La saison de la cueillette des champignons arrive, et ceux-ci sont déjà de sortie

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Petit sondage du jour:Sans vouloir sombrer dans la parano, on a tous vu entre autres les images de la dispersion de nuages radioactifs de Fukushima. A priori, on est pas plus radioactifs que d'habitude

... mais qu'en est-il des champignons qui "extraient et stockent la radioactivité" des sols ? Au delà des infos contradictoires que l'on trouve sur le net, je voudrais savoir si la radioactivité des champignons est une variable que les forumeurs DM prennent en compte... ou pas !

En cas de pollution radioactive, le champignon constitue un aliment a risques. Contraint de puiser ses nutriments dans le sol, il a developpé une forte capacité d'extraction, et s'est doté de systemes enzymatiques performants. L'absorption s'effectue grâce à des récepteurs spécifiques situés sur les membranes du mycélium. Capable d'extraire les éléments, stables ou radioactifs, présents dans son substrat, le champignon a également la particularité de les accumuler grâce à un métabolisme assez lent.
Les végétaux chlorophylliens sont généralement bien moins contaminés que le sol dans lequel ils poussent : l'extraction racinaire du césium radioactif est faible. Chez certaines espèces de champignons, le phénomène s'inverse : le mycélium parvient à concentrer le césium. Une étude portant sur les trois premiers centimètres du sol a montré que le mycélium représentait, en moyenne, 5 à 6% de la masse du sol mais contenait plus de 30% du césium.
Les 900 analyses de champignons effectuées par le laboratoire de la CRII-RAD ont permis de classer les espèces étudiées en trois groupes : espèces généralement peu contaminées, comme le rosé des prés et la morille; modérément contaminées comme la trompette de la mort et le cèpe de Bordeaux; espèces à fortes capacités de concentration, comme le bolet bai et le laqué améthyste.
Chaque espèce possède en effet plusieurs caractéristiques qui vont influer sur sa capacité à concentrer le césium. Parmi les principales, on distingue :
- L'équipement enzymatique
- L'habitat : prairie, clairières, ou au contraire forêts de feuillus ou de conifères
- Le mode de nutrition : certaines éspèces poussent sur les souches, d'autres sur le sol; celles qui vivent en symbiose avec les arbres pourront être influencées par la physiologie de leur hôte
- L'inplantation du mycelium : selon qu'il prospectera un horizon superficiel ou profond, il recontrera plus ou moins de césium. De façon générale, dans les sols forestiers, ou les sols de montagne pauvres en nutriments, le césium reste concentré dans la litière et les premiers centimètres du sol. Il progresse peu en profondeur, car il est intensement absorbé et recyclé.
http://atomic-champi.pagesperso-orange.fr/champis.htm