Je comprend parfaitement l'argument selon lequel , en personne responsable et ayant un usage cohérent et raisonnable d'un couteau , on puisse ne pas avoir envi , voir même trouver gonflant d'avoir à se justifier ou de devoir prendre des gants avec ceux qui ne sont pas familier de ce type d'outil , hors de la cuisine et de la salle à manger .
Mais je me remémore une discussion que j'ai eu avec le patron d'une armurerie que beaucoup doivent connaitre ici ( situé à coté d'un opéra parisien

) .
Il me parlait du malaise qu'il avait pu avoir , assez régulièrement devant des clients intéressés par certains de ses produits .
Le point commun entre une personne raisonnable , familiarisée avec les couteaux , et une autre , instable ou peu recommandable , c'est que les deux , n'auront pas de problème pour en porter un sur eux .
Si je ne me sens pas tranquille , devant un type qui me sors un couteau , pour différents facteurs (feeling , inadéquation du moment etc) , j'essaierais de ne pas le montrer , car cela pourrait être perçu comme une faiblesse , mais je m'en battrais les gonnades de passer en mode orange (voir rouge).
Pour des raisons personnels je fréquente un milieu ou le port du couteau est assez courant . Du coup , là ça ne choque personne d'en sortir un et même étonnament , pendant un moment de tension . Je n'ai jamais vu une situation vraiment dégénérer . J'ai entendu des histoires , mais les "débordements" restent extrêmement rares , car le courage , est plus dans leurs slips , que dans la poche de leurs pantalons (ok pas seulement , je caricature

)
Pour élargir le débat sans faire dans le h.s.(j'espère), car c'est aussi une discussion que l'on à souvent entre nous , quand il s'agit de discrimination ( pour le port d'un couteau , la communauté .....) soit on décide d'effectivement s'en balancer , ce qui prive d'un échange , même si souvent on ne perd rien (mais quand même ) , soit on accepte la peur de l'autre , ce qui le dérange , et on cherche à comprendre par quel angle de réalité l'autre vous aborde . Le but devient alors de faire observer l'objet de la discrimination dans toute sa perspective .
Et si je suis utilisateur ( et non pas uniquement porteur ) d'un couteau , si je suis manouche , ou si je suis passionné de tricot , moi , je possède forcément une vision plus riche , plus complète , et donc sans fantasme . S'ouvrir devient alors un acte militant . C'est pourquoi encore une fois , comme ce n'est pas un acte neutre , je respecte tout à fait le droit de s'en foutre . Après tout , on à tous quelque chose d'autre à foutre et si on ne se plaint pas de la situation (syndrome du : môman pas juste ) , c'est l'autre qui à un problème .
Dans les deux cas c'est pour moi une attitude de personnes de caractères . Et d'ailleurs ils oscillent souvent entre les deux , suivant si ça les gonflent ou pas . Mais pour moi un Homme se définit plus par la façon dont il mène sa vie , que par ses à priori sur un sujet donné (même si parfois sa me fait mal au c.. de passer de la théorie à la pratique

)