C'est vrai que c'est mieux que rien et ça peut être dissuasif, mais souvent le problème c'est que la photo et même le film ne montre pas ce qui s'est passé au début.
Un peu comme les témoins lorsqu'ils disent avoir tout vu: en fait ils ont tout vu à partir du moment où leur attention a été attirée.
A deux secondes d'écart on peut confondre l'agresseur et l'agressé, en témoigne l'argumentaire développé par Eric Lem lors d'une démo avec Tony suite à une question posée par Emmuel.
L'agresseur pousse ou exhibe une lame discrétement, pas d'attention attirée, l'agressé se défend, ça claque, l'attention est attirée, le témoin confond. Deux à trois à secondes ont suffit.
Et là non seulement, le témoin n'a pas tout vu mais il n'a pas eu le temps de faire fonctionner son appareil photo.
Au demeurant, les enregistrements fournissent un éclairage mais à l'époque des appareils numériques, faudrait voir si la jurisprudence n'a pas évoluée: il me semble, mais je peux me tromper, je suis pas juriste, que les enregistrements ne peuvent avoir valeur de preuve sans l'accord d'un juge.
En dix ans je n'ai pas été amené à voir un seul enregistrement valable en terme de contenu et de qualité; ils n'ont fait qu'alourdir les procédures.