Comme je disait je suis partis a travers champs, sous le soleil baissant de fin d'été commencant a me dire que cette vie la me plais. Que sont seul défaut, mais pas des moindre, c'est la solitude. Pas de petite copine, pas de copains, juste des gens que l'ont croise et ne reverra jamais.
Je tente ma chance pour du travail dans les fermes et autres pépiniere sans succes. La Bretagne offre suffisement de nourriture (merci la mer) pour que ca ne me gene pas trop. Un soir je plante ma tente apres la nuit, surpris par les étoiles. Un coin d'herbe plat et drue fait l'affaire. Je me reveille au matin au son du "Qu'est tu fou la!!". j'ouvre les yeux sur les canons superposé d'un fusil de chasse. J'ai faillis me pisser dessus. Je me releve et vois un fermier, l'archétype du bidochon francais. Botte en caoutchouc, salopette en jean et t-shirt crados. "Tu a 20 seconde pour foutre la camps!". "oui monsieurs", je prend la tente et la tracte vers la barriere et sort du champs. Le fermier cesse de me braquer, je fait mon paquetage vite fait et part sans demander mon reste. La prochaine fois je verifierai mieux ou je suis et ferait mon campement en journée.. J'etait entré par un bosquet, je croyait etre dans la plaine en fait j'etait dans son champs en friche.. Je fait du stop et fuis, ce coin n'est pas acceuillant. Je doit etre plus prudent. Depuis je dort toujours avec mon couteau bien pres, c'est con mais je dort mieux ainsi...
Je fait du stop et depasse St Lo puis le Havre. Je campe une nuit et je reprend le stop pour me faire deposer peu apres dieppe, quand ont recomence a voir les champs.
La normandie est sympa, c'est vert, plein de collines et de bosquets. Ont y voit une tonne d'étoiles. Je reprend la route des plages, dort a l'ombre de bunker ou dans des ruines abandonnées. La peche rapporte moins, plus de coquillages moins de crustacés. L'automne approche et les nuit se raffraichissent. Plus je remonte et plus la cote redevient touristiques, retour vers la campgnes car les plages sont surveillées. Les rencontres avec nos amis les flics deviennent frequente, presque journaliere. La plupart du temps un simple controle d'identitée et la demande de deguerpir. Mon jean est troués, mon sweat presque rigide malgré les rincage journalier en mer et riviere et j'ai vraiment l'air d'un vagabond, ca aide pour convaincre.
Assez rapidement la civilisation devient omnipresente et je me remet au stop pour depasser tous ca. Je passe en belgique sans encombre (merci l'europe) et reprend la route des plage dans ce monde que je ne connait pas.
Je devient bon a ce mode de vie. Faire du feu sans briquet par exemple, je me suis mis au firesteel, acheter dans une boutique de camping avec les deniers de la mendicitée. J'en ai gacher un baton entier avant de maitriser le truc. Le tout est dans l'amorce apparement, une bonne boule bien seche et pas trop compacte, ca marche pas trop mal. Je prend l'habitude de tendre un sac poubelle les jour de pluie et la nuit au cas ou, je bouillis l'eau le matin pendant le demontage du camps. En belgique apparement si l'ont ne reste pas plus d'une nuit ont ne derange personne. Les policier la bas son aimable et courtois. Je continue de me proposer au habitant pour du travail, ont m'a inviter a vendre mon corps, j'ai gentiment acceler le pas.
Passé oostende je rencontre Pieter hollandais vagabond de 29 ans professionnel. Cela fait dix ans qu'il voyage dans l'europe, principalement dans le nord et l'est ou d'apres lui cela est moin mal vus. Il est grand (plus que moi, je mesure 1m95) et fin, une barbe fournie et sauvage et des cheveux long. Il aime rire et boire, discutter au coin du feu. Ont sera compagnon jusqu'a Amsterdam. Il a ces techniques de vie et m'enseigne tans de chose utiles. Les plantes par exemple. Je suis nul a retenir les noms latin mais ma memoire visuelle est bien pratique. Il m'apprend a faire un camps, monter une cabane qui tiens le vent et la pluie, un feu dont les braise sont encore la le lendemain. (un bon trou, du boi dur et sec en dessous du feu, cela laisse de quoi le rallumer vite fait).
Mon point de vue sur les choses est a present radicalement different, je vois les ville comme des pieges a rat plein de danger quand la campagne semble rassurante et protectrice. Je commence a pensé au futur, a un endroit ou construire une cabane solide et durable. Je reve chaque nuit que je finis par trouver un coin parfait pour vivre. Je ne pense plus du tout au shit ni aux clopes, meme si j'en fume de temps en temps. Mon corps enfin purifié reprend du poil de la bete, je marche mieux et plus longtemps. Un second souffle apparait dans mes poumons. Ma mémoire revient et je redevient capable de dire ce que j'ai dit trois heure plus tot. Mes pieds eux deviennent a l'étroit dans mes rangers, une cornes epaisse les recouvre et chaque soir je doit rabotter au couteau pour eviter les cors au pieds. Une astuce au passage consiste a faire un bain de pied avant de dormir, tres tres efficace pour delasser ces outils precieux.
Je dessine beaucoup mieux, je devient douer a sculpter des planchettes de dessin dans les troncons trouver a droite a gauche (reste de la tempete de 2001 je pense). J'en vient a dessiner ce que je vois plus que ce que je pense, a observer plus qu'a imaginer. Je decouvre que la réalité a un interet, une beauté et que cela ne se limite pas aux fond d'écrans.
Pieter m'apprend a me ballader juste pour observé. Rester allonger en haut d'une falaise pour regarder les oiseaux. Rester assis au bord d'une rivere a parier sur le temps que l'ont va attendre avant de voir un poisson sauter hors de l'eau ou sur celui que mettra ce héron a sortir une prise de l'eau.
Ont prend compte du temps qui passe comme jamais et chaques jours devient long et fascinant. Chaque jour de nouvelle chose a voir, a pensée. Je me sent heureux comme jamais. La faim devient chronique mais secondaire, mone stomac n'est plus le plus important. De plus en belgique la mendicité marche bien, chacun son coin et ensuite ont reunis les fond pour acheter de la viande et quelque legume au marché. Une bierre aussi pour Pieter qui adore ca.
La traversé de la belgique fut courte mais intense, plein de chose apprise, un nouveau moi voi le jour. Je n'est plus peur pour demain, je suis aptes a tenir le coup a present. Je pense differement, je ne suis plus lourdement appuyé sur des bequilles sociales. J'en viens meme a pensée que j'ai gaché ma vie a retardé ce depart dont je revais tans.
Et me voila a la Mecque, la Hollande. Cela m'a couté cher, ce pays est une epreuve pour moi. La dependance revient vite, meme mentalement seulement...