Un des autres problèmes, c'est que pour l'instant, je ne produit vraiment pas assez de paillis ou d'engrais naturel sur place. J'importe encore beaucoup de choses de l'extérieur, y compris la terre.
Je pense que ça ne s'arrêtera jamais. Ce genre de terre est vraiment mauvaise pour les plantations
Le reste, c'est une alternance de veines d'argile à silex et de craie (se succédant parfois en quelques mètres)... la terre arable ne fait souvent que quelques centimètre et s'érode facilement.
Mon grand-père paternel n'avait pas la chance d'avoir un jardin dans les marais, et toute sa vie, il a été obligé de fumer son jardin, et a rajouté aussi un peu de sable pour l'aérer et la drainer.
Pour ce qui n'était pas cultivé, il a laissé en prairie, il y a des pissenlits, des pâquerettes, du trèfle, des graminées... et de la mousse!
pommiers et prunier, pourquoi pas. Mais il faudrait que je trouve une espèce de taille réduite. J'ai un cerisier, mais c'est tout les ans la galère avec les pucerons et la sorte de chenille défoliatrice qui le dévore.ça me prends la tête! Il faudrait que je plante au pied des arbustes ou des plantes qui les repoussent.
Pour les pucerons, mon père avait remarqué que les rosiers poussant dans la terre où il jetait ses mégots de cigarette (roulées) n'en avaient pas alors qu'il y en avait sur le rang voisin. Peut-être qu'un petit coup de tabac dans la terre aurait de l'effet...?
Dans le coin, on a des vergers (surtout sur les sommets des collines, pour tenir le sol et casser le vent) mais aussi des fruitiers "formés" dans les jardins où la place manque (en centre de villages):
http://mag.plantes-et-jardins.com/conseils-de-jardinage/fiches-conseils/planter-un-arbre-fruitier-forme
D'une manière générale, il faudrait que je trouve une bonne plante couvre-sol, qui me face office de paillis vivant, et des végétaux à racines profondes et puissantes pour aérer la terre.
De la prairie que tu fauches avant la montée à graine: tu peux aider en mettant un peu de mélange de prairie au départ, mais après, elle va s'entretenir toute seule et les plantes les plus adaptées prendre l'ascendant sur les autres. L'avantage de la fauche (à la main, pour ta surface), c'est que tu peux récupérer l'herbe pour pailler. Je te recommande de laisser sécher un peu avant de ramasser: si tu l'installes en paillage encore vert, ça va pourrir et devenir acide... pas bon!
Ce n'est pas un hasard si on avait des prés à moutons, c'est le meilleur moyen de stabiliser une terre exploitée peu riche, avec en plus un réseau de bocage.
Mon meilleur ami du coté de Montmorillon a des terres encore plus ingrate et à part l'élevage de mouton, y a pas grand chose. Certains se sont mis aux céréales, mais au bout de 4 ou 5 ans, l'humus apporté par l'élevage a disparu et la terre est presque inculte.