Je place ce post dans la rubrique Feu de Camp, même si il tient plutôt du récit, mais n'étant que le rédacteur de ce texte et non pas la personne qui l'a vécu, je préfère rester humble...

Cette histoire m'a été rapporté par un collègue de mon père (que l'on nommera B), et j'ai trouvé qu'elle valait le coup d'être racontée içi, histoire de mettre en évidence comment les choses peuvent vite tourner mal.
Le cadre : Il y a deux semaines en Eure et Loir.
C'est dimanche après midi et les vacances se terminent. Il est 16h quand B décide d'aller promener ses chiens dans la forêt voisine. Il y arrive après une dizaine de minutes de voiture et descend les deux chiens, direction la forêt.
S'éloignant de la voiture, B remarque qu'il y a laisser son portable. « Pas grave, je fais 500 mètre dans la forêt puis je fais demi tour et je rentre. »
Les cinq cent mètres sont effectués quand soudain, le pied de B se coince dans un trou, entrainant une violente chute. La douleur est immédiate, et après observation de la cheville la conclusion est claire : fracturée et désarticulée. Il est 16h15 et le jour décline.
B, les deux chiens encore en laisse, duécide d'essayer de rejoindre sa voiture. Impossible de s'appuyer sur sa cheville, celle çi se plie d'un côté ou de l'autre et est extrèmement douloureuse. Ramper donc.
B rampera 45 min, ne parcourant que 200 mètres, souffrant le martyr. Par chance un promeneur l'entendra appeler à l'aide et le conduira à sa voiture, où les pompiers le récupèreront.
Tout c'est bien terminé, B à été soigné et est rentré chez lui assez vite.
Mais, sans ce promeneur, la nuit étant en train de tomber, et les températures tournant autour de-1 à -3°C ( de jour !), la nuit aurait été particulièrement pénible (voire fatale) pour B qui ne portait qu'un pull et un jean.
Bref, sans vouloir tomber dans la peur du risque à outrance, je trouve qu'il est intéressant de voir comment on peut se retrouver dans le pétrin à 500 mètres de sa bagnole et d'une nationale. Tout repose sur une mauvaise combinaison à savoir : cheville en vrac (restriction de mouvement + pas de moyen de communication (pas de moyen d'alerte) + tenue inadaptée (pas de possibilité de se protéger).
Comme quoi un accident banal, à un endroit relativement sûr peut tourner à la catastrophe.
Que retenir de ça :
-Toujours garder un moyen de communication sur soi (portable, sifflet..)
-Prévoir que les choses peuvent mal tourner (un sac avec une bouteille d'eau, une barre de céréales, une couverture de survie)
-Prévenir de son départ et déterminer une heure probable de retour avec ses proches (voir 98,6° pour ça..)
-Porter une tenue adapté à son environnement, même pour les sorties courtes (manteau, bonnet..)
En espérant avoir apporté quelques pistes/idées/conseils à quelques uns...