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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: L'autre coté de la paranoia (et autres anecdotes)  (Lu 1079 fois)

12 janvier 2009 à 14:24:56
Lu 1079 fois

Cam


C'etait il a quelques mois, á une soirée chez un pote á Lyon,pas mal emeché. Des invités s'en vont, je les raccompagne sur un bout de route puis je les perds (enfin rien de dramatique, ils etaient 3 et connaissaient la ville), je m'arrete á un croisement et scrute les rues voir si je les vois. Je me trouve etre á coté d'une borne velo'v (ces trucs super á lyon et bientot,deja?, á paris ou vous pouvez emprunter un velo), et un type arrive et sort sa cb pour,fort logiquement, emprunter un velo.
Je m'eloigne alors de qlq metres, par politesse, et voila que le mec me sort, "ouais, c'est ca, restes loin". Je lui repond le seul truc qui me vient a esprit, "pardon?". Il rencherit, "restes loin, on dirait pas mais je suis un mechant moi". Effectivement, on dirait pas, c'est un jeune homme tt a fait banal, fringué et coiffé standard. Mais, moi aussi! Je commence a lui expliquer que j'en veux pas á sa cb,mais il continue á marmonner "on dirait pas mais je suis un mechant,moi" et s'en va.
Une anecdote dont l'analyse ne m'a rien appris, mais pretexte á un joli titre a mon poste.

Bon, puis une autre, avec lá une analyse intéressante.
Le soir du reveillon,chez moi. J'ai une quinzaines de potes á diner. On mange, on boit(sans moderation aucune-1ere erreur), on danse, puis comme toutes les filles présentes sont deja en couple, vers deux heures on bouge a la salle des fetes du patelin (5 minutes a pied) ou une soirée est organisée. On retrouve lá-bas d'autres amis, tout se passe bien, on s'amuse, on boit on boit on boit......
Puis y a un gros trou dans mes souvenirs. La suite, je suis en train de rentrer chez moi, seul, des vilains bleus plein la gueule. Mes potes veulent y retourner, je leur dit pas la peine, de toutes facons on tiens á peine debout et je serais pas foutu de reconnaitre qui m'a tapé. Aujourd'hui encore je sais tjrs pas ni qui ni combien ni pourquoi, les infos remontent lentement.
De ce que j'ai pu reconstituer, á un moment mes potes sont partis, ils m'ont laissé (2e erreur,quoique que je comprenne que je les avais vraiment gavé, puis il restait plein de gens qu'on connaissait á cette soirée) par ce que je leur ai braillé(3e erreur) que " j'ai l'habitude de naviguer parmis les clochards et les dealers de londres, c'est pas une bande de pecaires ardechois qui va m'effrayer" (aujourd'hui encore j'ai du mal á croire que j'ai pu dire ca :-\, c'est vraiment, vraiment pas mon genre normalement de lacher ce genre de conneries,enfin je plaiderais l'irresponsabilité comme le prouve le fait que je l'ai crié á l'assistance, qui cela dit, n'etait ni plus ni moins paysanne et ardechoise que moi).
Puis j'ai de vagues souvenirs d'une bousculade et d'une melée derriere la salle,á l'ecart, dans l'obscurité(4e erreur).
Bref. J'ai trouvé intéressant de constater comme il a fallu que je fasse que des conneries, avec une consistance rare, pour que ca en arrive lá.
-si, deja, j'avais maitrisé ma consommation d'alcool
-si, ensuite, j'avais evité de me faire remarquer á cette soirée(donner un motif) (lié á l'alcool)
-si, encore, mes potes ne m'avaient pas laissé seul(donner un moyen)
-si, ensuite encore, j'avais observé un minimum de prudence, c-a-d verifier si quelqu'un me remarque et pourquoi (lié á l'alcool)(donner un moyen)
-si, yoplaboum, j'etais resté la ou il y avait du monde et de la lumiere (lié a l'alcool)(donner un moyen, voir un motif si c'etait une agression gratuite)
-puis y auraient qlq autre si, mais les motivations de mon ou mes agresseurs me restent inconnus(cette bravade absurde, un copain jaloux d'une fille que j'aurais dragué,un embrouille sur une bouteille, des mecs d'un patelin voisin venus foutre la m*rde...differentes theories que j'ai entendu)

C'est interessant de voir que c'est vraiment une chaine de conneries qui permet á la "catastrophe" d'arriver. Et retrospectivement, toutes les fois ou cette chaine de m*rde a été rompue sans qu'on le remarque... Au final, un faible prix á payer(rien de cassé, juste qlq bleus) pour deux bonnes lecons:
-faut vraiment pas s'enivrer comme ca :-\ si j'avais été, meme pas sobre, ne serait-ce que "raisonnablement enjoué", j'aurais pu eviter d'etre sujet á embrouilles ou les remarquer qui se profilaient et me tenir hors de leur portée, et peut-etre j'aurais été capable de me defendre mais j'en aurais pas eu besoin!
-comme illustré avec une ironie magnifique par ma tirade minable, j'habite depuis un an á Londres ou je sors beaucoup et ou j'ai jusqu'ici bien evité les problemes, mais ca ne m'empeche en aucun cas de me faire casser la gueule dans mon patelin ardechois au milieu(enfin, á 30 metres) de gens parmis qui j'ai grandi. Je croyais pouvoir faire des economies de vigilance, bah non!


vos commentaires sont les bienvenus :)


edit:qlq fautes de frappes, etc...
« Modifié: 12 janvier 2009 à 15:42:32 par Cam »

12 janvier 2009 à 14:30:16
Réponse #1

DavidManise


Sorry mais là -->  :lol: :lol:

Désolé pour a gueule...  sérieux...  mais bon c'est trop excellent :lol:

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
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12 janvier 2009 à 14:48:02
Réponse #2

georges


Ben oui voila ce qui peus arriver quant on est australopiteque (dixite Gade)en soirée ou en boite.
De mes 20 ans à mes 35 ans j'ai travillé dans le milieu de la nuit et mes conclusion sont les suivantes les bastons et les probléme sont lié à deux facteurs.

1: La boisson à croire que ca rend plus fort ou invulnérable  :down:
2: La drague

Hormis les groupes de mecs, mais ca on ne laissé pas rentrer histoire de ne pas se retrouver devant une horde de mec venus exclusivement pour la baston.


12 janvier 2009 à 15:41:21
Réponse #3

Cam


Content que ca vous plaise :P et puis encore une fois, rien de grave, qlq bleus, pas cher payé l'experience  :-[

 


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