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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Ptit jeu !!! [Trouvé; mais participations toujours bienvenues]  (Lu 11026 fois)

19 octobre 2007 à 21:03:24
Réponse #25

ipphy


Nan pas un Haiku ... plus classique ...

Allez un autre indice .... Le kookaburra vient de l'hémisphère sud ...


Leconte de Lisle?

19 octobre 2007 à 21:23:50
Réponse #26

Kookaburra


Nan la t'es dans la mauvaise direction ...

 ;D
Etudiant sur Paris, Pyrénéen d'adoption et Australien dans l'âme

19 octobre 2007 à 21:29:02
Réponse #27

ipphy


Nan la t'es dans la mauvaise direction ...

 ;D


Bon, ok, pas de Parnassiens  ;D (Je tiens à préciser que Leconte de Lisle a vécu dans l'hémisphère sud  ;D)

T'as pas un peu plus d'infos? (quelques dates, indices géographiques plus précis  ;D)

19 octobre 2007 à 21:41:00
Réponse #28

Jonathan


Ce serait pas un poème qui est une chanson ?
Jonathan

19 octobre 2007 à 21:46:14
Réponse #29

Kookaburra


Ce serait pas un poème qui est une chanson ?
Jonathan

Pas à ma connaissance mais ca doit toujours être possible ...
 ;D
Etudiant sur Paris, Pyrénéen d'adoption et Australien dans l'âme

19 octobre 2007 à 22:53:35
Réponse #30

kurodo


Allez, un dernier avant le dodo :

Notre peur la plus profonde n’est pas que nous ne soyons pas à la hauteur .

Notre peur la plus profonde est que NOUS SOMMES PUISSANTS AU-DELA DE TOUTE LIMITE .

C’est notre propre Lumière , et non notre obscurité qui nous effraie le plus .

Nous nous posons la question : mais QUI SUIS-JE MOI , POUR ETRE BRILLANT , TALENTUEUX , ET MERVEILLEUX ?

En fait , QUI ETES-VOUS POUR NE PAS L’ ETRE ?

Vous êtes des enfants ‘de Dieu’ . Vous restreindre , vivre petit , ne rend pas service au monde .

L’illumination n’est pas de vous rétrécir pour éviter d’insécuriser les autres .

Nous sommes nés pour rendre manifeste la Gloire ‘de Dieu’ qui est en nous .

Elle n’est pas simplement chez quelques élus ,

ELLE EST EN CHACUN D’ENTRE NOUS ,

et au fur et à mesure que nous laissons briller notre propre Lumière,
nous donnons inconsciemment aux autres la permission de faire de même …

EN NOUS LIBERANT DE NOTRE PROPRE PEUR , NOTRE PRESENCE LIBERE AUTOMATIQUEMENT LES AUTRES

NELSON MANDELA

Kurodo

19 octobre 2007 à 23:14:30
Réponse #31

triptop


Ton poème préféré c'est "vous"  ;)

Merci pour ton jeu je lis plein de belles choses  :love:   :-[ :-\ :'( :closedeyes:
"Honi soit qui mal y pense !"

19 octobre 2007 à 23:42:54
Réponse #32

enzo


A toi l'enfant qui viens de naître
Je dois dire pour être honnête
Que c'est pas en travaillant
Qu'on trouve le bonheur sur Terre
J'en veux l'exemple que mon père
Qui vit l'jour de son enterr'ment
Qu'il était l'plus riche du cim'tière

Soit fainéant sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras longtemps

Plutôt que d'apprendre à l'école
Baise et collectionne les véroles
La méd'cine fait quelques progrès
Tandis qu'à gagner du bagage
Tu n'aboutirais qu'au chômage
Où déjà sont entassés
Ceux qu'ont cru en la société

Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras longtemps

Moins tu en fais, plus tu l'espères
Plus ta santé déjà précaire
Te libère de ses tourments
Gagner ta vie ne vaut pas l'coup
Attendu que tu l'as déjà
Le boulot y en a pas beaucoup
Faut le laisser à ceux qu'aiment ça

Soit fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sols fainéant, sois fainéant,
Tu vivras longtemps

Si jamais tu voles un copain
Tu en auras moins de chagrin
Que si tu n'as pas à manger
Et si t'as la main sur le cœur
N'hésite pas à la couper
Tu entendras moins les moqueurs
Si c'est toi qui les a roulés

Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant.
Tu vivras longtemps

Si jamais tu voles un couillon
Qui t'envoie tout droit en prison
Dis-toi qu'il est plus mal logé
Car pour payer ta pitance
Tandis que tu f'ras pénitence
Lui qu'est si fier de t'enfermer
Faudra encore qu'il aille bosser

Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant,
Tu vivras longtemps

Voilà c'était mon héritage
Comme tu vois j'ai fait mes bagages
Je te laisse avec ta môman
Tu perds rien, j'ai pas l'gros lot
Et tant pis pour toi si je triche
Tu s'ras p't'être un enfant d'salaud
Mais... tu s'ras pas un fils de riche

Sois fainéant, sois fainéant
Tu vivras content
Sois fainéant, sois fainéant,
Tu vivras longtemps

M. COLUCCI / P. OLIVIER
Désolé  :lol: :lol:
Mille pardon pour cet aparté
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

21 octobre 2007 à 18:51:52
Réponse #33

Kookaburra


Bon la garde fut dure mais intéressante...
Désolé pour le délai pour la réponse...

Personne n'a encore trouvé. Mais je me régale en lisant vos réponses  :love:

Indice suivant : L'auteur n'est pas né français mais l'est devenu...

A bientôt.

Bertrand
Etudiant sur Paris, Pyrénéen d'adoption et Australien dans l'âme

21 octobre 2007 à 19:21:38
Réponse #34

jilucorg


Les conquérants

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.

 José-Maria de HEREDIA (1842-1905)
Les Trophées

21 octobre 2007 à 19:31:45
Réponse #35

Patrick


Ami entends tu le bruit sourd de ma main sur ta gueule.........



21 octobre 2007 à 20:15:47
Réponse #36

enzo


N°1 pour moi !

L'ennemi se déguise en l'Ennui
L'ennemi se déguise en l'Ennui
Et me dit : " A quoi bon, pauvre dupe ? "
Moi je passe et me moque de lui.
L'ennemi se déguise en la Chair
Et me dit : " Bah, bah, vive une jupe ! "
Moi j'écarte le conseil amer.

L'ennemi se transforme en un Ange
De lumière et dit : " Qu'est ton effort
A côté des tributs de louange
Et de Foi dus au Père céleste ?
Ton Amour va-t-il jusqu'à la mort ? "
Je réponds : " L'Espérance me reste. "

Comme c'est le vieux logicien,
Il a fait bientôt de me réduire
A ne plus vouloir répliquer rien.
Mais sachant qui c'est, épouvanté
De ne plus sentir les mondes luire,
Je prierai pour de l'humilité

Paul verlaine ....

Enzo
« Modifié: 21 octobre 2007 à 20:29:59 par enzo »
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

21 octobre 2007 à 20:18:28
Réponse #37

Kilbith


Après la bataille

Mon père, ce héros au sourire si doux,
Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,
Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit.
Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit.
C'était un Espagnol de l'armée en déroute
Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,
Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié.
Et qui disait: " A boire! à boire par pitié ! "
Mon père, ému, tendit à son housard fidèle
Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,
Et dit: "Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. "
Tout à coup, au moment où le housard baissé
Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure,
Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,
Et vise au front mon père en criant: "Caramba! "
Le coup passa si près que le chapeau tomba
Et que le cheval fit un écart en arrière.
" Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père.

V. Hugo

21 octobre 2007 à 20:31:28
Réponse #38

Wla


Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.


 Francis Jammes
Dans l'urgence, la première chose négligée est la sécurité.
Je ne suis responsable que de mes paroles, pas de leur interprétation

21 octobre 2007 à 20:45:39
Réponse #39

jenal


Bon la garde fut dure mais intéressante...
Désolé pour le délai pour la réponse...

Personne n'a encore trouvé. Mais je me régale en lisant vos réponses  :love:

Indice suivant : L'auteur n'est pas né français mais l'est devenu...

A bientôt.

Bertrand
salut


A MES HOMMES QUI SONT MORTS
 

A mes hommes qui sont morts
Et particulièrement à la mémoire de Tirbald Streoberg
Qui m’a donné sa vie le 3 mars 1885.
Au siége de Tuyen-Quang
 
Mes compagnons, c’est moi, mes bonnes gens de guerre.
C’est votre Chef d’hier qui vient parler ici
De ce qu’on ne sait pas, ou que l’on ne sait guère ;
Mes Morts, je vous salue et je vous dis : Merci.
 
Il serait temps qu’en France on se prit de vergogne
A connaître aussi mal la vieille Légion
De qui, pour l’avoir vue à sa rude besogne,
J’ai la très grande amour et la religion.

Or écoutez ceci : « Déserteurs ! Mercenaires !
Ramassis d’Etrangers sans honneur et sans foi ! »
C’est de vous qu’il s’agit, de vous, Légionnaires !
Ayez en le cœur net, et demandez pourquoi ?

Sans honneur ?  Ah ! passons ! Et sans foi ? Qu’est à dire,
Que fallait il de plus et qu’aurait on voulu ?
N’avez vous pas tenu, tenu jusqu’au martyre,
La parole donnée et le marché conclu ?

Mercenaires ? sans doute : il faut manger pour vivre ;
Déserteurs ? Est à nous de faire ce procès ?
Etrangers ? Soit. Après ? Selon quel mauvais livre
Le Maréchal de Saxe était il donc Français ?

Et quand donc les Français voudront-ils bien entendre
Que la guerre se fait dent pour dent, œil pour œil.
Et que ces Etrangers qui sont morts, a tout prendre,
Chaque fois, en mourant, leur épargnaient un deuil.

Aussi bien c’est assez inutile colère,
Vous n’avez pas besoin d’être tant défendus ;
Voici le Fleuve Rouge et la Rivière Claire
Et je parle a vous seuls de vous que j’ai perdus !
 
Jamais Garde de Roi, d’Empereur, d’Autocrate,
De Pape ou de Sultan ; jamais nul Régiment.
Chamarré d’or, drapé d’azur ou d’écarlate,
N’alla d’un air plus mâle et plus superbement.

Vous aviez des bras forts et des tailles bien prises,
Que faisaient mieux valoir vos hardes en lambeaux ;
Et je rajeunissais à voir vos barbes grises,
Et je tressaillait d’aise à vous voir si beaux.
 
Votre allure était simple et jamais théâtrale ;
Mais le moment venu, ce qu’il eût fallut voir,
C’était votre façon hautaine et magistrale
D’aborder le « Céleste » ou de le recevoir.
 
On fait des songes fous, parfois quand on chemine,
Et que je me surprenais moi-même a penser,
Devant ce style à part et cette grande mine,
Par où nous pourrions bien ne pas pouvoir passer ?
 
J’étais si sûr de vous ! Et puis s’il faut le dire,
Nous nous étions compris : aussi de temps en temps,
Quand je vous regardais vous aviez un sourire,
Et moi je souriais de vous sentir content.
 
Vous aimiez, troupe rude et sans pédanterie,
Les hommes de plein air et non les professeurs,
Et l’on mettait, mon Dieu, de  la coquetterie,
A faire de son mieux, vous sachant connaisseurs.
 
Mais vous disiez alors : « La chose nous regarde,
Nous nous passerons bien d’exemples superflus,
Ordonnez seulement, et prenez un peu garde,
On vous attend… et nous on ne nous attend plus ! »
                                                                                       
 Et je voyais glisser sous votre front austère
Comme un clin d’œil ami doucement aiguisé,
Car vous aviez souvent épié le mystère
D’une lettre relue ou d’un portrait baisé.
 
N’ayant à vous ni nom, ni foyer, ni patrie
Rien où mettre l’orgueil de votre sang versé,
Humble renoncement, pure chevalerie,
C’était dans votre chef que vous l’aviez placé.
 
Anonymes héros, nonchalants d’espérance,
Vous vouliez, n’est ce pas, qu’à l’heure du retour,
Quand il mettrait les pieds sur la terre de France,
Ayant un brin de gloire, il eût un peu d’amour.

Quand à savoir si tout c’est passé de la sorte,
Et si vous n’êtes pas restés pour rien là-bas,
Si vous n’êtes pas morts pour une chose morte,
O mes pauvres amis, ne me le demandez pas !
 
Dormez dans la grandeur de votre sacrifice,
Dormez, que nul regret ne vienne hanter ;
Dormez dans cette paix large et libératrice
Où ma pensée en deuil ira vous visiter !
 
Je sais ou retrouver, à leur suprême étape
Tous ceux dont la grande herbe a bu le sang vermeil.
Et ceux qu’ont engloutis les pièges de la sape,
Et ceux qu’ont dévoré la fièvre et le soleil ;

Et ma pitié fidèle, au souvenir unie.
Va du vieux Wimderli qui tomba le premier,
En suivant une longue et rouge litanie,
Jusqu'à lui mon Steibler, qu’on tua le dernier ! 

D’ici je vous revois, rangés à fleur de terre
Dans la fosse hâtive où je vous ai laissés,
Rigides, revêtus de vos habits de guerre
Et d’étrange linceuls fait de roseaux tressés.

Les survivants ont dit –et j’ai servi de prêtre !-
L’adieu du camarade à votre corps meurtri :
Certain geste fut fait bien gauchement peut-être,
Pourtant je ne crois pas que personne en ait ri !

Mais quelqu’un vous prenait dans sa gloire étoilée
Et vous montrait d’en haut ceux qui priaient en bas,
Quand je disais pour tous, d’une voix étranglée,
Le Pater et l’Ave – que tous ne savaient pas !

Compagnons, j’ai voulu vous parlez de ces choses,
Et dire en quatre mots pourquoi je vous aimais :
Lorsque l’oubli se creuse au long des tombes closes,
Je veillerai du moins et n’oublierai jamais.

Si parfois, dans la jungle où le tigre vous frôle
Et que n’ébranle plus le bruit du canon,
Il vous semble qu’un doigt se pose à votre épaule,
Si vous croyez  entendre votre nom ;

Soldats qui reposez sous la terre lointaine,
Et dont le sang versé me laisse des remords,
Dites vous simplement : « C’est notre Capitaine
Qui se souvient de nous… et qui compte ses morts ».


                                      Capitaine de Borelli.

ou

Ballade du dernier amour

Mes souvenirs sont si nombreux
Que ma raison n'y peut suffire.
Pourtant je ne vis que par eux,
Eux seuls me font pleurer et rire.
Le présent est sanglant et noir ;
Dans l'avenir qu'ai-je à poursuivre ?
Calme frais des tombeaux, le soir !...
Je me suis trop hâté de vivre.

Amours heureux ou malheureux,
Lourds regrets, satiété pire,
Yeux noirs veloutés, clairs yeux bleus,
Aux regards qu'on ne peut pas dire,
Cheveux noyant le démêloir
Couleur d'or, d'ébène ou de cuivre,
J'ai voulu tout voir, tout avoir.
je me suis trop hâté de vivre.

je suis las. Plus d'amour. je veux
Vivre seul, pour moi seul décrire
Jusqu'à l'odeur de tes cheveux,
Jusqu'à l'éclair de ton sourire,
Dire ton royal nonchaloir,
T'évoquer entière en un livre
Pur et vrai comme ton miroir.
je me suis trop hâté de vivre.

ENVOI

Ma chanson, vapeur d'encensoir,
Chère envolée, ira te suivre.
En tes bras j'espérais pouvoir
Attendre l'heure qui délivre ;
Tu m'as pris mon tour. Au revoir.
je me suis trop hâté de vivre.
 
Charles CROS (1842-1888) 
« Modifié: 21 octobre 2007 à 21:07:15 par jenal »
« Obsequium amicos, veritas odium parit »
 Térence

21 octobre 2007 à 21:31:12
Réponse #40

enzo


Ami entends tu le bruit sourd de ma main sur ta gueule.........

C'est quand même pas pour moi ça... :blink: :blink: :blink:
Du fait de la citation de la chanson de Mr Coluche ????!!!
On en est pas arrivé là quand même !! des représailles !!!!  :lol:  :sneaky:
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

21 octobre 2007 à 21:50:34
Réponse #41

enzo


N°2
One 
 
Is it getting better, or do you feel the same?
Will it make it easier on you, now you got someone to blame?
You say one love, one life, when it's one need in the night
One love, we get to share it
Leaves you baby if you don't care for it

Did I disappoint you or leave a bad taste in your mouth?
You act like you never had love and you want me to go without
Well, it's too late tonight to drag the past out into the light
We're one, but we're not the same
We get to carry each other, carry each other... one

Have you come here for forgiveness,
Have you come to raise the dead
Have you come here to play Jesus to the lepers in your head
Did I ask too much, more than a lot
You gave me nothing, now it's all I got
We're one, but we're not the same
Well, we hurt each other, then we do it again

You say love is a temple, love a higher law
Love is a temple, love the higher law
You ask me to enter, but then you make me crawl
And I can't be holding on to what you got, when all you got is hurt

One love, one blood, one life, you got to do what you should
One life with each other : sisters, brothers
One life, but we're not the same
We get to carry each other, carry each other
One, one

a un certain niveau ces paroles de chanson peuvent être considérées comme des poèmes ......... :closedeyes:
L'expérience est une lanterne qui éclaire le chemin parcouru.........

21 octobre 2007 à 22:04:42
Réponse #42

Anke


Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
Ciel dont j'ai dépassé la nuit
Plaines toutes petites dans mes mains ouvertes
Dans leur double horizon inerte indifférent
Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin
Je te cherche par-delà l'attente
Par-delà moi-même
Et je ne sais plus tant je t'aime
Lequel de nous deux est absent.

21 octobre 2007 à 22:06:34
Réponse #43

jenal


Bonjour à tous !

Pour moi mes problèmes se sont calmés et je tiens encore à vous remercier de vos messages de soutien....
...
.....
Allez, qui trouvera mon poème préféré. (en langue de Molière je précise) ...
Bon pour que ca dure un peu : et suite au post de Karto : 4 propositions max par personne et par jour !

Bonne chance à tous et à bientôt !

Bertrand

« Obsequium amicos, veritas odium parit »
 Térence

21 octobre 2007 à 22:07:16
Réponse #44

Anke


Premier V.Hugo, Second P.Eluard

21 octobre 2007 à 22:23:50
Réponse #45

zoltan charles henderson


Quand tu aimes il faut partir
Quitte ta femme quitte ton enfant
Quitte ton ami quitte ton amie
Quitte ton amante quitte ton amant
Quand tu aimes il faut partir

21 octobre 2007 à 22:34:48
Réponse #46

Kookaburra


STOOOOOOOOOOOOOPPPPPPP !!!!!!!!!!!!!

Le poème que je vous proposait de découvrir a été trouvé par ..... (roulements de tambours) :

jilucorg !!! Qui a su découvrir "Les conquérants" de José Maria de Heredia, et qui remporte donc le lot de 12 ph**ons.

Cependant deux autres textes ont retenu mon attention :
"Demain, dès l'aube..." De Victor Hugo proposé par Anke. Ces eux là se battent tout le temps pour la première place.
Le deuxième est ce poème de Francis Jammes proposé par Wladimir "La prière", que Brassens savait si bien faire résonner.

Pour les remercier de m'avoir procuré ces deux petits moments de bonheur je leur enverrai chacun un lot de 6 ph**ons.

Si les heureux gagnants pouvaient me donner leur e-mail que je puisse les contacter ...

Enfin je ne résiste pas à vous citer encore une fois ces trois textes:

Les conquérants

Comme un vol de gerfauts hors du charnier natal,
Fatigués de porter leurs misères hautaines,
De Palos de Moguer, routiers et capitaines
Partaient, ivres d'un rêve héroïque et brutal.

Ils allaient conquérir le fabuleux métal
Que Cipango mûrit dans ses mines lointaines,
Et les vents alizés inclinaient leurs antennes
Aux bords mystérieux du monde Occidental.

Chaque soir, espérant des lendemains épiques,
L'azur phosphorescent de la mer des Tropiques
Enchantait leur sommeil d'un mirage doré ;

Ou penchés à l'avant des blanches caravelles,
Ils regardaient monter en un ciel ignoré
Du fond de l'Océan des étoiles nouvelles.


 José-Maria de HEREDIA (1842-1905)
Les Trophées


Demain, dès l'aube...

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

Victor HUGO



La Prière

Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent
Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée
Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne
Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins
Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guéri
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie
Je vous salue, Marie.

 Francis Jammes


J'ai eu aussi l'occasion de découvrir de nombreux textes que je ne connaissait pas et je ne vais pas tous les citer. Si certains veuent continuer à les partager, qu'ils n'hésitent pas, ce fil leur est ouvert.

A bientôt.

Bertrand
Etudiant sur Paris, Pyrénéen d'adoption et Australien dans l'âme

21 octobre 2007 à 22:51:33
Réponse #47

zoltan charles henderson


En tout cas sympa et très enrichissant cette idée.

Merci à toi

22 octobre 2007 à 10:20:56
Réponse #48

jilucorg


STOOOOOOOOOOOOOPPPPPPP !!!!!!!!!!!!!

Le poème que je vous proposait de découvrir a été trouvé par ..... (roulements de tambours) :

jilucorg !!! Qui a su découvrir "Les conquérants" de José Maria de Heredia, et qui remporte donc le lot de 12 ph**ons.

Avec les indices que tu as donnés (ton genre de textes "top 10" + exotique + auteur naturalisé), j'en étais quasi sûr.

Pour le gros lot, il se trouve que j'ai déjà la chance d'être bien pourvu en lampes, et puis j'aurais un peu honte de gagner un lot face à des "amateurs" (au noble sens du terme), vu que  les auteurs francophones, ce sont les fournisseurs de matière première de mon boulot, ce qui fait que je n'ai guère de mérite ! J'aimerais bien, si c'était possible, faire plutôt profiter de ces ph**ons les p'tits jeunes désargentés et méritants (?!) de ce forum qui peinent à s'équiper [cf. par ex. les discussions sur  'Le top par catégorie de prix... ?' http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,4248.0.html ]  Je ne sais pas trop comment procéder, vu que je ne connais pas les gens personnellement, mais si quelqu'un voit une solution dans cet esprit, je suis d'accord par avance pour le transfert de gain !

Merci en tout cas pour cette occasion que tu nous donnes de chercher et découvrir des textes qui ont tous leur intérêt ou leur charme.

jean-luc

[mon e-adresse est dans mon profil]

22 octobre 2007 à 20:46:55
Réponse #49

Anke



 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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