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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Trois questions de moralité publique  (Lu 1992 fois)

13 mars 2011 à 15:27:48
Lu 1992 fois

Bison


Bonjour à tous,

(Introduction générale à la problématique du risque et de l’aventure dans ce fil)

Quand un accident se produit en montagne, en mer, sous la terre et que cet accident implique un « amateur », les médias, suivis en cela par le commun des mortels, sont souvent sévères pour ceux qui, non contents de prendre des risques « inutiles » causent de ce fait chagrin et malheurs autours d’eux.
 
Il est bien difficile de prendre la défense de ces êtres « égoïstes, inconscients, irresponsables » …
Leur devoir d’état ne leur impose-t-il pas d’accomplir leur tâche ici sur terre avec la plus grande économie de risque, pour eux-mêmes et pour les autres ?

Trois questions demandent donc une réponse ou des réponses qui tiennent la route … :

1. Un bon père de famille ou un gérant d’entreprise … ont-ils le droit de se lancer dans des aventures dangereuses « annexes » à leur responsabilité principale? Ont-ils le droit en risquant leur propre vie, de mettre en péril l'avenir de leur entreprise, de plonger leur famille dans le chagrin et le désarroi ?

2. Les adeptes des loisirs à risques ont-t-il le droit de mettre en péril les sauveteurs qui tôt ou tard prendront à leur tour des risques pour se porter à leur secours ?

3. L’exemple qu’ils donnent à leurs proches ou au public est-il un bon ou un mauvais exemple ?

Ce sont des questions pièges, les réponses ne sont pas évidentes ...
Mais on nepeut pas vraiment se dérober.
Les questions sont posées … il faut y répondre !
« Modifié: 13 mars 2011 à 15:39:41 par Bison »
Un enfant qu'a pas une paire de bottes, une canne à pêche et un lance-pierre, c'est pas un vrai. (A. Gavalda)

13 mars 2011 à 20:54:15
Réponse #1

mac nab


1. oui
2. non
3. je ne sais pas.

13 mars 2011 à 21:00:42
Réponse #2

Loriot


Ah!
Bin moi c'est l'inverse!
1: non
2: oui
3: ni bon ni mauvais un exemple est un exemple...
Quand Pourine veut la lune tu lui baises les pieds

13 mars 2011 à 23:02:27
Réponse #3

mazel


Le piège de la question est la différence de sens entre 'aventures dangereuses' et les 'aventures considérées dangereuses'.
1: non        les aventures dangereuses hormis les armées (pourcentage en perte humaine) personne n'a ce droit
2: non        la législation et les tribunaux commencent à oeuvrer timidement dans ce sens)
3: non dans le cas 1         Pour le reste c'est au cas par cas car certains sont ambigus :(

Ces activités ne sont pas toutes sous le coup d'une législation, perso j'ai appris et pratiqué l'alpinisme dans un grand club licencié FFM. D'abord débutant, puis moniteur, puis instructeur faisant office de guide à une époque où des diplômes nationaux n'étaient pas exigés, voire n'existaient pas en club. Pour en finir toujours sans guide par des courses en solitaire. Ma sécurité a été la logique d’une passion avec entraînement intensif.
La notion d'agir en bon père de famille sera celle du haro des médias et des assurances, si vous avez signé cette clause.
La liberté 'd'aller et venir' et le droit de son propre corps existent dans la constitution de certain pays, pas dans d'autres.
Un jour aussi ne seront sans doute instructeurs de survie que ceux qui auront passés les diplômes nationaux.

13 mars 2011 à 23:29:51
Réponse #4

dolgan


1. Un bon père de famille ou un gérant d’entreprise … ont-ils le droit de se lancer dans des aventures dangereuses « annexes » à leur responsabilité principale? Ont-ils le droit en risquant leur propre vie, de mettre en péril l'avenir de leur entreprise, de plonger leur famille dans le chagrin et le désarroi ?

comme conduire une voiture ou fumer une cigarette? OUI. 
Comme braquer l'épicerie ou poser une bombe devant la préfecture? NON

2. Les adeptes des loisirs à risques ont-t-il le droit de mettre en péril les sauveteurs qui tôt ou tard prendront à leur tour des risques pour se porter à leur secours ?

défini "loisir à risque".  ;)  défini "avoir le droit"  ;) (moral ou légal?)
je préfère retourner la question (pas que par fainéantise): les sauveteurs doivent-ils mettre leur vie en danger pour venir en aide aux adeptes des loisirs à risque?
Moralement, je dirais que tout dépend du comportement des gens et de ce qu'on appèle loisir à risque.


3. L’exemple qu’ils donnent à leurs proches ou au public est-il un bon ou un mauvais exemple ?

Ben ça dépend. impossible de répondre de manière générale.

13 mars 2011 à 23:47:45
Réponse #5

perdryx


Les trois questions ramènent indiscutablement aux conséquences de nos axes. Je penses donc que lorsqu'un alpiniste, un plongeur, un spéléologue ou plus simplement un automobiliste évalue les risques d'une situation et les conséquences d'un éventuel accident il doit prendre en compte les risques "indirectes" tel que la faillite de son entreprise la tristesse de sa famille et la mise en danger des sauveteurs qui viendront le chercher.

1 - Oui mais peut être pas les mêmes qu'un chômeur célibataire orphelin et sans amis
2 - Les sauveteurs ayant de part le choix de leur métier choisie de mettre leur vie en danger pour en sauver d'autre. Mais ils doivent également rester maitre de leur action et je n'accepterais jamais que quelqu'un reproche à des sauveteur de refuser d'accomplir certain sauvetage qu'ils jugent trop dangereux. En gros le choix de prendre ou non des risque pour sauver quelqu'un doit venir du sauveteur et non de la victime.
3 - Tout dépend de l'exemple.

14 mars 2011 à 06:51:48
Réponse #6

Solstice


pour ma part :

1) Oui, oui et re-oui, et oui-oui! Je considère qu'on en prend tous, et ce à des degrés différents (de prendre sa voiture à s'engager dans l'armée). Je pense qu'il faut juste que toute la famille soit ok sur ça, et qu'il y ait quelque chose de prévue en cas de pépin (assurance,etc...). Après si la situation ne vous convient pas, vous êtes libres de changer.

2) Ca dépend : si la situation est risquée d'avance pour les sauveteurs : oui, si c'est après un accident une personne qui pendant son sauvetage risque d'entrainer un sur accident par un comportement merdique, alors non.

3)Ben Kenobi : trop généraliste comme question.

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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