Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Froid, mental, entrainement et boule de gomme...  (Lu 5622 fois)

11 février 2006 à 23:23:36
Lu 5622 fois

Ancien forum



Posté par riketz

Y'a truc qui me fait toujours marrer, c'est ceux qui crit à la fin du monde quand il approche du 0°-10° dehors et qu'on va sortir les poubelles en claquettes, short et t-shirt... De mème quand je vait en ville en ce moment et que je compare mon pull léger avec les doudounes et équipements alpin.  J'imagine que je ne suit pas en hypothermie depuis quatre mois et que je n'est pas une constitution physique d'ours polaire. Ceci dit, y'en a encore qui pense que je vait choper la maladie du siècle toutes les minutes.

Donc je suppose que la sensibilité au froid est d'une part du au phisyque mais aussi au mental (vous connaissez l'histoire du type mort de frois alors qu'il y avait 15°?)et peut aller très loin dans certains cas, donc ma question est la suivante: vu que le mental peut faire très fort dans le pire, est ce qu'il peut le faire dans le meilleur, et permettre d'avoir des capacités de résistances décuplées dans le cadre d'un entrainement mental poussées, mais dans des conditions de sécuritées optimales, bien évidemment.

PS, désolé si ce sujet a été traité, mais je n'est pas trouvé sur le forum.

12 février 2006 à 00:48:26
Réponse #1

Ancien forum



Posté par Tycho70

Je pense que le mental joue un peu, mais la belle part reviens au physique et uniquement à lui. Lorsque tu passe ta semaine à bosser en ville, tu a froid dès qu'il y a un courant d'air ou qu'une fenètre est ouverte. Mais dès lors que tu sors rien qu'un weekend, lorsque tu reviens, tu n'est pas tout à fait le même. Le corps a déclenché l'allumage de la centrale thermique (toi !) ! Et lorsque tu rentrera chez toi, et tu fera ta semaine, tu verra déjà ostensiblement la différence : "(en t-shirt) il fait chaud ici les gars et ça sent le renfermé vous trouvez pas ?  bon allez on ouvre les fenetres (là les autres te regarde à travers leur doudoune qu'il n'ont pas enlevés)...

Et plus tu reste dehors sur une longue période, plus ton corps devra se réaclimater à ne pas être la seule chaudière des environs. L'année dernière par exemple, j'ai passé une semaine en janvier à bivouaquer dans le Quercy (une des régions les plus froide et humide de France) et tout cela en short (j'ai pas dit en bermuda mais en short).
Eh bien crois moi sur parole, mais j'ai eut beaucoup de mal à remettre un pantalon les jours qui suivaient mon retour à la civilisation. un peu comme après l'été quand on a eut les jambes à l'air pendant 4 mois. Les premiers jours je suis resté en short chez moi (pas le même !  ;D) et j'avais un petit pull en coton tout fin. Mais bon, au bout de 3 jours les mauvais réflexe du corps reprennent le dessus (j'entend par là qu'il ne se chauffe plus exclusivement par lui même).

Bon et puis pour ton truc avec les infos qui parlent presque de fin du monde et de France bloquée dès qu'il fait -10° ou qu'il y a un peu d eneige, je vais tout à fait dans ton sens. Tant que l'homme n'admettra pas qu'il est forcément soumis, d'une certaine manière, à la nature, il ne comprendra jamais rien à l'écologie.
Ptet qu'un jour ce sera comme dans Judge Dred : sur megacity-one la température extérieure est entièrement réglée et automatisée pour être toujours à 25 °C et avec du beau temps toute l'année ! Science-fiction ou objectif plausible des dirigeants les moins responsables ?

12 février 2006 à 01:17:21
Réponse #2

Ancien forum



Posté par clems

Salut a tous,
Je sais pas si c'est l'histoire de ce type dont tu parles, mais en voici une que j'ai lu dans le dictionnaire du savoir relatif et absolu de bernard weber. Je resume : un bateau frigorifique anglais debarque ses marchandises, et un marin se retrouve coincé dans les cales au moment on l'on ferme les portes. Le bateu repart et le pauvre type coincé dans les cales refrigérés, commence a se peler serieusement les miches. Sentant sa fin proche, il va trouver la force de decrire son calvaire, en gravant sur les parois en metal du bateau, a l'aide de je ne sais plus quoi. Il decrit ansi ses tremblements, ses doigts qui s'engourdissent, ses pieds qu'il ne sent plus, enfin toute une serie de simptomes qui font penser a l'hypothermie.( j'vous raconte ça de mémoire, hein ). On trouvera son cadavre, mort de froid, a l'arrivée au port. Et le plus interressant, c'est maintenant : le bateau faisant voyage a vide, les cales refrigérés, n'etait pas...réfrigérés. Le type etait mort de froid parcequ'il s'etait persuadé qu'il faisait un froid mortel. J' ai cherché en vain sur le net des textes pour verifier cette histoire incroyable. tous avait la meme source que moi. a votre avis, est ce possible ?

12 février 2006 à 12:46:36
Réponse #3

Ancien forum



Posté par riketz

Je n'est jamais eu d'autre source, mais ce n'est peut-ètre qu'une "légende urbaine"...

Tycho, je suit 100% dak, et si on s'obstine à vivre toujours avec de moins en moins de chaleur "artificiels", progressivement bien sur, jusqu'où on pourrait aller sans tomber dans la bétise, ou dans la mutation x-men?

12 février 2006 à 13:25:29
Réponse #4

Ancien forum



Posté par Tycho70

Moi non plus je connais pas cette histoire. Ce serai intéressant de la retrouver.

Citation de: riketz link=1139696617/0#3 date=1139744796
Tycho, je suit 100% dak, et si on s'obstine à vivre toujours avec de moins en moins de chaleur "artificiels", progressivement bien sur, jusqu'où on pourrait aller sans tomber dans la bétise, ou dans la mutation x-men?

On peut surement aller très loin. Comme le disais David dans l'un de ces textes, l'homme a survécu a 11 000 ans d'ère glacière avec rien de plus que des peaux de bisons (je caricature un peu). Il n'avait ni duvet, ni réchaud, ni briquet tempète, ni vètements tactikeuls !  ;D

C'est comme un pilote de la RAF pendant la guerre, qui s'entrainait à dormir dans son lit... mais dehors, pendant des mois avant de partir en mission car les cockpit n'étaient pas chauffés.

Je crois que le corps est capable de supporter vraiment des grands froids, mais il faut tout de même un certain temps d'adaptation pour réenclencher tous les réflexes nécessaires.

12 février 2006 à 13:41:08
Réponse #5

Ancien forum



Posté par WOLF

Citation de: Tycho70 link=1139696617/0#4 date=1139747129
Je crois que le corps est capable de supporter vraiment des grands froids, mais il faut tout de même un certain temps d'adaptation pour réenclencher tous les réflexes nécessaires.


tafdak avec toi....c'est comme tout, il faut de l'habitude  ;) et aussi une bonne dose de mental. Je pense aux gens des pays nordiques qui après le Sauna vont se refroidir en eau plus ou moins froide. Je n'oublie pas aussi le club des " Morses de Mourmansk" : ce sont des gens qui vont se baigner régulièrement en eau glacée et souvent il leur arrive de casser la glace alors qu'il n'ont qu'une serviette autour d'eux 8-). D'ailleurs tiens en parlant d'habitude :

Un sibérien suportera plus facilement un petit 10 °C qu'un Kara d'Ethiopie  ;D. Il est vrai que le mental associé à l'habitude joue beaucoup en la matière.

Et j'en sais pas mal là dessus  ::)...lol

12 février 2006 à 19:26:40
Réponse #6

Ancien forum



Posté par Looping



Ca me rappelle ces déportés envoyés en camp de concentration.


- des hivers passés dehors aux travaux forcés

par -15° ou pire au Struttof en France et quelle température dans les camps du nord (pologne par exemple)?


- pour tout vétement un pantalon et une chemise de toile fine
- quasimment pas de nourriture (une soupe de légume pourries/jour)
- travaux de force 10h jour sous les coups des SS

- dormaient la nuit dans des baraquements sans couverture

leurs vétements étaient gelés par la transpiration, ils ne dégelaient pas même la nuit.
J'ai eu la chance d'en rencontrer certains toujours en vie malgré tout cela. Pourtant ce n'étaient ni des militaires, ni des gens entrainés.

Ils m'ont avoué que c'était grace leur état d'esprit positif entre autre. Comme souvent en survie, la psychologie, le mental peut faire la différence.


Quelques années plus tard d'autres subirent le même sort sous le régime communiste cette fois. Déportés en sibérie et laissé sur place livrés a eux même sans rien, pas de baraquements, pas de tente.

Ils racontent que parfois les oreilles et les nez gelés par le froid tombaient, brisés comme du verre ...

Là encore certains ont survécu.

Ca tient de l'impossible.


14 février 2006 à 12:59:55
Réponse #7

Ancien forum



Posté par Persea

Ca me fait un peu penser à ces situations dans un contexte de guerre où les soldats se retrouvaient  blessés tout en continuant un moment de batailler sans pour autant réaliser l'état des choses. Par contre, une fois l'information transmise au cerveau, la douleur prend vie....

Pour ce qui concerne les camps de concentration, Looping, et plus particulièrement le Struthoff, l'ayant visité il y a près de 2 ans, je me suis posée les mêmes questions que toi... d'autant plus que j'y suis allée en plein hiver....Le corps humain sait s'adapter, mais passer d'un confort certain à...ça..... Il faut avoir un sacré mental, et une sacrée envie de vivre aussi...D'autant plus que l'absence de sommeil et le manque de nourriture aggravent encore la sensibilité au froid...Comme tu dis, ça tient de l'impossible, et pourtant..... Je crois qu'on a encore beaucoup à apprendre sur le fonctionnement du cerveau.....

14 février 2006 à 13:13:29
Réponse #8

Ancien forum



Posté par EH

J'ai lu il y a quelque temps un sujet sur l'adaptation au froid.
Il parlait (entre autre) de la guerre de corée. Il était écrit que les soldat qui c'étaient portés volontaire ont globalement mieux supportés les rigueurs de l'hiver que les autres.
Le facteur psychologique joue un grand rôle, j'en suis persuadé pour ma part.
On perd beaucoups d'énergie à lutter contre quelque chose (ne serait-ce que contre soi-même).
Etre positif est un gain énorme quelque soit la situation.

Don't worry, be happy ...  ;D

14 février 2006 à 14:31:58
Réponse #9

Ancien forum



Posté par Sylvain


L’influence du subconscient… l’histoire du mec qui meure de froid juste parce qu’il croit qu’il fait froid me rappelle furieusement une anecdote citée par H. Plée sur « l’ivresse sèche ». En substance,  au cours d’un dîner, une alcoolique repentie va aux toilettes et revient en présentant des symptômes de l’ivresse (marche pas droit, difficulté d’élocution…)
Son entourage s’empresse de l’engueuler, croyant qu’elle a planqué de la bibine dans les chiottes et qu’elle picole en douce (ce qui n’est pas très malin en plein milieu d’un dîner, il faut bien l’avouer).

Pourtant, force est de constater que la dame ne sent pas l’alcool et qu’aucune bouteille d’aucune sorte ne se trouve dans les toilettes.

L’explication de M. Plée, confirmée dit-il, par des médecins, est la suivante : le subconscient de la jeune femme lui fait adopter le même comportement que si elle était bourrée, afin d’obtenir sa dose d’alcool. Eh oui, car quoi de plus naturel quand on se fait engueuler à tord que de se dire « quitte à me faire engueuler, autant que ça soit pour une bonne raison ! » et autant alors avoir le plaisir de la picole.
Ça parait un peu tiré par les cheveux cette histoire de subconscient machiavélique, mais il s’agit peut être tout simplement d’un profond désir refoulé de trouver une excuse pour reprendre la bibine. L’excuse est facile et le subconscient s’empresse de la mettre en œuvre, sauvegardant la « conscience » (« c’est pas d’ma faute ! »).
Cette jeune femme ne serait pas la première à se mentir à elle-même (on le fait tous à des degrés divers).


Au-delà de cette petite histoire, je pense qu’il ne faut pas oublier que le physique et le mental influent constamment l’un sur l’autre : si le mental est bon, il va tirer le physique vers le haut. Ce physique renforcé, va permettre d’avoir plus confiance en soi, améliorant ainsi le mental et ainsi de suite. Mais il sera difficile de pousser son corps s’il n’est pas un minimum résistant à la base… d’où la nécessité d’avoir une bonne base physique.


Ps : y’a deux jours, je suis sorti 10 min sans écharpe et j’ai pris froid. Sic.  ::)

14 février 2006 à 14:47:47
Réponse #10

Ancien forum



Posté par clems

Salut a tous,
Don't worry, be happy...dans un camp de concentration, ça doit etre dur a garder en tete.
J'ai lu quelques temoignages de déportés, qui expliquaient que toute envie de vivre les avaient déja quittés, et qu'il ne comprennaient pas comment ils s'en étaient sortis.
Ca fait prendre le probleme a l'envers: psychologiquement, ils etaient déja morts mais c'est le corps qui a tenu, qui a refusé de ceder. L'esprit et le morale au plus bas, c'est la machine et la mecanique qui ont assurés seules les fonctions vitales.

14 février 2006 à 14:54:48
Réponse #11

Ancien forum



Posté par Maximil

Quelques trucs pour s'acclimater au froid :
- Baissez la température de la chambre à coucher progressivement...
- Rincez vous le visage à l'eau froide (rien que çà pas évident au début) puis après quelques temps le corps à l'eau froide (et froide, pas tiède).
- Quand vous sortez, couvrez vous mais restez en bermuda ou short. Les jambes vont s'y habituer très bien (là c'est le VTTiste qui parle  ;D).

Perso, quand je cours par exemple, je suis toujours en bermuda. Sauf s'il neige à gros flocon avec du vent mais là je cours pas.  ;D

14 février 2006 à 14:56:39
Réponse #12

Ancien forum



Posté par EH

Je ne crois pas qu'il y a de régle précise pour la survie.
Certains sont plus armés psychologiquement, d'autre physiquement. Chaque personne qui a vécu un évenement de ce genre a sa propre réponse. Tout le reste n'est que supputation ....  :-/

14 février 2006 à 22:39:28
Réponse #13

Ancien forum



Posté par DavidManise

Ben le froid, c'est clair qu'on s'y acclimate.  Ensuite, dans le phénomène d'acclimatation, il y a une part de psychologique.  Déjà, il y a une sorte de réflexe conditionné qui fait que quand on se retrouve dans une situation de froid et que le cerveau le reconnaît, on se met à produire de la chaleur.  Ce genre de réflexe, chez certains, me semble plutôt être "je vais me peler, je vais me peler, je vais me peler" et à force...  ils finissent par effectivement se peler en restant sur place tous contractés et sans bouger.  

En y allant progressivement (et PRUDEMMENT) on peut réellement s'adapter au froid.  Simplement suivre la saison, et passer beaucoup de temps dehors permet de faire pas mal de choses...

Ciao !

David

16 février 2006 à 21:25:49
Réponse #14

Ancien forum



Posté par NICK

Ca prouve que l on est capable de beaucoup de chose en se persuadent qu on peu le faire(des choses plus ou moins bien)

16 février 2006 à 21:34:07
Réponse #15

Ancien forum



Posté par DavidManise

Moi je pense que c'est plutôt l'inverse...  On est capable de beaucoup beaucoup de choses tant qu'on ne se persuade pas que c'est impossible ;)  

David

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //