Salut,
Je ne suis pas doué pour les grandes tirades à tendance psychologiques, alors voila juste en quelques mots, ma manière de faire...
Je pratique plutôt souvent (1 fois par semaine une belle sortie, plus 1 ou 2 sorties nocturnes dans mon "jardin") le ski de rando. Malgré le fait que j'ai une trouille bleue des avalanches, et de me retrouver bloqué, étouffé, dans une gangue de neige. Déjà ça, c'est un facteur de non prise de risque...
Ensuite, je choisis mes compagnons. Ce sont des amis, qui me sont chers, pour qui je suis (enfin j'espère) un être cher, et surtout à qui je n'ai strictement rien à prouver, en négatif (ils nm'ont déjà vu renoncer, m'écrouler, me débiner) comme en positif (on a fait ensemble nos "petits exploits", exploits à relativiser bien sûr). Ces gars-là sont des gens d'âge mur, enfin je veux dire par là qu'ils ont des enfants, qu'ils ont passé l'âge con, celui des hormones toutes puissantes, quoi... Bref, on joue pas à celui qui pisse le plus loin, d'autant plus qu'une fois sur deux les résultats s'inverseraient...
Autre facteur, j'habite en montagne, et je suis donc à même de voir quelles sont les conditions météo des jours précedents, et de retranscrire le tout dans un petit tableau simplissime qui permet de noter sois même les conditions en fonction d'un tas de facteurs observables facilement. Je complète cette note avec le bulletin nivo.
Et surtout si j'ai le moindre doute, ou si mon ou mes compagnons ont le moindre doute, on en parle et on prend une décision. Sachant que si ça passe pas cette semaine, ça passera une autre fois. On s'en fout, on skie en général à moins d'une demie heure de voiture de chez nous...
Bref, pour moi, deux facteurs sont importants : l'état d'esprit et la confiance mutuelle de l'équipe (pas peur de se faire moquer parce-qu'on a préféré faire demi tour), et leur connaissance du milieu.
Sylvain.
PS : merci Bipbip pour le lien, je l'ai trouvé vraiment intéressant...