Je ne partage pas ton analyse si elle prétend que le problème est essentiellement dû à des trolls ou assimilés.
Mais tout le monde peut être un "troll", à un moment ou à un autre. Et puis le terme est trompeur, il désigne à la fois celui qui lance avec mauvaise foi (supposée) une controverse et la controverse elle même.
Pour reprendre l'exemple d'une controverse récente, quand les vannes plus ou moins aimables commence à fuser
à propos de rien du tout c'est le moment de laisser tomber la discussion, surtout sur une controverse vide de sens.
L'imperfection médiatique qu'est le 'forum' n'est pas une excuse pour éviter d'aborder des sujets sensibles... ou alors on accepte de ne plus discuter de rien.
Si certains sujets sont plus sensibles que d'autres, tous peuvent être sujet à débordement (jeu d'échec: défense sicilienne VS défense française, linux: KDE VS Gnome, Debian VS Ubuntu, jardinage: hydroponie VS aéroponie etc) , ça relève de la responsabilité de chacun de pas faire partir la discussion en vrille, et de redoubler de vigilance quand le sujet est sensible. Ca passe aussi par le fait de ne pas répondre à la provocation et bien sur d'éviter les provocations.
Ca prend une dimension particulière sur le net dans la mesure ou contrairement à la vie réelle, beaucoup plus de participants peuvent participer à la discussion, les messages restent disponibles longtemps, les messages écrits n'ont pas le même impact qu'un discours, donc si ça avoir certaines similitudes avec les discussion de vive voix, les particularités de ce mode de communication font que les controverses y prennent une forme particulière, que dans le folklore du net on nomme "troll" ce qui regroupe finalement des réalités très différentes les unes des autres.