Bonjour,
Lorsque j'ai entendu cette histoire pour la première fois, j'ai tout de suite pensé à l'utilité du BOB dans la voiture. Et ma première conclusion a été de dire : "
Finalement, ça sert à rien. La jeune femme a réussi à se sortir du véhicule englouti par une coulée de neige, à rejoindre le premier village et à donner l'alerte pour sauver ses compagnons. Tout ça sans BOB !"
Ouaip, ...
...
Mais, si ...
...
Bon, c'est vrai qu'avec des "si" ...
...
Pour ma part il y a deux choses qui m'interrogent :1) La première concerne donc ce fameux BOB :Dans la situation actuelle, l'idéal aurait été d'avoir un BOB adapté à la montagne en hiver (avec de quoi se réchauffer, se chauffer, s'hydrater, se soigner, creuser la neige, ... bref, vous le savez mieux que moi). Mais ce BOB aurait donc du se trouver dans l'habitacle et pas dans le coffre. Mais as t'on réellement dans l'habitacle d'une voiture standard la place matérielle pour y loger un BOB (boîte à gant, tiroir sous les sièges, vides poches en hauteur, ...) ? Personnellement, je ne trouve pas de rangement assez spacieux pour y loger tout ce que j'aimerais avoir à portée de main en cas d'urgence (j'ai déjà du mal à ranger mon gilet fluo et mon triangle, alors !).
Ou bien, pourquoi ne pas disperser les éléments constituant le BOB dans plusieurs coins et recoins du véhicule, accessibles depuis l'habitacle ? Oui, mais :
- En cas d'urgence, aurais je le temps de tout rassembler pour évacuer le véhicule ?
- En cas d'accident, est ce que tout restera accessible suivant la localisation des impacts sur mon véhicule ?
- Est ce qu'une pelle accrochée au dossier de mon siège ne serait pas dangereuse si elle est projetée dans l'habitacle au cours d'un choc ?
Pour ma part, se constituer un BOB spécial voiture est un notion de base qui peut sauver des vies (ou ma vie). Mais quant à la manière optimale de le ranger dans mon véhicule, là je reste confronté à des difficultés.
Alors, si je regarde la situation décrite dans cette histoire de coulée de neige, je me dis que finalement cette jeune femme avait, sans le vouloir, son BOB sur elle ! Il n'était peut-être pas complet ou pas adapté (car pas prévu au préalable à mon avis) mais elle a du faire face avec ce qui était à sa portée à ce moment donné. Et dans la plupart des cas c'est ce que l'on porte sur soi. Bon, j'irai pas jusqu'à dire qu'il faut conduire avec le sac à dos sur les épaules (si certains l'ont fait qu'ils se signalent

), mais peut-être à porté de main et/ou le principal dans les poches.
En tous cas, ceci n'aurait sans doute pas pu être utilisé de manière optimale si la personne n'avait pas eu à ce moment critique assez de recul et de présence d'esprit pour tirer profit au maximum du BOB qu'elle avait sur soi (comme l'exemple des rondelles de bâton de ski pour creuser la neige).
Je me pose donc la question : " Est ce que le premier BOB à avoir sur soi n'est pas celui que l'on a dans sa tête, afin de prévoir, d'organiser et d'utiliser au mieux le BOB qui, lui, nous servira dans une situation à risque ? "
2) La seconde chose qui m'interroge concerne la décision de la prise de risque :
En effet, ne dit-on pas : "il vaut mieux prévenir que guérir".
Et dans cette situation, cette phrase ne trouve-t-elle pas tout son sens ?!
Sur France 3 aux informations régionnales, le journaliste relatant cette mésaventure précise que les touristes avaient pris la peine de se renseigner sur l'état de la route auprès des locaux. Ces derniers leurs auraient dit que cette voie était utilisable mais qu'il fallait faire attention. En tous cas eux y circulaient. Quoi de plus rassurant pour des touristes indécis, surtout s'il n'existe pas d'autres itinéraires possibles pour rejoindre son chez soi (et puis les vacances sont finies, on est pressé de rentrer car demain on reprend le boulot, l'école, ...).
Alors à qui se fier :
- au Conseil Général qui signale que cette route est fermée pour cause de manteau neigeux instable, sans peut-être offrir d'autre solution ?
- aux gens du coin qui circulent, avec prudence certes, mais qui circulent quand même ?
Aussi, dans l'article du Figaro (cité en premier post), le Sous-Préfet de Barcelonnette, Jean-Marc Bassaget, affirme cette phrase pleine de sagesse : " ... quand une route est fermée on ne s'engage pas."
C'est tout à fait vrai. Mais ce que je ne comprends pas c'est pourquoi on peut encore y circuler ? Pourquoi l'accès n'est pas bloqué ? N'est-il pas plus responsable de "barricader" cette route afin de la rendre inaccessible pour tout le monde (ou presque) ?
Peut-être que la signalisation + l'impossibilité matérielle d'accéder à cette route aurait suffit à décourager nos touristes, qui n'auraient même pas demandé de renseignements aux habitants du coin. A voir ...
Qui est finalement responsable de cette prise de risque : les voyageurs, les locaux ou la Préfecture ? Large débat ...
Pour ma part, en toute franchise, à la place des voyageurs, j'aurais moi aussi "tenté le diable". Et en cas de gros problème j'aurai vivement critiqué le rôle de la Préfecture, de la D.D.E, des villageois qui m'auraient induit en erreur .... Bref, j'aurais été c*n !

Et pourtant, au minimum, j'aurais pu me prévenir de bien des difficultés en disant, par exemple, aux habitants du coin qu'à la sortie de cette route fermée (d'ici environ 1/2 heure par exemple) je les contacte sur leur portable pour leur signaler que je suis bien passé. Et par conséquent, qu'ils préviennent les secours si pas d'appel de ma part (c'est peu être un peu utopique de ma part, mais pourquoi pas ? On peut tomber sur des gens sympa et compréhensifs ...).
Voilà pour mon analyse de la situation et les leçons que j'aimerais en tirer.
A +.
Ciao.