Je profite de la résurrection de ce fil pour soulever la problématique qu'on dégage des deux pages d'échanges:
L'idée du fil part d'une bonne intention, probablement quelqu'un qui a compris qu'en caricature, le seul traitement efficace de l'arrêt cardiaque de l'adulte est la défibrillation ( le massage est une mesure de survie, suspensive, dans l'attente du choc électrique ou de la réanimation spécialisée. Le débit cardiaque délivré par un massage bien fait est médiocre, et la perfusion des organes nobles est mauvaise... mais au moins ils sont perfusés ).
Le soucis est, comme ça a été justement soulevé, que partir chercher un DSA prendra plus de temps dans l'extrême majorité des cas, que faire venir un SMUR ( moyenne nationale: en 12 minutes sur place après l'appel ).
Voilà pourquoi sont enseignés dans les algorithmes de prévenir les secours avant de débuter la réanimation. Seule une défibrillation précoce donnera réellement ses chances à notre victime. Il arrive extrêmement rarement qu'une personne reprenne d'elle-même un rythme spontané efficace sous MCE... en vérité il s'agit souvent de rythmes agoniques très lents et non efficaces pour la perfusion, ou de bouffées rythmiques qui vont repartir en fibrillation ou asystolie dans les secondes qui suivent - probablement ce qui est arrivé à la victime dont s'occupait Gros Calou -.
Chez l'enfant, il est enseigné de ne prévenir les secours qu'après 5 insufflation et 1 minute de RCP pour les causes que nous connaissons ( le problème est rarement d'origine cardiaque, et les seules insufflations peuvent lui permettre de repartir ).
Passez les formations mais recyclez-vous aussi souvent, pratiquez sur mannequin ou sur le terrain. On ne fait bien que ce qu'on fait souvent.