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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Au sujet de la dépression et du burn-out...  (Lu 10117 fois)

26 juin 2008 à 11:34:45
Réponse #25

emile


On est tous le con de quelqu'un, les anti-cons de tout poil ont du taf.

Je reste persuadé que notre mode de vie attire le con qui n'est que dans une situation analogue. C'est la concurrence des cons, donc il faut trouver un travers chez l'autre et lui rentrer dans la gueule avec une bonne caution morale, histoire de justifier l'injustifiable.
Si je résume, on a tous la même attitude que son con de voisin.

Avec du repos et un minimum de contraintes, on attire tout de suite des gens intéressants (les mêmes qu'on retrouve debout sur leur klaxon quand on est dans le même bouchon pour aller au taf).
Quand je parle de repos j'évoque simplement le fait d'ordonner calmement ses impératifs alors qu'habituellement on se vautre dans le chaos ambiant sans rien maitriser, y compris soi-même.

Une bonne introspection, les bonnes questions, du courage (ben oui, c'est pas facile de se dire qu'on est dans le même panier qu'un abruti de base).

On a le droit à la connerie, c'est pas l'exclusivité de l'autre. faut juste vouloir en sortir de temps en temps.


19 décembre 2008 à 04:32:15
Réponse #26

focey


Pas facile de dire ce qui marche ou pas. Personnellement j'ai usé des méthode suivante pour me remettre d'aplomb. Ayant à la base une bien piètres opinion de moi même, je me suis forcé à me mettre au défit.

Celui qui pour moi fut un véritable électro-choc fut de sauter en parachute: méthode classique, OA OA PT, commandé etc.

D'un cet exercice m'a appris que j'avais peur de mourir. Qui a peur de mourir n'as pas envie de mourir. De deux avoir eu les c*u!lles de passer la porte à plusieurs reprise malgré la peur au ventre, sans que personne d'autre que moi même pour me pousser au cul et bien mine de rien ça fait du bien au moral. :lol:

Autre chose que je faisais depuis longtemps c'est écrire. Écrire en mode auto toute ce qui me passait par la tête sans retenue aucune, exprimant mes envies morbides, mes rages, ma colère...ça défoule! :) Puis est venue la phase où je me suis forcé à voir le verre à moitié plein au lieu du verre à moitié vide. Tous les soirs avant de me coucher je faisais un bilan des choses bien que j'avais vécu dans la journée. Cela pouvait être aussi insignifiant qu'un rayon de soleil m'ayant réchauffé, un sourire échangé, un carré de chocolat ;) , ... peu importe le but était de visualiser quelque chose de positif.

Dernier point ce fut de prendre mes distances. Mes distances vis à vis des gens, de leur problèmes, de leur besoins pour en revenir au miens: besoin d'être respecté, besoins d'être serein.  Ce fut douloureux pour certains mais les vrais amis ont compris et ils sont resté. J'avais tendance à me comporter comme le bon samaritain espérant plus ou moins consciemment obtenir quelque chose en retour.

Malheureusement cela ne marche pas et je commençais à devenir aigris et cynique. J'avais fini par comprendre que d'amis j'étais devenu Totof multi-services. Une petite entreprise de transport, un psy , cuistot, remplaçant préféré de mes collègues (je travaille par quart) , groom, concierge, hôtelier etc et que j'étais d'autant plus populaire que cela ne coûtait rien. J'ai appris à dire non sans culpabiliser, j'ai appris aussi à demander moi même de l'aide aux autres, j'ai appris à énoncer explicitement ce dont j'avais envie ou besoin en échange de mes propres services.

Des fois je me sent fragile encore comme tous le monde mais je sais qu'à l'image de la pluie les idée noirs et les galères n'ont qu'un temps. Derrière les nuages il y a le soleil et le ciel bleu.:)

06 février 2010 à 01:30:57
Réponse #27

Johann318


Salut, je déterre un peu le fil pour vous faire part de ma propre expérience.

 La violence était un exutoire quand j'étais gamin, c'est est toujours un actuellement, mais ce n'est plus la même, je suis passé d'un état de malaise et de décalage total avec les autres à une meilleure compréhension du monde qui m'entoure, sans pour autant l'approuver. Ceci, en observant, beaucoup, ça m'a permis de comprendre comment les autres, et moi-même fonctionnons, que eux aussi avaient leurs incohérences, j'ai pu constater, fort de mon jeune age, que ce sentiment de malaise est très généralisé, la France n'est pas le premier consommateur d'antidépresseurs sans causes...

 Actuellement, cette violence est canalisée dans l'étude du monde qui m'entoure, des arts et des techniques, de jadis et de maintenant. Comprendre, ça me botte!

 Le problème, je pense, vient bien souvent d'un manque de cohésion personnelle au long terme, on s'engage souvent à long terme sans savoir vers quoi on va, du tout, parce qu'on n'a pas assez regardé ses aînés en se disant qu'ils sont comme nous, en comprenant qu'ils ont eu des moments difficiles à cause de mauvais choix, j'essaie de ne pas faire ces mauvais choix, évidemment, à 24 ans, je ne peux pas dire si ça marche au long terme, mais ça me paraît être en bonne voie.

 L'observation des autres et la cohérence avec soi-même me semblent être les deux points clés de tout ça, évidemment, ce n'est que mon avis et... ce n'est pas chose aisée.

 Comme en forêt, il faut savoir garder des repères, des limites, avoir conscience de problèmes que d'autres y ont rencontré en voulant les éviter mais en sachant que de toute manière, il faudra la traverser cette forêt.
 Savoir comment d'autres s'en sont sortis en adaptant leurs expériences à notre situation me paraît une aide en cas de problèmes.

 De mon coté, je suis intérimaire professionnel spécialisé dans le bâtiment, la maçonnerie. C'est un boulot sympa, on y travaille en plein air, on garde un contact social assez varié mais intérim aidant, on en change régulièrement, on voit d'autres horizons et puis, on bâtit, ce n'est pas rien! (ça défoule aussi, je peux vous l'assurer)
 Je change aussi souvent de régions, ça m'aide pour mon observation, de moi notamment. Ce n'est pas facile de n'avoir, presque, que des contacts éphémères mais on est plus au courant de sa propre valeur, de ce dont on est capable, ça aussi, ça m'a fait beaucoup de bien.

 Évidemment, la maçonnerie n'est pas un métier aisé et je ne recommande rien à personne, c'est juste mon expérience, j'espère que vous pourrez l'adapter en cas de besoin.

 Pour plus tard, j'espère encore une fois, avoir mon lopin de terre et une maîtrise suffisante de mon art pour que ça puisse me suffire et ainsi fonder moi même une famille, me stabiliser, enfin, dans de 'bonnes' conditions.

 J'ai eu plusieurs contacts qui se sont retrouvés en milieu d'impasse, ils ont souvent retrouvé suffisamment de vigueur au fond d'eux pour repartir, parfois ils ont fait un retour aux sources du problème ce qui a permis de combler un manque ou d'évider une dépendance.


 Pour résumer, je ne propose rien ici, j'espère juste donner des idées à ceux qui en ont besoin.

 Et puis, œuvrons, il en sortira bien quelque chose!

08 février 2010 à 21:11:52
Réponse #28

Gobanon



07 avril 2010 à 02:56:56
Réponse #29

Rod


Le site de Marie Andersen avec des articles intéressants sur divers sujets psy:
http://www.marieandersen.net/article.html

Bien à vous,

Rod

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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