Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Nos haches, no scies, nos abris et nos feux  (Lu 1988 fois)

02 mai 2011 à 15:07:03
Lu 1988 fois

Pierr


Bonjour

Je voudrais partager une certaine gêne devant les multiples sujets traitant de:
- hache vs scie vs couteaux de camp
- feux
- cabanes, caches
- ...

Certains d'entre vous évoluent peut-être dans des milieux vastes, sauvages et fortement boisés. Ils ont peut-être besoin de ces outils comme assurance vie. D'autres sont peut-être propriétaires d'une parcelle ou ont l'accord du propriétaire.

Mais je pense que la plupart d'entre nous se baladent simplement dans les forêts françaises, domaine de l'Etat ou propriétés privées. Et là ça me gêne un peu. Quand je croise une petite cabane faite par des gamins cela ne m'embête pas. Deux, ça passe. Une demi-douzaine de grosses cabanes couvertes de branches de sapin fraichement coupées, de grosses traces de feux (quand ce n'est pas un joyeux tas de braises rougeoyantes qui prennent au bas mot 30 litres d'eau à refroidir), là ça m'énerve.

Ramasser un peu de bois mort pour un micro-feu, couper un rejet de noisetier pour faire un bâton, ramasser des restes de bûcheronnage pour sculpter un bol ou un manche de hache, je peux comprendre. Abattre un arbre dans une forêt domaniale, ça je ne veux pas comprendre.

Et évidement, au-delà de mon sentiment personnel, il y a quand même une loi.

J'ai conscience que beaucoup d'entre nous y font attention. Je pense (j'espère!) aussi que beaucoup de ceux qui viennent discuter le pour et le contre des outils tranchants restent pas mal dans le fantasme et aiguisent leurs haches sans trop les utiliser.

Pour randonner en Europe de l'Ouest, pas besoin de couteau, pas besoin de feu. Une cuillère, un tarp et un sac de couchage font très bien l'affaire. Un réchaud à gaz ou à bois si vous voulez, mais on peut aussi manger froid durant une semaine sans trop de souffrance.

Je ne suis pas un extrémiste du "leave no trace". J'aime le "bushcraft" mais je me mets des limites. A vous de voir pour vous.



02 mai 2011 à 17:07:52
Réponse #1

Grenouille


Bonjour Pierr,

Ton message m'interpelle parce que sur le fond je suis tout-à-fait d'accord avec toi. Mais je n'ai pas l'impression que les membres de ce forum soient de ceux qui laissent derrière eux les traces que tu décris. Je pense que beaucoup ici partagent avant tout le respect de la nature et, j'espère, considèrent les arbres comme des "êtres vivants". Il me semble avoir lu a plusieurs reprises, de différentes personnes ici, le rappel que sauf situation effective de survie on évite de couper du frais. Personnellement j'ai déjà du mal à tailler mes propres arbres, même quand je sais qu'ils en ont besoin! Alors tailler dans du frais pour un bivouac d'une nuit ou deux  :'(

Si dans ton coin tu croises des abattages saccagements d'arbre (visiblement pas ONF ou bûcheron mais plutôt bourrin), des reliques de grosses cabanes en nombre et des traces de feux démesurés, je te plains beaucoup, ça fait mal au cœur. 

La question du port et usage d'outils coupants c'est une autre histoire, hein  ::) mais encore une fois c'est d'après moi plus une question d'éducation et de responsabilité personnelle....c'est le bras au bout de l'outil et le cerveau (ou son absence) au bout du bras qui cause des dégâts.

Pour randonner en Europe de l'Ouest, pas besoin de couteau, pas besoin de feu.

Là je pense que tout le monde ne sera pas d'accord avec toi.

En tout cas, j'espère que l'essentiel de ton message servira de rappel à tous ceux qui en auraient besoin qu'il faut se comporter comme une partie du grand tout, pas comme un espèce supérieure qui peut disposer comme elle l'entend de toutes les autres ressources vivantes

Arboricolement votre!





03 mai 2011 à 12:37:19
Réponse #2

CryptoPanda


Dans mon edc, un « suisse ».
Dans mon « fond de sac » de rando, un petit fixe et une scie pliante.
Dans mon bob, un gros fixe, une scie pliante, une hachette et une pelle.
Ce sont des outils choisis selon la probabilité d’usage en mode « dégradé »
Si j’ai du gaz ou de l’alcool à brûler, je ne perds pas mon temps à couper du bois… Si je n’en ai plus, alors je peux (outils) et je sais (techniques) allumer un feu avec les ressources accessibles sans sal*per pour autant mon environnement… ou manger froid…
Tant que mon tarp ne sera pas déchiré, que je trouverai deux points d’ancrage pour mon hamac et que mon duvet sera sec… Il ne me viendra pas à l’esprit de me faire un abri de branches, même avec l’expérience ludique du « cabannage »…
Ce n’est pas parce que je peux que je dois…
Hors d’une réelle situation de survie où nécessité fait loi, rien ne justifie de « marquer le territoire ». Si on désir être secouru, le « leave no trace » est peut-être contre-productif ???
Si ce forum offre la possibilité de se préparer, de s’entrainer, d’apprendre et d’échanger (des techniques et aussi des références de matos)… Il me semble aussi véhiculer prudence et respect, pour soi, pour autrui et bien sûr pour notre petite planète déjà un peu fatiguée.
Mais bon, faut aussi prendre ses responsabilités… :-[ J’ajouterai donc qu’une hache n’est pas indispensable pour faire un gros abri « moche », pas plus qu’un firesteel pour faire un trop gros foyer pour un barbecue forestier (je parle de grillades, pas d’incendie)… Hein grenouille ??? Faut assumer nôt’ jeunesse !!! ;) A notre décharge, on a grandi… et notre dernier bivouac commun (Ah ! les petites rivières basques…), feu pour repas de cinq personnes et spot pour deux hamacs, n’aura laissé comme trace qu’un empilage artistique d’une demi-douzaine de galets de rivière…
On prends conscience... on s'améliore... et on aime la ferraille... ;#

03 mai 2011 à 14:14:19
Réponse #3

macagnaman


mon avis, mais qui n'engage que moi et faut reconnaitre que je ne suis pas non plus un expert.
En fait... peut on parler de bushcraft dans le bois jolie de la commune du petit pont ?
D'ailleurs peut on parler de buschcraft en france, il est où le bush ? en australie répondrons les coquins., ou au texas si on parle de george w. Bon, la plupart des zones boisées en france sont elle "sauvages", y en a pas mal, mais y a aussi beaucoup de bois (déja un bois c'est pas une foret) taillés au biseau, et qui n'ont rien de sauvage dans le sens en auto gestion. Quand on est pas en montagne, que les sous bois sont propres car entretenus, les arbres alignés et séparés par un chemin de ballade.... on est pas perdu, on suit le chemin et on arrive quelque part. Après si on se retrouve dans le vercors, dans les alpes, sur un GR un peu ardu ou autresb (la liste n'est pas exaustive) là c'est pas  pareil.
Pour une ballade familliale tout cela n'a effectivement pas de sens, après si on part dans la "vraie" nature, c'est à dire celle ou y a pas de chemin municipaux, mais soit rien soit des sentiers de chasseurs ou de chèvres, on peut plus aisement imaginer avoir besoin de quelques outils. Sinon je te rejoins, un équipement de bucheron et l'abbatage qui va avec pour une sortie au bois de boulogne.... encore que pour se planquer ou faire un feu pour repousser une attaque de trav'  :lol:
J'ai le sentiment, mais là aussi autant ai-je mal compris, qu'en fait tu souhaites peut être faire la déifférence entre une situation de danger dans une zone forestière, montagneuse etc etc mais réellement "non civilisé" dans le sens premier du mot , c'est à dire au dela de l'aire de la "cité" et non pas le petit bois à coté du gros village coincé entre deux routes nationales.
La responsabilité est la conséquence logique de notre liberté.
(J.P Sartre).

03 mai 2011 à 16:45:35
Réponse #4

Patrick


Bonjour

Je voudrais partager une certaine gêne devant les multiples sujets traitant de:
- hache vs scie vs couteaux de camp
- feux
- cabanes, caches
- ...

Certains d'entre vous évoluent peut-être dans des milieux vastes, sauvages et fortement boisés. Ils ont peut-être besoin de ces outils comme assurance vie. D'autres sont peut-être propriétaires d'une parcelle ou ont l'accord du propriétaire.

Mais je pense que la plupart d'entre nous se baladent simplement dans les forêts françaises, domaine de l'Etat ou propriétés privées. Et là ça me gêne un peu. Quand je croise une petite cabane faite par des gamins cela ne m'embête pas. Deux, ça passe. Une demi-douzaine de grosses cabanes couvertes de branches de sapin fraichement coupées, de grosses traces de feux (quand ce n'est pas un joyeux tas de braises rougeoyantes qui prennent au bas mot 30 litres d'eau à refroidir), là ça m'énerve.

Ramasser un peu de bois mort pour un micro-feu, couper un rejet de noisetier pour faire un bâton, ramasser des restes de bûcheronnage pour sculpter un bol ou un manche de hache, je peux comprendre. Abattre un arbre dans une forêt domaniale, ça je ne veux pas comprendre.

Et évidement, au-delà de mon sentiment personnel, il y a quand même une loi.

J'ai conscience que beaucoup d'entre nous y font attention. Je pense (j'espère!) aussi que beaucoup de ceux qui viennent discuter le pour et le contre des outils tranchants restent pas mal dans le fantasme et aiguisent leurs haches sans trop les utiliser.

Pour randonner en Europe de l'Ouest, pas besoin de couteau, pas besoin de feu. Une cuillère, un tarp et un sac de couchage font très bien l'affaire. Un réchaud à gaz ou à bois si vous voulez, mais on peut aussi manger froid durant une semaine sans trop de souffrance.

Je ne suis pas un extrémiste du "leave no trace". J'aime le "bushcraft" mais je me mets des limites. A vous de voir pour vous.



Je comprends ton point de vue et je partage le fait que le Bear grylls fait décidément beaucoup de dégats tellement ils sont nombreux à faire des cabanes avec des arbres eb parfaite santé. Mais, sur ce forum on espère aussi faire en sorte que d'aucun puissent se soritr d'une mauvaise passe et devoir, dans l'urgence, peut-être s'abriter, se chauffer et se nourrir. Dans notre neau pays qui n'est ni le bush australien ni le désert de mojave, le nombre de personnes qui se blessent gravement ou décèdent chaque année est tout bonnement effarant, ceux qui se perdent hallucinant. Alors il vaut mieux avoir le matériel permettant de faire face en mode dégradé, s'y entrainer pour palier ces incidents.

La plupart des incidents graves n'arrivent qu'une fois, devrait il falloir se retrouver sans options en pareil cas ?

De la même façon te ballade tu sans la moindre trousse de secours au motif que tu n'en as pas encore eu besoin ?

03 mai 2011 à 17:27:34
Réponse #5

Pierr


Merci de vos réactions. Je n'ai pas de problème avec le fait qu'on s'équipe pour parer à l'imprévu. Je prends une trousse de secours, oui.

Je réagissais simplement à quelques fils récents (Qesqu'y est mieu couteau,hache,machette....???, hachette hache ou s'en passer ?) où se dégage parfois que ce sont des outils (haches, machettes, scies) ou pratiques (cabanes, caches) normales et donc courantes.

Que l'on apprenne à utiliser l'outil ou à faire des abris, de manière raisonnée et sur un terrain adapté, d'accord. Qu'on achète une hache pour l'amour d'un bel outil, pas de problème. Mais je crains que pour certains lecteurs (peut-être plus jeunes ou qui ont pris moins de recul) ces discussions ne traduisent une banalisation de ces pratiques.

Donc à ceux qui se demandent si une hache c'est mieux qu'une machette, j'ai parfois envie de dire d'acheter une paire de jumelles et un guide sur les fleurs sauvages. Mais ce serait hors sujet, alors je me tais.

05 mai 2011 à 14:58:14
Réponse #6

Nirgoule


Pour randonner en Europe de l'Ouest, pas besoin de couteau, pas besoin de feu. Une cuillère, un tarp et un sac de couchage font très bien l'affaire. Un réchaud à gaz ou à bois si vous voulez, mais on peut aussi manger froid durant une semaine sans trop de souffrance.
Le couteau et le feu ! Ouais mais là tu nous enlèves deux attributs sans lesquels le forum ne serait plus ce qu'il est.

Cela dit, si chaque WE dans ce pays (F) il y a 4000 pélerins qui se mettent à abattre des arbres et enfumer nos forêts... va se passer quelque chose. Nos amusements doivent rester exceptionnels, discret et à la fin de la partie tout doit être en ordre, mieux que nous ne l'avons trouvé.

En dehors de l'exceptionnel, je rejoins donc Pierr, pas besoin de hache, de couteau de camp et de feu pour se lancer dans la verte et se faire plaisir.

"Vous les français vous ne doutez jamais de rien."
"Je doute toujours mais je ne désespère jamais." Maigret

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //