Je retiens d'une formation amiante de 3 jours (boulot au contact ou présence d'amiante dans isolants canalisations, revêtements sols etc) et de quelques lectures :
- si une exposition risque d'entrainer une pathologie d'autant plus qu'elle est à des doses élevées et répétées, il suffit d'une seule particule et un manque de chance pour y avoir le droit aussi en dépit des statistiques - parallèle à faire avec la remise en cause dans le monde scientifique de la notion de dose limite pour un certain nombre de toxiques
- la pathologie n'est pas systématique et elle intervient des années - décennies par la suite, on évitera avec raison l'argument "j'ai testé, même pas mal"
- l'exposition est minime dans le cas des revêtements, plaques tant qu'on les tripote pas (percage etc)
- l'exposition est très nettement plus importante en présence de flocage (isolation projetée au plafond) par destruction progressive de celui-ci et émission de poussières ce qui est LE risque ; et donc idem pour toute autre production de poussière type travail-soufflage sur les freins dans le temps, gratter des joints, défaire des isolants de tuyauteries, percer une dalle etc.
- le coût des procédures et matériels de désamiantage est juste dément
(on se refait pas une virginité sans frais), pas pour rien qu'on recouvre les revêtements de sol par une nouvelle couche et HOP, problème résolu. Du moins pour les utilisateurs au quotidien.
- une formation sur le thème est anxiogène, mais sauf exception le risque est faible ; ca n'empêche d'ailleurs pas un démontage soigneux de poulailler sans station spatiale...
- si ta déchetterie n'accepte pas l'amiante, se renseigner sur les déchetteries alentours
- une incompréhension totale sur la continuité (et augmentation ?) d'utilisations massives de toxiques connus ou supposés dans tout les domaines (bouffe, construction, parfumerie, vêtements etc etc etc) alors que des alternatives plus neutres et viables existent.
Pour ce qui est du meulage de plaques d'amiante : le gros avantage est que ça se fait en extérieur, du coup le vent peut aider à disperser tout ça. Mais sinon le danger est le même, et les risques de pleurésie bien réels.
Si meuler en extérieur limite les risques pour soit-même, les particules aimantées ne disparaissent pas pour autant. Elles se baladent juste dans la nature, c'est cadeau.
La cassure de plaques quand c'est possible me semble provoquer moins d'émissions et rejets, que ce soit pour soi-même ou les autres.
Concernant l'incendie et les interventions dont il est question je n'y connais rien mais il me semble que l'émission de poussière lors d'un tel évènement n'est pas négligeable. Quid de l'état des plaques ?
Après en plein air et si tu es bien situé, comme lors de fukushima : aucun risque, le vent souffle dans le bon sens.
Mais bon à priori la dose paraitrait plutôt faible. La durée d'exposition réduite. Et donc le risque. Et de toute façon, tu ne peux rien y faire !
Comme disait l'autre : don't worry 'bout a thing 'cause every little thing's gonna be alright
Avis tout personnel mais que je partage néanmoins généreusement : surement d'autres leviers pour vivre plus longtemps en meilleur santé que s'inquiéter sur ce risque précis.