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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Scénario chute en montagne  (Lu 8396 fois)

03 février 2006 à 19:02:12
Réponse #25

Ancien forum



Posté par guillaume

Heu dans le cas de Sylvain, ce n'est pas la fracture ouverte (j'entend pas là, une hémoragie, peut-être?) que l'on traite en premier  :-??
Heu Maximil, tu serais pas un moniteur AFPS par zazare?  :D, tout ce que tu as dis m'a rapelé mon cours  :D.
a+
PS: et puis tant qu'on y ai, dans le cas de sylvain, il dit qu'il ne pouvait pas bouger, donc pas de PLS.

03 février 2006 à 19:18:46
Réponse #26

Ancien forum



Posté par evenk

Citation de: Maximil link=1136475974/0#1 date=1136477739
Se nourrir: on s'en fout (ah les jeunes !!  ;D) Tu n'as pas besoin de manger, goinfre. Peut très bien attendre demain voir plus tard dans la semaine

Je ne sais pas exactement dans ces conditions particulieres de grand froid mais en regle generale, en ce qui concerne la faim et la necessite de manger: on a faim et on se sent faible et mal pendant seulement 4 jours. Apres et pendant les semaines qui suivent on n'a plus faim et on est en forme (notamment cerveau, prise de decisions, appreciation de la situation etc). Le systeme digestif est en sommeil.

Merveilleuse solution trouvee par la nature: laisser a un individu un laps de temps raisonnable pour travailler a sa survie et a la recherche de nourriture, temps pendant lequel il ne ressent pas la faim et est en pleine possession de ses facultes et moyens physiques: quelques semaines, je ne me rappelle pas le nombre exact.

Donc le tout est d'etre encore en vie apres le 4eme jour...

C'est quelque chose que j'ai appris dans un cours de survie mais que je n'ai evidemment pas experimente personnellement.

03 février 2006 à 19:23:14
Réponse #27

Ancien forum



Posté par guillaume

Je crois que ça fait parti de la règle de 3: 3 semaine sans manger  ;)
a+

04 février 2006 à 19:29:46
Réponse #28

Ancien forum



Posté par Sylvain

Citation de: guillaume link=1136475974/15#25 date=1138989732
Heu dans le cas de Sylvain, ce n'est pas la fracture ouverte (j'entend pas là, une hémoragie, peut-être?) que l'on traite en premier  :-??
Heu Maximil, tu serais pas un moniteur AFPS par zazare?  :D, tout ce que tu as dis m'a rapelé mon cours  :D.
a+
PS: et puis tant qu'on y ai, dans le cas de sylvain, il dit qu'il ne pouvait pas bouger, donc pas de PLS.


Avec une fracture ouverte du tibia, il me parait impensable de bouger seul. Au mieux, simplement le haut du corps.

J'ai lu aussi quelque chose du genre "au pire, il reste encore le péronné".
Hum.
D'abord, si le choc a été tel que le tibia est cassé, il y a de très fortes chances pour que le péronné y soit passé aussi. Dans mon cas, pour une "simple" fracture du tibia (os sectionné en 2, avec un éclat conséquent qui a sauté, environ 0,5cm entre les 2 bouts d'os sur la radio), le péronné avait 2 foyers de fracture, il était donc en 3 morceaux.

Ensuite, je le répète encore une fois, la douleur engendrée par une telle fracture empêche de faire à peu près tout. Pour vous donner une vague idée, pensez à la douleur intense que vous ressentez quand vous  vous cognez un orteil dans une porte. ça fait super mal non? mais heureusement, la douleur diminue vite...  eh ben là c'est pareil... en pire: la douleur est plus intense ET elle ne diminue pas!
Pendant des heures, elle reste au même niveau... à rendre fou.
J'exagère à peine, car évidemment au bout d'un moment, le signal se stabilise... mais comment dire... ça ne veut pas dire qu'on retrouve ses moyens, on vit dans un délire engendré par la douleur constante.

Alors pour soigner l'hémorragie... perso, j'étais en jean et j'ai su que j'avais une fracture ouverte quand j'ai réalisé que mon jean s'imbibait de sang... J'ai alors décidé de ne pas soulever le tissu, de peur que la vue de l'os sortant de ma jambe ne me fasse tomber dans les pommes.

Une autre précision: tout mouvement risque de faire s'entrechoquer les extrimités d'os brisées, ce qui est renouvelle la douleur, pour peu qu'on commence à s'y habituer...
D'ailleurs à ce propos, un des rares trucs qui m'a soulagé a été de tirer légèrement (pas tout seul, quelqu'un d'autre la fait) l'extrémité de la jambe cassée, ce qui évitait notamment que les os se touchent.

Les pompiers qui m'ont ramassé avaient une atelle gonflable bien fichue. ça permet d'encastrer la jambe cassée dans une gaine stable, le tout de façon assez progressive, ce qui permet à mon avis au blessé de ne pas trop souffrir inutilement.

Ensuite, bien entendu, civière...

Et dans l'ambulance, on leur demande de bien vouloir ralentir, car on sent tous les cahots de la route.

04 février 2006 à 20:43:57
Réponse #29

Ancien forum



Posté par DavidManise

Salut,

Moi je connais un gars qui s'est brisé le tibia et pas le péroné.  Il dit (et je le crois) qu'il a pu se faire une atèle (écorce d'arbre, mousses, duct tape) et une béquille et qu'il est redescendu de la montagne comme ça.  

Bon j'étais pas là, et le gars est un vieux de la vieille qui a pas mal bourlingué, mais n'empêche...  je pense que ça reste humainement faisable avec une bonne dose d'antalgiques et une grosse dose de "j'ai pas le choix"...

Après...  ben certes c'est BEAUCOUP plus facile à dire qu'à faire.

Pour avoir déjà eu quelques fractures, je sais d'expérience qu'elles sont plus ou moins douloureuses selon la manière dont elles sont faites, les endroits touchés, etc.  Plus une fracture est complexe et déplacée/ouverte, et plus c'est douloureux, aussi.  

Ciao ;)

David

04 février 2006 à 23:40:38
Réponse #30

Ancien forum



Posté par Sylvain

Citation de: DavidManise link=1136475974/15#29 date=1139082237
Salut,

Pour avoir déjà eu quelques fractures, je sais d'expérience qu'elles sont plus ou moins douloureuses selon la manière dont elles sont faites, les endroits touchés, etc.  Plus une fracture est complexe et déplacée/ouverte, et plus c'est douloureux, aussi.  


Exacte, je crois que c'est le coeur du problème. Il y a bien entendu des fractures plus ou moins sévères.

Je raisonnais sur le cas d'une fracture ouverte. Je ne m'y connais que moyennement mais quand l'os sort, c'est que c'est mal barré.
Pour des fractures moins graves... là je ne sais pas, jamais essayé  ;) .

N'oubliez pas les antalgiques!

08 février 2006 à 20:40:32
Réponse #31

Ancien forum



Posté par evenk

Aussi on a de la temperature, quand on se fracture quelque chose, donc en plus de la douleur, on est patraque et par moments peut-etre un peu delirant...mais c'est vrai que la temperature n'a jamais empeche le sang-froid et la capacite de decision.

08 février 2006 à 20:47:10
Réponse #32

Ancien forum



Posté par DavidManise

Citation de: evenk link=1136475974/30#31 date=1139427632
Aussi on a de la temperature, quand on se fracture quelque chose

Ah oui ?

Ben ça alors ! :)  J'avais jamais remarqué ce phéomène...  pourtant j'ai eu mon lot d'os pétés.  Remarque, on m'a jamais pris ma température après...  si ça se trouve j'en faisais.

T'as des infos précises là-dessus ?

Ciao !

David

22 février 2006 à 20:34:11
Réponse #33

Ancien forum



Posté par evenk

Depuis que j'etais enfant, quand j'ai ete temoin de blessures d'autres personnes  ou etais moi-meme blessee la question de la temperature etait souvent discutee: fievre=symptome indicateur d'une fracture de l'os. Un signe que le corps se mobilise.

Je n'ai jamais eu de fracture franche (plutot des fissures etc) donc pas d'experience perso. Mais si je me fais tres mal, je me pose toujours la question de la temperature a la suite de la blessure quand je ne suis pas sure si "c'est casse" ou non.

Un medecin ou para-medical pourrait evidemment repondre a cette question de facon certaine.

28 février 2006 à 21:04:00
Réponse #34

Ancien forum



Posté par ambrose

Bonjour à tous !
Voilà je débute un peu dans la survie mais j'en apprends beaucoup grâce à vous.
Je ne sais pas si cela a déjà été évoqué dans un autre post mais j'ai défini pour moi la règle des trois "F".
Faim, Froid, Fatigue. Si je me retrouve dans le rouge dans ces trois secteurs en même temps alors je suis proche d'un dernier "F" : la Fin. Le scénario catastrophe évoqué un peu plus haut ajoute un supplément : la blessure. Je pense qu'il faut d'abord essayer de panser la plaie pour éviter la surinfection. Ralentir le saignement de la blessure par un garrot serait sans doute une erreur si une artère n'est pas touchée. Mais commencer par se soigner c'est aussi un moyen de se donner du temps pour la suite.
A la suite de ce scénario catastrophe j'imagine plusieurs issues possibles.
Mentalement se ressaisir.
Physiquement se soigner.
Elaborer un plan de sortie. Une départementale à rejoindre pour y faire du stop, arrêter une voiture ou faire prévenir d'éventuels secours.

Récemment un accident en montagne est survenu et deux alpinistes femmes se sont retrouvés piégées dans un trou. C'est je crois le téléphone de l'une d'entre elles qui a permis aux sauveteurs de les retrouver. Un autre exemple : Jean-Christophe Lafaille et son ascension d'un "8000". Là c'est le dysfonctionnement de son téléphone-GPS qui n'a pas permis aux sauveteurs de retrouver l'alpiniste.
Ma conclusion c'est donc d'avoir toujours sur soi son portable. En état de fonctionner si possible (réseau ou relai proche et batteries pleines).  

28 février 2006 à 21:15:49
Réponse #35

Ancien forum



Posté par Pierrot

Je dirais que règle des 3 F est une bonne idée puisque ces 3 cas de figure peuvent effectivement transformer une sortie en catastrophe.
Mais de grace, oublie le garrot, comme tu le dis,non seulement c'est une erreur, mais c'est mortel.
Il faut faire un pansement compressif, d'où la nécessité d'avoir une trousse de secours digne de ce nom et son AFPS.  ;)

28 février 2006 à 21:33:17
Réponse #36

Ancien forum



Posté par guillaume

La faim? On a suvent répété que l'important dans l'imédia était la soif  ::): on meurt en 3 semaines de faim et en 3 jours de soif  :o :(.
Mais soif ne commence pas par un F  ;).
a+

28 février 2006 à 22:55:05
Réponse #37

Ancien forum



Posté par Pierrot

Guillaume, même s'il faut 3 semaines pour mourrir de faim, il ne faut pas négliger l'hypoglicémie qui arrivant au moment critique, surtout en montagne, peut énormément aggraver la situation.
Je pense que c'est dans cet optique qu'Ambrose parle de faim.

 


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