Nos Partenaires

Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Garder le contact en situation de crise grave  (Lu 12309 fois)

03 avril 2010 à 11:45:22
Lu 12309 fois

QUIDAM


Salut !

Depuis quelque temps je me pose la question de garder le contact avec ma femme en cas de crise grave. Sachant que la première chose que les gens font c'est de téléphoner (donc de saturer le réseau), que ce réseau peut ne plus fonctionner à cause ce cette crise.
Je me suis donc pencher vers 2 solutions :
- talkie-walkie
- plan familial d'urgence.

et vous qu'en pensez-vous ? qu'avez-vous prévu ?
« Modifié: 05 avril 2010 à 11:25:25 par QUIDAM »
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

03 avril 2010 à 16:50:33
Réponse #1

Sotret



03 avril 2010 à 17:07:24
Réponse #2

François


tu as testé ? tu en as un ? je crois que ça coute cher est-ce vrai ?

Pour faire à l'économie :

- un vieux thuraya d'occasion : 100 à 200 euros, ex : sur ebay

- utilisation avec une carte SIM de GSM dont l'option monde est activée et qui supporte le roaming avec le réseau Thuraya (Orange et SFR par ex) cout : environ 2 $/mn avec Orange en mode satellite, cout habituel en mode GSM.

(çà marche, je l'ai fait pendant des années)
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

04 avril 2010 à 01:16:13
Réponse #3

François


Le plus intéressant, c'est de réfléchir à quoi peut/doit servir un moyen de communication.
D'une manière générale, en cas de crise, la difficulté est de trouver quelqu'un qui soit à la fois motivé et en mesure de fournir une aide concrète. Sinon les conversations sont du genre : "T'es où ? Moi çà va (ou pas), et toi ? Moi, à ta place, j'essayerai de faire ci ou çà. On se rappelle, hein ?" En résumé, assez stérile et frustrant.
De mon expérience limitée, cela sert surtout à rassurer la famille et les amis : "Oui, oui, des petits ennuis mais tout va bien".  ::)
En cas de crise, il ne faut pas que cette possibilité de contact repousse inutilement le moment où on réalise qu'on est seul en mesure d'agir pour se tirer de la m*rde, et qu'on ne doit pas trop tarder à s'attaquer au problème(s).
« Modifié: 04 avril 2010 à 11:22:37 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

04 avril 2010 à 18:20:37
Réponse #4

QUIDAM


Mon but principal/prioritaire serait en cas de crise grave de mettre/savoir mes proches à l'abri, j'ai donc il y a quelques temps conçu avec ma femme une petite fiche de conduites à tenir en cas de problèmes. Mais tant que je ne saurai pas ou elle se trouve et si elle va bien je ne serais pas tranquille et je ne pourrais pas passer à autre chose (ben oui... vous savez ce que c'est on s'attache  :love:).

J'ai donc envisagé l'achat de talkie-walkie, mais pour une distance de 20 km en milieu urbain c'est pas le top, sauf si l'on à du très bon matos.

C'est pourquoi je voulais connaitre vos solutions (pour les copier éventuellement) car j'imagine que vous vous êtes posé ce problème.
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

04 avril 2010 à 18:38:08
Réponse #5

lepapat


Et la solution des CB/BLU, vous en pensez quoi ?
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


04 avril 2010 à 18:45:25
Réponse #6

QUIDAM


Pour ma part je ne connais pas.
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

04 avril 2010 à 19:00:48
Réponse #7

Adonf


- un vieux thuraya d'occasion : 100 à 200 euros, ex : sur ebay
130€ c'est juste pour le louer 1 mois

04 avril 2010 à 19:28:52
Réponse #8

QUIDAM


Donc quelles sont VOS solutions ? pour rester en contact avec vos proches dans une situation ou il n'y aurait plus de réseaux téléphoniques ?
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

04 avril 2010 à 21:23:04
Réponse #9

François


130€ c'est juste pour le louer 1 mois
Oups, je n'avais pas lu l'annonce jusqu'au bout :lol:

Mais ce sont bien les prix pour les Thuraya première génération : 100 euros pour un qui a beaucoup vécu mais marche encore, 200 pour un en bon état, 300 ou plus pour un comme neuf ou avec beaucoup d'accessoires.

PJ : Thuraya première génération, Ascom et Hughes
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

04 avril 2010 à 21:40:48
Réponse #10

François


Sinon, assez d'accord avec VieuxMora. En ajoutant une chose que les moins de trente ans on peut être du mal à imaginer :
on peut très bien (sur)vivre sans téléphone ;)

Question d'organisation.

Honnêtement les moyens à mettre en œuvre pour conserver des communications sont tellement aléatoires et disproportionnés par rapport au service rendu, que je me demande si cela vaut le coup de s"équiper pour une crise assez improbable.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

04 avril 2010 à 21:51:35
Réponse #11

Cyril


Surtout que selon le type de crise, le service ne fonctionnera peut-être même pas, suite à une EMP par exemple.
Si on suppose que la famille est proche géographiquement, la méthode du/des point(s) de ralliement paraît présenter plus d'avantages.

04 avril 2010 à 22:38:32
Réponse #12

Moleson


Surtout que selon le type de crise, le service ne fonctionnera peut-être même pas, suite à une EMP par exemple.
Si on suppose que la famille est proche géographiquement, la méthode du/des point(s) de ralliement paraît présenter plus d'avantages.

Si tu pars sur un scénario EMP, le moindre problème va être la communication. Le retour à une civilisation techniquement 1860-90 engendra une mortalité monstrueuse.

Moléson

05 avril 2010 à 08:04:12
Réponse #13

Anke


Outre les pbs de coût, de saturation de réseau, d'habitude d'utilisation ( petite expérience en vhf), ne pas oublier également les pbs d'autonomie... Si la crise dure, il ya de fortes chance pour tomber en rideau de batterie.
En cas de crise grave(laquelle ?), je crois que la meilleure solution est d'envisager un plan d'évacuation familial avec point de rendez-vous accessible rejoignable disons dans les 24 heures.
ça nécessite évidemment une reflexion familiale préalable avec des directives précises. ça peut être relativement simple pour un couple sans enfants par ex. Mais dès qu'il y a des enfnts, ça va être beaucoup plus compliqué. En effet, l'école aura tendance à confiner les mômes plutot que de les laisser se barrer dans la nature ( et ça peut aisement se comprendre) donc les pbs de sortie d'école que nous connaissons tous quand tout va bien seront multipliés par "n"...( vécu au cours d'une inondation il y a 4 ans). Je ne crois pas qu'en cas de crise grave le pb N°1 sooit le moyen de communication, mais plutot les pbs d'accès ou\et de déplacements pour rejoindre une zone sécurisée. Même avec un réseau téléphonique opérationnel, si les voies d'accès sont "out", mes genoux, t'es coincé où tu est. De même un "radio-guidage" ou des directives données par la voie des ondes reste très aléatoire, sutout si le "récepteur" est en proie à la panique, soumis au stress( froid, pluie dilluvienne, hurlements alentours...spectacle visuel difficile à supporter), pour peu qu'il soit jeune. La plupart du temps nous dirons à nos gamins :"reste où tu es je viens te chercher." Autant le leur dire avant...
En situation de crise grave, on aura pas le temps d'apprendre ou de mettre en place quoique ce soit. Je crois que c'est avant qu'il faut travailler à : assurer sa propre sécurité, celle des premiers instants ( edc, bob, même pour les enfants), apprendre à analyser une situation, puis éventuellement chercher une situation de repli temporaire qui pourra permettre de tendre vers l'objectif de la zone sécurisée( préalablement déterminée)..
Pour mon affaire d'inondation, les gamins étaient tous montés au dernier étage avec la maitresse, qui avait embarqué couvertures et gouters.
Si le plan a été élaboré au préalable, on pourra se dire : " on a vu la marche à suivre, on s'est exercé, il va se passer ça..."

05 avril 2010 à 11:32:44
Réponse #14

QUIDAM


@ Anke

TAFDAK c'est pourquoi nous avons établi un plan familial d'urgence, mais le souci est de pouvoir s'adapter. Si en cas de crise ma femme doit rester à son travail (milieu hospitalier), ou qu'elle n'arrive pas à rejoindre un lieu de rendez-vous je le sais comment ? je la cherche où ?

Selon la loi de Murphy (pas Eddie  ;)) le plan le mieux préparé risque de se gripper à cause d'un détail qui va aller de travers au mauvais moment. Donc il faut pouvoir s'adapter. La communication est un élément essentiel selon moi, j'en veut pour preuve que l'une des priorités à Haïti a été de distribuer des radios-dynamo pour que la population puisse avoir des infos et passer des messages via les radios en services.
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

05 avril 2010 à 12:14:31
Réponse #15

lepapat


Oups, je n'avais pas lu l'annonce jusqu'au bout :lol:

Mais ce sont bien les prix pour les Thuraya première génération : 100 euros pour un qui a beaucoup vécu mais marche encore, 200 pour un en bon état, 300 ou plus pour un comme neuf ou avec beaucoup d'accessoires.

PJ : Thuraya première génération, Ascom et Hughes

Heu tu est sûr ?  :huh: Parce que j' ais fait une recherche sur la " Bay " et je n'ai que trouver à 1500 à +/-700 " zozos "  :huh:
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


05 avril 2010 à 13:46:57
Réponse #16

François


Heu tu est sûr ?  :huh: Parce que j' ais fait une recherche sur la " Bay " et je n'ai que trouver à 1500 à +/-700 " zozos "  :huh:

Oui je suis sûr, le marché est assez actif parmi les expats et autres voyageurs.

Mais c'est vrai qu'il n'y en pas en ce moment sur *bay, à part une vente finie d'un vieux rossignol à 102 euros sur *bay.be. Les prix que tu cite doivent concerner des modèles plus récents, j'espére :).

Ceci dit, pour le problème de QUIDAM, des téléphones satellites ne conviendraient probablement pas, puisqu'ils ne fonctionnent qu'en plein air.

Peut-être plutôt un "pager", voir le sujet Pagers (ex Tatoo, Tamtam, Koby...) de Karma.
« Modifié: 05 avril 2010 à 13:56:06 par François »
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

05 avril 2010 à 18:54:31
Réponse #17

QUIDAM


Euh...

Il me semble que pour contacter un pager ça se fait par téléphone...

Je me trompe peut-être car je ne m'en suis jamais servi... ^-^
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

05 avril 2010 à 20:39:11
Réponse #18

lepapat


Effectivement,pour contacter mon ancien pager, il fallait un phone  :)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


05 avril 2010 à 21:35:34
Réponse #19

lepapat


Si internet et donc les téléphones, ainsi que les gsm HS, je ne vois que les radios amateurs et les CB / BLU ( SBB ) qui pourraient fonctionner; vus qu' ils deviennent de plus en plus rare et donc moins encombré  :-\

La croix rouge de Belgique travail avec les radios amateurs en cas de grande crise  ;)
John Wiseman, pardonne-leurs, aux " incultes" de ce forum :D


05 avril 2010 à 22:58:08
Réponse #20

QUIDAM


Donc hormis un plan familial et des points de rassemblement, en cas de crise sans téléphones, il n'y a rien d'autre à faire semble t il
 (sauf les pigeons voyageurs peut-être  :lol:) sauf s'équiper de CB.

Mais il semble ressortir de ce fil qu'un plan d'urgence bien préparé soit primordial. Savoir à l'avance ce que l'autre va faire, comment il va réagir, ou il va aller...

Bref on en revient aux fondamentaux, la base y a rien de mieux.
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

06 avril 2010 à 05:29:08
Réponse #21

Anke


Oui, en outre.
Vieux Mora a évoqué un système de boite aux lettres, c'est pas con. Pour moi (et pour moi seulement hein !) les tel et autres radios sont des moyens que je désignent comme "volatils" ( la paroles s'envolent...) dans mon langage à moi et je ne leur fait donc confiance que d'une manière limitée. En revanche un moyen physique comme un mot écrit ( encore faut-il déterminer avant où on va le déposer, de telle sorte qu'il ne soit pas perdu ou noyé dans une autre foule de mots d'autres personnes) me semble très fiable pour peu qu'on y mette les infos nécessaires ( la date et l'heure, l'itinéraire choisi pour rejoindre un endroit connu notamment). Le pb principal sera les accès pour rejoindre ce dit point ( routes saturées par ex). Ma conduite à tenir sera donc : garder mon portable chargé et surtout ne pas m'en servir de suite, rejoindre le point de rdv( rapidement si je peux) et laisser aux membres de la famille le temps de faire de même ( avoir estimé le temps nécessaire avant). Je crois que les outils indispensables en la matière seraient: carte du coin et radio pour écouter les infos du coin.
Dans ton cas Quidam, ton épouse, en cas de gros pépin aura des difficultés pour quitter l'hosto : soit elle sera réquisitionnée pour le boulot, soit le réseau routier sera saturé aux abords ( ambulances, pompiers, urgences) de l'établissement, sans compter l'afflux des gens qui viendront d'eux-mêmes. Je crois ( pour l'avoir vécu) que dans tous les cas, le moins pire à faire, c'est de rester là où on est ( normalement à l'hosto elle est en sécurité) et d'attendre que ça se décante un peu. Le STOP quoi...

06 avril 2010 à 18:46:52
Réponse #22

QUIDAM


Si tu es au boulot reste y !

Je vais marquer ça sur sa fiche...

ça va la faire raler... rester au  boulot ... >:( >:( >:(

 :lol: :lol: :lol: :lol:
Ne jamais croire que cela n'arrive qu'aux autres...

Espérer le meilleur, préparer le pire.

18 avril 2013 à 18:25:05
Réponse #23

Aerazur


Hop, déterrage de topik!

Vivant à la campagne, et depuis quelques années de lecture (et dans une moindre proportion de participation) à ce forum, je m'organise.
Nourriture et eau ne sont plus un souci, et même si le régime alimentaire en cas de crise ne sera pas à comparer avec une belle table gasconne traditionnelle, une certaine tranquillité est assurée. Idem coté hygiène, chauffage, lumière et combustible pour cuisiner.

Je m'oriente a présent sur la communication, et notamment ce sacré contact à garder, ou à rétablir. La solution retenue est la Vhf-UHF portable (possibilité en restant dans la légalité d'utiliser en France les bandes PMR 446. De portée certes réduites, de tels appareils permettent d'établir le contact à 2 km minimum, comme dans une situation de chasse, piégeage ou de cueillette. Dans mon coin, en orbitant dans un rayon de 2km, on peut déjà trouver nombre de choses).
La question que je me pose, un peu plus complexe, est l'éventuelle possibilité, avec un branchement à une antenne correcte montée au domicile,  d'établir un contact plus lointain dans passer par les relais qui, en contexte fortement dégradé, risquent d'être inopérants. Je connais un peu les phénomènes de propagation, mais des membres plus instruits en la matière pourraient ils éventuellement donner leur avis sur la possibilité d'établir du contact, même hasardeux, afin d'établir du lien avec un opérateur plus lointain (j'entends par la une cinquantaine de km) avec, comme stipulé, un tel appareil modulant en 4 à 5 W, avec une antenne de fixe.

18 avril 2013 à 18:40:51
Réponse #24

DavidManise


Sauf en cas de fin du monde élargie, Internet va continuer à tourner hein...  c'est conçu pour et tout le monde est équipé. 

Perso je fouine plutôt de ce côté là.  Et de SERVAL (téléphonie décentralisée).

La radio, je la garde pour les coms privées à courte distance.  En clair : walkie-talkies.

Tchuss ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


Soutenez le Forum

Les dons se font sur une base totalement libre. Les infos du forum sont, ont toujours été, et resteront toujours accessibles gratuitement.
Discussion relative au financement du forum ici.


Publicité

// // //