Connaître le bonheur d’avoir vécu son enfance dans un pays à fort dénivelé, avec peu de jeux autres que ceux de la nature. La vie avec des bergers que j’accompagnais souvent dans une région de misère agricole accrochée aux bancels de nos montagnes.
Ces simples choses ont été ma chance. Confronté très tôt à la réalité de la rareté de l'eau et à son recyclage, j'ai appris à me contenter de peu et me débrouiller de presque rien. Etudes lycéennes drômoises où je connus les escapades de varappe en falaise du Vercors, Oisans (j’en ai fait tous les ‘4000’), un peu de spéléo et courses très alpines (Chamonix). Puis la fac avec ouverture d’une école d’escalade et après le travail, toujours l’Oisans en terrain de jeu.
Ensuite routine, responsabilités du couple, enfants ont finit par tarir entraînements et grandes sorties au bout d'une quinzaine d'années. Et immanquablement l'appel de la nature qui me revient cycliquement.
Maintenant revenu au pays, handicapé du souffle et très souvent diminué par une maladie articulaire de fréquence aléatoire, je sais ce que survivre veut dire, mais grimpe
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encore à l’échelle, aux arbres et sur le toit de ma maison pour recaler quelques lauzes à gouttière. L’air y est pur et il suffit de respirer dehors pour savoir si la voiture du facteur est passée.
J’aime bien ce forum de David tourné vers la réalité et sagesse pragmatique de notre vie.