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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Bon concrètement, on peut faire quoi au quotidien ?  (Lu 6350 fois)

11 novembre 2007 à 21:53:34
Réponse #25

SurvivalFred


Un peu de légèreté (effaçable) dans le sujet, jsute pour relativiser :

Citer
on irait en famille bosser aux restos du coeur ou autre assoc un soir de noel, de réveillon ou lorsque ce sera la grosse misère.

Pas c*n le plan pour un repas de réveillon à l'oeil  :lol:

Citer
- Ne jamais promettre un truc qu'on ne pourra pas tenir, que celà soit un cadeau, une punition ou un acte.

C'est clair, si tu lui promets de lui démonter la tête s'il touche encore à ton PlayBoy, il faut le faire  :evil:

Citer
- Si on menace d'une punition et que la limite est franchie par l'enfant, appliquer la punition. Meme si on se sens c*n de jeter à la poubelle pour 100 euros de jouets

Ben, alors tu files un SMS, que j'aille faire les poubelles, j'aime vendre sur e-bay  :lol:

Citer
Tu améne ton gosse au Darfour

J'ai pas pigé, c'est Darfour le pays ou la vie ne vaut pas cher ou chez Carrefour, le pays où la vie est moins cher ?

Bon, voilà ... c'était la minute, tout n'est pas moche, y'a aussi un peu d'humour qui fait du bien  ;)

OK, je suis déjà dehors ...

Fred
 

Vous êtes trop devant votre écran d'ordinateur, allez donc pratiquer dehors !!

11 novembre 2007 à 22:18:18
Réponse #26

dents-de-sabre



12 novembre 2007 à 13:03:50
Réponse #27

jilucorg


Salut,

Pour alimenter la réflexion sur les victimes et leurs agresseurs, sur "les jeunes" et les questions éducatives, le rapport de victimation 2007 de l'Observatoire National de la Délinquance (récupérable ICI) nous apprend ceci :

------------------------------------------------
Le nombre de personnes ayant été victimes
d’au moins un acte de violences physiques en
2005 ou 2006 est évalué à plus de 1,6 millions,
ce qui correspond à 4,7 % des personnes de 18
à 60 ans. On compte d’une part 930 000 victimes
de violences physiques commises par une personne
qui ne vit pas avec elles, dites violences
hors ménage, et d’autre part, 820 000 victimes
d’un auteur qui vit avec elles (violences intra
ménage). Ce sont respectivement 2,6 % et 2,3 %
des personnes de 18 à 60 qui ont déclaré avoir
subi des violences hors ménage et intra ménage,
sachant qu’il existe quelques cas de cumuls
(0,3 % des 18 à 60 ans). Peu ou mal connue
jusqu’à aujourd’hui, la violence physique à
l’intérieur des ménages se révèle comme un
phénomène d’une fréquence comparable à
celle des autres violences physiques.

Ces estimations ont été obtenues auprès d’un échantillon
de plus de 11 200 personnes de 18 à 60 ans interrogées
au cours du premier trimestre 2007.

-----------------------------------------------


jl.

12 novembre 2007 à 21:20:43
Réponse #28

bison solitaire


Concrètement, je peux décrire ce que je fais tous les jours de la semaine.
Lever à 06h00. Douche et petit déj sans faire trop de bruit pour ne pas réveille trop tôt la bout'chou.
Pour elle lever vers 07h00.
07h30: j'emmène ma femme au boulot et ma fille à la crèche.
08h20: je suis au boulot (je commence à 09h00, ce que je fais en paperasse pendant le délais c'est pour la gloire).
On part en voiture, désolé pour les inconditionnels des transports en commun (peut-être que lorsque les poussettes seront prises en compte...).
Et puis là ça fait déjà un petit moment en famille, mine de rien.
Ma moitié finit son boulot aux alentours de 17h00: récupération de la bout'chou et là par contre retour en transport (faisable au retour mais pas à l'aller), parce que je finis à 19h00 (18h00 au plus tôt quand tout va bien). 3/4 de marche via le bois de Vincennes: du coup la gamine a quand même sa balade.
Dès que j'ai fini je rentre, et je n'ai envie que d'une chose: que ma fille s'assoit sur mes jambes repliées en tailleur et qu'on "lise" tous ces petits bouquins (lecture c'est un bien grand mot, hein, mais c'est elle qui nous les apporte et elle qui tourne les pages). C'est vrai, je ne vais plus au dojo, mais les kyokuns du karaté insistent notamment sur le fait d'être responsable. Serais-je responsable si je laissais faire tout le travail à ma moitié ou si nous avions recours à des nounous (de toutes façons on n'a pas les moyens pour une nounou)? Pis j'ai un bon créneau entre midi et 14h00, j'entretien ma carcasse à ce moment là.
19h30-20h00: dodo.

C'est sans doute un peu égocentrique tout ça, mais je tiens à profiter de ma fille, je veux être présent pour elle, je veux la voir sourire et éclater de rire tous les jours. J'irais même jusqu'à dire que j'ai hâte de revoir ses devoirs avec elle, ben ouais.

Et quand je la garde, je la laisse s'exprimer, crier si elle veut, grimper partout tant que ce n'est pas dangereux pour elle, et danger ou pas je suis à côté.
Pour l'instant deux personnes nous ont fait savoir qu'ils la trouvaient un peu pénible... On s'est senti un peu coupable, mais ma femme et moi on sait ce que c'est que de perdre sa confiance en soi, et on veut pas que ça lui arrive... Puis flûte un bébé, c'est pas une poupée. Elle comprend parfaitement le "non" mais le prend pas toujours au sérieux.

Désolé de m'étaler, y'a plein de hors sujet.
Mais à travers ces anecdotes, j'illustre mon accord avec fabsah et Survivalfred: présence, livres, importance du sommeil, une certaine liberté...

Au fait Survivalfred, j'ai lu tes "directives"... PAPA C'EST TOI?????

13 novembre 2007 à 11:43:01
Réponse #29

Anke


Hum, pour ma part, je ne suis pas directif.ça ne veut pas dire que les gamins vont faire ce qu'ils veulent non plus. J'ai fait comme tout le monde ici, présence, partage, exemples pour transmettre ce qui me paraissait utile pour eux ( avec mes valeurs). J'ai toujours insisté sur la fierté du travail bien fait, sur l'honnèteté, et la franchise, le sens du devoir et j'ai essayé que tout ça c'était déjà une récompense en soi. J'ai donc réussi à faire passer des trucs, d'autres non. A l'adolescence, j'ai accepter de passer parfois pour le sale c*n de service, parce que on arrive aussi à se construire à partir de la révolte. Le point essentiel, pour moi, c'est que j'ai toujours respecté l'opinion de mes gosses, ne serait-ce que pour mériter leur respect de mes opinions. Quand je me suis trompé, je n'ai pas toujours fait machine arrière sur la forme, car mes erreurs étaient de bonne foi( si j'ai fait comme ça, fils, c'est parce que je t'aime et que je pensais que c'était mieux pour toi. Ou bien, ne te voyant pas revenir à l'heure, j'ai eu peur tellement je t'aime). ça a au moins montré que l'on est faillible, perfectible, en "devenir", on pourrait dire "en marche". Et surtout ça a pu leur montrer qu'ils pouvaient avoir raison et que moi, leur père, ave tort, leurs arguments m'apportaient "un plus" et me permettait d'avancer, voire de découvrir.
Père ou mère, ce n'est pas un métier. Y'a pas de formation, ni de salaire. Je pense que l'on est père dans sa tête bien avant de l'être pour de vrai( pour nous pas de grossesse, faut qu'on se démerde autrement !), c'est une façon d'être. A la fois veilleur, gardien, flic, nounours etc... C'est tenter de donner à nos gosses ce qu'il y a de meilleur en nous, pour qu'à leur tour, ils deviennent des hommes ou femmes plus libres qu'on a pu l'être. Quand j'entends libre, c'est libre de ses choix.
Et c'est à nous qu'il incombe de le faire, ni aux profs( eux, je les chargent de donner à mes gosses des connaissances que je n'ai pas), ni aux papy-mamy( eux sont là pour le "fun", leur apprendre plein de conneries - lancepierre, la pêche avec rien, les crêpes et la vraie confiture etc.... ce genre de trucs là)
Voilà le message que j'ai voulu leur transmettre avec le "matériel" que j'avais. Ils se sont servi, y'a des trucs qu'ils ont pris, d'autre pas. Il y avait des choses que je ne pouvais donner ( la dernière nintendo à ressort à boudin incorporée) parce que c'était mieux de dépenser le pognon à autre chose ( il a fallu expliquer evidemment) qui leur apporteait plus de bonheur ou de satisfaction, et faire en sorte qu'ils le comprennent.
Bref, l'essentiel se place pour moi dans le dialogue.
Enfin voilà, j'ai fait comme ça, à priori, ça n'a pas trop mal marché( mais ce n'est valable que pour moi et avec mes valeurs à moi), aujourd'hui je suis très fier de mes gosses.
Mes deux bidules
« Modifié: 13 novembre 2007 à 20:40:55 par Patrick »

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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