Merci pour le texte et le lien, Serge !
En fait, tout ce que dit ici l'auteur (Paul Sharp, si je ne me trompe) est déjà largement connu... Mais il y a un certain nombre de choses que l'on connaît mais que l'on a cependant besoin de s'entendre dire et répéter par d'autres pour mieux les intégrer et les traduire dans nos comportements.
Souvent d'ailleurs, lors de la répétition du message, on sera plus ou moins sensible à tel ou tel de ses aspects particuliers.
Ici, ce qui me frappe personnellement, c'est en particulier la clarté de Paul Sharp et son insistance à propos du risque de blessures et de la fréquence des lésions dans les engagements violents :
I’ve spent over 20 years of my life involved in combat sports competing in MMA, boxing, kickboxing, and submission wrestling. It’s safe to say these fights or matches occur in controlled environments. There are weight classes, rules, the fighters are usually equally matched and know something about each other. There is a referee and medical staff on hand as well as cornermen to help the fighters perform at their best in as safe an environment as possible. Even with all these controls in place guys still suffer serious injury. Brain damage, broken bones or torn connective tissue is a regular occurrence. I haven’t competed since 2006 and I still have aches and pains from fighting. I have friends that have permanent hearing loss, blurred vision and/or traumatic brain injury. These are life altering injuries as a result of sanctioned events with numerous controls in place. If an event with all of those controls in place is this dangerous, how much more dangerous must a violent encounter in an uncontrolled environment be?? Yet we read and/or hear guys bragging about their desire to engage in some sort of violent encounter….. No thanks dude.
Souvent, ces aspects sont au contraire largement tus. Sans doute parce que, dans le milieu des sports de combats et AM plus encore que dans d'autres, il est mieux venu d'afficher ses forces que ses faiblesses, et qu'on va souvent même cultiver une image virile de combattant bravache et inaltérable ("même pas mal", "et si je tombe, je me relève", etc...). Ce qui est d'ailleurs en partie logique, puisqu'il s'agit de pratiques où l'on développe la combativité. Egalement aussi, certainement, parce que les promoteurs des disciplines et compétitions concernées n'ont évidemment guère d'intérêt à trop communiquer sur les séquelles des pratiquants.
Mais quand, de temps à autre, un expert plus lucide et sincère soulève le voile, on découvre alors l'impact réel des ondes de choc encaissées.
C'est ce qui donne à mon avis ici un vrai poids aux recommandations de l'auteur de laisser tomber la bravade pour lui préférer la prudence quand il s'agit de possibles confrontations réelles.
Cordialement,
Bomby