appréhender, le tranchant est efficace.
Le couteau est attaché au gilet par un simple mousqueton porte accessoire non verrouillé.
J’ai sécurisé l’ouverture du couteau avec un élastique et un bloqueur. Le couteau avait tendance à s’ouvrir trop facilement.
Contrairement au couteau de plongée la lame est de forme rectangulaire pour ne pas blesser.

Vous remarquerez sur les deux couteaux la présence d’un coupe sangle, détail que je privilégie pour un couteau dédié à cet usage.

Placez le couteau sur votre gilet à un endroit qui vous parait instinctif et facile d’accés.

Enfin vous pouvez porter à la ceinture un couteau de camp à lame fixe avec un étui qui retient bien la lame.
Même si son usage est plutôt destiné à la vie au campement ce sera une sécurité supplémentaire.
 
« Modifié: 23 avril 2012 à 14:06:05 par batopirat »

 


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