Salut,
Tu as raison de préciser le cadre d'utilisation. Dans des conditions de mauvais temps :
Pour le plaisir de la ballade....sauf si mon spleen est max, je reste à la maison.
Pour la situation cynégétique : La motricité fine est nécessaire, donc grand confort. Le FOMEC BOT doit être géré. Les coins sont généralement pourris. L'immobilité est requise pendant plusieurs heures, mais avec des phases de déplacement rapides...Cela entraîne des contraintes spécifiques, pas toujours au top de la technique actuelle de la randonnée.
Pour la "survie" (là, j'imagine) : il faut tenir 3 jours. Ponchos/couveture de survie, abris, feu, eau....avoir prévu le poncho/couverture et de quoi faire un feu avec un couteau c'est bien. Ce ne sera pas confortable....mais si cela l'était, ce ne serait pas de la survie.
Pour une rando : Moi, je ne suis pas maso, j'aime mon confort. La réponse comprends du savoir-faire et du matos.
Pour une rando light : c'est souvent le cas pour moi car je n'ai pas la top forme, donc je voyage le plus léger possible. Sur quelques jours seulement, normalement la météo est fiable. Le long cours en light (PCT), je ne connais pas...
On est ammené à faire un compromis sur le confort et la solidité. C'est vite cher.
Pour le raid light : J'entends par là l'épreuve sportive, d'ou allègement maximal. J'imagine que cela recoupe le rando light, sauf que la performance et ta condition physique te pousse à accepter un niveau élevé d'inconfort/douleur.
La situation mili : J'ai juste une connaissance de SN. Donc mes propos sont des spéculations intellectuelles...
Là, c'est la mission qui compte. Donc si tu as le choix entre un duvet de 2kg confort ou 250 cartouches+un duvet 1kg. Sous réserve que l'hypothermie ne vienne pas compromettre la mission, tu adoptes la solution n°2. La survie au-delà de la mission peut être considérée comme secondaire dans certains cas, me semble-t-il.
Ceci dit, pour durer, il faut être confortable....superman, c'est au cinéma. Quand c'est vraiment la m*rde, celui d'en face est aussi entraîné et équipé que toi...les lopettes ou les gars sous équipés ont déjà filé leur obole à Charon.
Le moral Les forces de l'esprit font la différence
La situation mili entrainement : Un sergent chef avait plaisamment résumé la doctrine : "la sueur épargne le sang". Incidemment, il avait une grande conscience professionnelle. T'étais là pour souffrir, la limite était la blessure.
Dans cette optique, si tu étais top forme dans le groupe et avait un grand sourire quand les petits copains se trainaient.....tu avais en général droit à un bonus de 9.750 kg !
Donc tu en ch*ait.....c'était dans le contrat. La recherche de l'inconfort était constante.
La situation "stage" : C'est plus délicat. Personnellement, autant j'acceptais d'assumer un risque dans la situation précédente, autant je ne suis pas ok pour un stage....
En fait le pb pour moi, c'est de tester des solutions nouvelles lors d'un stage (assistance éventuelle de l'instructeur) et de ne pas faire des choix trop confort....sinon je reste à la maison.
*Cela explique, par exemple, la nuit en plein vent avec mon voisin lors du stage de Printemps....
*Pour le stage de Dié, outre que le choix de l'hôtel impliquait une réservation précoce avant que l'on parle de bivouac, je venais pour la première fois à un stage ACDS. Face à l'inconnue du challenge physique et compte tenu que je suis moins leste sur le ushiromawashigeri qu'il y a une vingtaine d'année: j'ai maximisé mes chances de durer. Donc, Hôtel.
La situation randonneur "pauvre" : J'ai testé. Tu as le choix entre ne rien faire et y aller avec le peu de matos que tu as.....Il faut bien que jeunesse se passe
