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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Essais d'abris de végétaux [IMG]  (Lu 6368 fois)

04 juillet 2007 à 13:54:19
Lu 6368 fois

jeremy


Salut,

Voilà, j’ai fais plusieurs tentatives d’abris de survie avec l’équipement que j’amène toujours avec moi, à savoir entre autres choses (plein d’autres choses), une laplander, et un camp knife.
mon terrain de jeu est une forêt humide près de liège composé de hêtres, de chênes, et d’ifs dans une proportion qui décroisse dans le sens de la liste.
J’ai déjà fabriqué plusieurs abris de détritus, surtout cet automne (c’est plus facile), mais la résistance à la pluie ne m’a pas du tout satisfait. La couche de détritus ne faisant que décaler la pluie de 10 minutes.
J’ai fais hier deux tentatives d’abri que je souhaite soumettre à vos critiques.
le premier consistait à tester un toit naturel de meilleur qualité que les détritus, je n’ai donc pas mis d’isolation au sol pour économiser du temps et perturber le moins possible l’environnement de l’abri.

La Laplander donne l’échelle.
L’espèce d’échelle qui tient le toit est ligaturé avec du lierre, le toit est en écorce d’if tombé à terre depuis des années (l’écorce était détachée et déjà en partie au sol). l’empilement des écorces suit le système des tuiles.

L’abri est placé sous un grand arbre (au feuillage abondant en cette saison).
Temps de construction 35 min.

Le deuxième abri prend en compte l’utilisation d’un tarp. Il est expérimental. Une sorte de lit de camps composé de deux troncs de 2 m sur deux de 1 m avec un « sommier » fait de traverses en branches, recouvert de feuillages.
La laplander donne l’échelle.

Le site a été choisi pour le microclimat sec qui y reigne, et l’absence de dénivelé (la forêt est à flanc de coline).

J’ai mis peu de feuillage, non par fainéantise, mais parce que je me suis interdit de prélever du feuillage « vivant ». Le feuillage sur la photo provient d’une branche de plante parasite tombée à terre (honte sur moi je n’en connais pas le nom). Des branches d’if auraient pu les remplacer et un rembourrage sous le « sommier » aurait grandement amélioré la protection au vent.
Les bords ont été isolés en remontant la terre pour limiter la aussi le passage du vent.

L’intérêt principal est que si on place de l’isolant dessous, celui-ci ne sera pas compressé. Et si tout est détrempé (comme souvent dans cette forêt), et bien on est bien isolé.
J’ai ensuite placé un réflecteur pour le feu et monté une structure pour attacher le tarp (rien ne permettrait de le fixer sinon).


Le tarp n’a jamais été monté, parce qu’il brille par son absence dans mon kit (je vais remédier à ça très vite)

Temps total 1h15, tentative de photographie du brocard compris, faisable en 30 min.

Voilà j’attends vos conseils pour m’améliorer

PS : Désolé pour la qualité des photos.
« Modifié: 04 juillet 2007 à 14:16:17 par Maximil »
I see in your eyes the same fear that would take the heart of me. A day may come when the courage of Men fails, when we forsake our friends and break all bonds of fellowship, but it is not this day. This day we fight!

04 juillet 2007 à 14:19:27
Réponse #1

Maximil


Bah à moins de renforcer ton abri avec un tarp, ou une couverture de survie, il te manque énormément d'épaisseur de végétaux pour te proteger. Si tu avais de grandes feuilles (genre bananier), cela irait, mais avec de toutes petites comme ça, il en faut sacrément plus !
J'avoue ne pas avoir saisi correctement le 1er montage, ni compris l'interêt du 2nd puisqu'il est censé aller avec un tarp (?)
Fabrication maison de stylo-plume , roller , bouchons de bouteilles , kubotan , koppo-stick etc... http://maximil.chez-alice.fr/index.htm
Photographies de Maximil
Patines de chaussures de Maximil

04 juillet 2007 à 14:41:29
Réponse #2

jeremy


Cher Maximil,

Mille excuses, mon post manque de précisions, et je manque moi-même probablement cruellement d’expérience dans ce genre de montage.
Cependant, les tuiles du premier abri sont en fragments d’écorce dont la surface varie entre 1m sur 20cm et 40cm sur 20 cm. Tout n’est donc pas si petit qu’il y parait. les tuiles sont fixées dans la masse par l’arrière avec des branchages plaqués dessus. L’appentis à droite ne sert que de coupe vent et de réflecteur pour un feu éventuel étant donné qu’il est placé presque à la verticale.
L’intérêt du deuxième abri, n’est pas de s’abriter de la pluie, parce qu’il est effectivement prévu pour aller avec un tarp, mais bien pour s’isoler du sol, froid et détrempé que l’on trouve dans ce type de forêt l’hiver. Il porte donc mal son nom et j’avoue manquer de vocabulaire pour le désigner autrement.

Bien à toi.
I see in your eyes the same fear that would take the heart of me. A day may come when the courage of Men fails, when we forsake our friends and break all bonds of fellowship, but it is not this day. This day we fight!

04 juillet 2007 à 15:16:54
Réponse #3

Diesel


Ok, je saisis mieux les  2 montages.
Sur le 2ème tu vas te ruiner le dos par contre si tu veux l'utiliser comme lit.
Il faudrait une bonne épaisseur de végétaux sinon, bonjour l'inconfort
L'isolant dessous ne sert pas à grand chose sur ce montage, car  tu n'es pas en contact direct avec le sol.
Dans un montage comme celui ci tu aurais intérêt à en ajouter sur ton lit de camp plus qu'au dessous.
C'est intéressant pour un camp sur plusieurs jours. Pour une nuit, ça fait beaucoup de boulot inutilement AMHA
Le bois pourrait servir pour un feu.

04 juillet 2007 à 15:29:34
Réponse #4

DavidManise


J'aime bcp le premier :up:

Je fais un peu la même chose avec du pin, ici.  De l'ecorce qui traine par terre ou alors celle qui est a moitie detachee des arbres tombes.  C'est plus facile a recolter ET ca n'abime pas un arbre vivant.  C'est top. 

D'experience, avec la chaume ou equivalent, c'est la seule méthode qui te permet d'avoir un toit a peu pres etanche.  Encore, il faut faire gaffe a ce que tes tuiles soient bien etanches...  la derniere fois que j'avais fait ca j'avais laissé un petit trou dans une de mes "tuiles" juste au-dessus de mon nez.  En pleine nuit, le goutte a goutte a bien fini par me faire vraiment chier, limite à me mettre de mauvaise humeur <rire> ;)

Un truc pas mal quand on fait ce type d'abri c'est de se debrouiller pour garder quelques bouts de tuiles a disposition pour la nuit.  Ca permet de se lever et de colmater les trous facilement ;)

Excellent boulot !! :)

Pour le lit, bah l'idéal c'est juste de mettre deux rondins (attaches ou pas) de chaque cote de toi et d'empiler des tonnes de debris secs entre eux.  Ca te fait un lit...  et ca isole bien mieux que ce type de structure qui est longue a faire.

Sinon tu fais une sorte de store venitien de 1m x 1m50 ou + avec des paquets d'herbes seches, ca marche super bien aussi ;)

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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04 juillet 2007 à 15:30:52
Réponse #5

Kilbith


Salut,


Pour le deuxième abri, j'imagine que tu a essayé de faire un lit suspendu comme on voit la description dans les ouvrages de trappeur....Pour l'abri 1, l'inspiration est la même me semble-t-il. Ils utilisaient des écorces de bouleau...

Il me semble qu'ils utilisaient des perches en bois plus longues et plus fines pour avoir de la flexibilité. Les deux perches étant placées en suspension entre deux rondins.
Une fois le système en place, il reste à improviser un lit : branches et plein de feuillage, ou bien des cordages ou encore une couverture/toile enroulée (tenant avec la pression du corps....)

Ce type de couchage devait avoir son intérêt avant la mise à disposition de matelas en mousse ou aérifaires. AMHA le procédé est trop long et destructeur pour être utilisé régulièrement de nos jours.... Comme tu avais le souci de préserver l'environnement, il est difficile de dire si ton montage était adhoc.

04 juillet 2007 à 15:33:29
Réponse #6

jeremy


Salut Diesel,

C'est effectivement beaucoup de travail. Ma question est justement, est ce que le gain de confort (avec un matelas de feuile plus épais bien sur) justifie ce travail.
A noter que la forêt regorge de bois mort (trouver du bois pour le feu ne pose donc aucun problème)
L'isolant en dessous du sommier, c'était pour limiter la circulation d'air par dessous et donc la perte de chaleur.
Tel quel, la couche n'est pas très confortable, je ne l'ai testé que quelques minutes, mais en fait ce n'est pas non plus si inconfortable qu'il n'y parait :).
I see in your eyes the same fear that would take the heart of me. A day may come when the courage of Men fails, when we forsake our friends and break all bonds of fellowship, but it is not this day. This day we fight!

04 juillet 2007 à 16:06:59
Réponse #7

Diesel


Vise toujours au plus simple à mon avis.
On passe déjà beaucoup de temps pour qu'un simple abri soit efficace. Ce n'est pas la peine de faire autant d'effort si ce n'est pas pour passer quelques jours au même endroit.
Je n'ai pas essayé de dormir sur un lit de rondin comme ça mais je ne pense pas que le jeu en vaille la chandelle.
Autant utiliser son énergie à se faire un matelas de végétaux bien épais que de vouloir avoir un vrai lit.  ;)

05 juillet 2007 à 12:50:58
Réponse #8

jeremy


Salut,

Juste pour vous dire que j'avais laissé le premier abri en écorce en attendant qu'il pleuve pour pouvoir le tester en condition.
C'est chose faite, il a plut des trombes hier par chez moi.
J'ai été épaté de voir comme ça marche trop bien! Comme tu l'avais prévu David
Encore, il faut faire gaffe a ce que tes tuiles soient bien etanches...  la derniere fois que j'avais fait ca j'avais laissé un petit trou dans une de mes "tuiles" juste au-dessus de mon nez.  En pleine nuit, le goutte a goutte a bien fini par me faire vraiment chier, limite à me mettre de mauvaise humeur <rire> ;)

Un truc pas mal quand on fait ce type d'abri c'est de se debrouiller pour garder quelques bouts de tuiles a disposition pour la nuit.  Ca permet de se lever et de colmater les trous facilement
Il y avait des fuites, 4 exactement. Le truc des bouts de tuiles en plus aurait surement marché, mais comme les fuites se trouvaient en périphérie je ne m'en suis pas préoccupé. Par contre le toit ramène beaucoup d'eau en bas (forcément  ;D ). Du coup pour une pluie plus longue (genre toute une nuit et pas 2 h comme hier) il m'aurait fallu creuser une rigole à l'arrière pour éviter l'inondation (la pente du terrain est dans le sens opposé au toit).
J'ai profité de cette expérience pour m'exercer à l'allumage de feu à partir de bois détrempé, à la récolte d'eau de pluie avec ma cape de pluie et mon quart en alu, et à la consommation de thé  :doubleup:

Bien à vous.
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12 juillet 2007 à 22:36:31
Réponse #9

guillaume


Super le premier montage Jeremy  :doubleup:.

Ça montre qu'en faite, on peut réellement faire un toit étanche par chez nous et non pas que au canada avec les grandes écorces de bouleau  :).

a+

 


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