mind mapping : tiens encore un truc intéressant qu'il faut que j'essaye merci

s'imposer de sortir de sa zone de confort pour progresser
yep, y'a exactement la même chose en résistance des matériaux, quand on sollicite un métal au-delà ce qu'on appelle la limite élastique (force au-delà de laquelle ça "commence à plier"), on va la repousser par le phénomène d'écrouissage, ou durcissement structurel (comme quand on fait l'émouture d'un couteau sans enlèvement de matière) : en dépassant progressivement la limite, on augmente la limite. Mais il faut le faire sous contrôle, pour un nombre limité de fois, sous peine d'user prématurément la pièce. Et on ne peut pas la repousser indéfiniment. Egalement, repousser la limite au pour effet secondaire de diminuer la "marge à la rupture" : entre "ça commence à plier" et "ça pète pour de bon", il y a nettement mois de marge qu'avant. Dépasser et repousser ses limites est intéressant, mais être capable de faire 50 bornes de marche ou 48h sans dormir ne veut pas dire qu'on peut le faire tous les jours sans dommage.
en général on a beaucoup plus de marge qu'on l'imagine
tafdak, notre civilisation est un peu aseptisée, a perdu le sens des réalités des capacités du corps humain. Pour la plupart des gens, faire 25 bornes dans la neige ou dormir dehors est une chose effrayante. Mon grand-père, comme sans doute pas mal des votres, allait à l'école à pieds, plusieurs km, avec régulièrement de la neige jusqu'aux genoux l'hiver, gelures et compagnies, et c'était normal. A côté de ça aller jouer dans la neige en softshell, gore-tex et primaloft, c'est du pipi de chat.
D'après ce que j'ai observé, on a 2 limites :
- la limite de confort : limite au-delà de laquelle on est pas à l'aise : mal quelque part, froid, chaud... Si on la dépasse, à court terme il n'y a pas ou peu de dommages, sur le long terme, on s'esquinte.
- la limite de rupture : au-delà, quelque chose pète
en situation engagée ou de survie, si l'instinct de survie est suffisamment fort, il va gommer totalement la limite de confort. La limite de rupture est beaucoup plus loin. La marge de sécu entre la limite de confort et la limite de rupture a une raison d'être sinon l'évolution ne l'aurait pas conservée. L'intérêt de la limite d'usure, est à mon avis que dans la vie de tous les jours elle empêche d'atteindre la limite de rupture, en prévenant qu'on "va trop loin". Les stages de survie de type "tu vas en chier" (boss et compagnie), ainsi que l'instruction des militaires, ont pour principe de t'envoyer à coups de pieds au cul dans ta marge de sécu, et marche ou crève, ce qui t'apprend à travailler dans cette marge de sécu. 2 effets : repousse la limite de confort, et le jour où tu es vraiment dans la m*rde, tu sais travailler en zone de sécu, tu seras beaucoup plus efficace et plus réfléchi que quelqu'un qui n'est jamais sorti de son salon.
sujet très intéressant mais je diverge un peu

Le problème c'est qu'on imagine souvent de fausses raisons à nos problème (la relation: problème -> état psycho, est souvent un peu trop facile). En fait, on peut être dans une situation de vie qui ne nous plaît pas, mais souvent on refuse de le voir, car cela remettrait en cause des choix fondamentaux qu'on a déjà fait (métier, conjoint, lieu de vie...), et qui sont trop effrayants à remettre en cause. Donc pour se justifier, on trouve le premier problème qui passe comme cause à notre état.
au final c'est aussi un problème psycho, qu'un de mes profs appelle "scoliose comportementale" : avoir une vie, un boulot, etc qui ne correspondent pas à sa "vision". Il est enfoui plus profondément, et se règlera pas à coups de médocs et/ou de coups de pieds au cul, qui ne font que cacher le souci. Faut une bonne capacité d'introspection et/ou l'aide d'un spécialiste pour le découvrir, et faut trouver un moyen de le "faire sortir" : écrire, dessiner, parler... puis agir si on peut.