Je suis, entre autres attributions, chargé de la sécurité et la sûreté d'une administration qui accueille des publics parfois difficiles car cela va de la grande précarité financière qui peut faire péter les plombs, aux toxicos et malades mentaux en passant par les vrais connards qui veulent se payer des "fonctionnaires" (que nous ne sommes pas d'ailleurs) ou une supposée émanation de l'état.
- nos agents sont équipés d'un système d'alerte (dont je ne livrerai pas le détail ici) quand il perdent le contrôle de la situation
- une procédure existe qui prévoit d'abord l'intervention du n+1
- le n+1 peut faire appel à nous et/ou à la police s'il sent que ça va dégénérer
- pour corser le tout, nous sommes enclavés entre 5 cités sensibles
- les personnels chargés d'intervenir ne sont pas des personnels dédiés à la sécurité et l'effectif disponible à l'instant T peut varier de 5 à 1
Entre autres contraintes, nous devons :
- protéger le personnel
- puis le public
- veiller à notre propre sécurité
En dosant strictement la réponse à la menace pour éviter une publicité fâcheuse, des représailles (déjà arrivé) et accessoirement de perdre nos jobs. Donc quid d'actions préemptives.
La formation est accès sur la négociation, la stratégie et tactiques de positionnement en équipe afin d'inciter plus que de contraindre. Les intervenants sont choisis pour leur capacité d'empathie, de sang froid et de dissuasion et sont expérimentés.
Nous avons du, à de nombreuses reprises, désarmer et "raccompagner" ou isoler en attendant les tuniques bleues.
Le propos n'est pas ici de dénoncer un fait de société ce qui n'avance à rien ou de faire un inventaire à la Prévert des bonnes idées, mais j'aimerais bien avoir le retour d'autres personnes ayant des expériences professionnelles réelles en la matière, au besoin par MP, afin de réfléchir et d'améliorer ce qui peut l'être.
Merci d'avance.
