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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Surmonter les aléas météorologiques et humains.  (Lu 3962 fois)

17 janvier 2010 à 13:51:24
Lu 3962 fois

Wapiti


Recettes pour s'adapter aux circonstances.

Isoler arrivée et conduites d'eau

Réserves (quantités à définir selon le nombre de personnes et la durée supposée) :

— d'eau potable (gél, sécheresse, pollutions diverses) ;
— de combustible courant et de substitution (chauffage, cuisine, éclairage) ;
— alimentaire non périssable ;
— de piles pour les quelques appareils électriques qui fonctionnent avec ;
— de bougies ;
— de produits d'hygiène.

Prévoir :
— moyens de locomotion différents ou équipements nécessaires aux circonstances ;
— vêtements adaptés ;
— moyens de recevoir des informations (radio à piles) ;
— pharmacie prenant en compte les besoins spécifiques de chacun ;
— outils de déblaiement : raclettes, balais, pelles, pioches, hache, tronçonneuse (chute d'arbres) ;
— moyens de levage.

MISE EN GARDE
Tronçonneuse et moyens de levage à n'utiliser que si vous êtes réellement compétents : laissez leur emploi aux professionnels.

Plus tout ce qui peut être utile pour d'autres situations :
— tentes ;
— bâches ;
— ventilateurs (canicule) ;
— etc.

Voir ce fil SVP :  Équipement et matériel / Tutoriels - DIY -- Groupe Meow /  Consignes -> Sécurité.

http://www.davidmanise.com/forum/index.php/topic,24983.0.html

Un petit groupe électrogène est utile sans être indispensable. Combien en ont, au cas où, mais qu'ils n'ont jamais fait fonctionner ?

Le mettre en œuvre avec la sécurité requise ne s'improvise pas.

Là aussi des précautions s'imposent, une installation électrique de substitution demande un minimum de compétence.

Ou alors, c'est prévu et il est branché en permanence afin de prendre le relais de l'installation principale.

S'il permet de sauver le contenu d'un congélateur, d'avoir de la lumière et de recharger les téléphones, il y a plus urgent et vital comme équipements et provisions.  
« Modifié: 18 janvier 2010 à 12:16:58 par Wapiti »

17 janvier 2010 à 22:30:56
Réponse #1

Wapiti


Réserves.

Villages et hameaux isolés.

Prévoir la durée sur plusieurs mois. Ce qui ne veut pas dire que vous serez isoler tout ce temps. Il est évidents, sauf très vaste domicile, qu'on ne peut avoir des réserves alimentaires pour une si longue période, mais les chaînes de ravitaillement peuvent être interrompues par intermittence : les camions ne peuvent plus rouler à cause de l'enneigement et parce que le gasoil gèle. Dans ces conditions les commerces de bouche et les autres du village ne peuvent être ravitaillés avec la fréquence habituelle. Vous-mêmes ne pourrez vous déplacer à votre guise.

À titre d'exemple (d'après des documents de Météo-France) :
L'hiver 1962-1963 fut le plus rigoureux du XXe siècle, les grands froids persistèrent pendant trois mois. Cependant les records absolus de froids furent moins fréquents qu'en février 1956 et janvier 1985.
Les gelées commencèrent dès le 13 novembre 1962 et cessèrent le 5 mars 1963 avec quelques brèves interruptions. La période la plus rigoureuse est comprise entre le 12 janvier et le 6 février 1963  avec des température de -13 °C à -20 °C selon les régions, parfois plus bas, -26,9 °C à Ambérieu et -26 °C à Vichy le 23 janvier.  Biarritz -9 °C, Paris -13 °C, Bordeaux -15 °C, Montpellier -18 °C, St-Martin-de-Londres (Hérault) -29 °C. Mouthe (Doubs) -33,6 °C. Il y eut 30 000 victimes du froid en France.

Pour l'anecdote, j'étais interne à l'époque, le froid nous surprit, mes camarades et moi, en culottes courtes et nous n'avions pas de soutien psychologique.

C'est surtout par le nombre de jours de fortes gelées sans interruption et de grands froids sous abri qu'il dépassa les grands hivers précédents : 84 à Lyon, 95 à Besançon, 86 au Bourget (Savoie).

Le dégel causa d'importants dégâts à l'infrastructure routière, aggravés par les camions.

Au printemps 1968, à cause des grèves, les Parisiens ont manqué de nourriture, heureusement ça se termina à temps.

Il est difficile d'estimer pendant combien de jours on devra vivre sur ses réserves quand on les constitue.  



« Modifié: 18 janvier 2010 à 12:03:16 par Wapiti »

18 janvier 2010 à 12:51:01
Réponse #2

Wapiti


Où entreposer ?

Dans l'absolu, il est préférable d'entreposer ses réserves sous les combles (grenier) parce que les caves sont inondables, les emballages en papier et en cartons ne résistent pas à l'eau, les étiquettes des boîtes se décollent. Tout les textiles seront trempés, il faut pouvoir les sécher rapidement, ensuite. Il y a peu de visibilité dans une eau boueuse, c'est dangereux d'y plonger, vous pouvez y rester coincés, si elle est très froide vous risquez un choc thermique.

Cette disposition est discutable, la toiture peut-être arrachée par un très fort coup de vent ou une tornade.

Dans cette hypothèse, et même dans tout les cas de figure, le fractionnement est conseillé, une partie à la cave, une au grenier, voire ailleurs si c'est possible. Il faut faire en sorte de ne pas tout perdre en une seule fois. Les multiplier exige un budget, chacun s'attachera à trouver le meilleur compromis. Chaque région a ses particularités météorologiques, climatiques et géologiques, en tenir compte, toutefois aucune n'est à l'abri d'une exception, c'est justement celle-ci qui prend au dépourvu.

Ceux qui peuvent se loger n'ont que très rarement le choix de l'emplacement, peu s'informent des risques. De toutes façons, ils n'ont pas vraiment la possibilité de refuser et sont obligés de faire avec. En revanche, autre débat, il y a trop souvent tromperie sur la marchandise par omission, volontaire ou non ou encore par cupidité. Là ou je demeure, il y a tout un quartier pavillonnaire qui s'est construit sur une zone inondable, si depuis des décennies, il n'y a pas eu de risques majeurs, grâce aux réservoirs de retenus en amont de Paris, demain n'est pas exempt d'une crue comme celle de 1910.


« Modifié: 21 janvier 2010 à 11:06:42 par Wapiti »

20 janvier 2010 à 09:08:57
Réponse #3

attila82


ATTENTION : pour l'installation et l'utilisation d'un groupe electrogène, celui-ci doit IMPERATIVEMENT etre relié à la terre, sinon il y a risque de se chopper une grosse "décharge"... Sans compter le courant de retour, vous savez ce petit fourmillement que produisent certains appareils non reliés à la terre ou au contraire mal rekiés... Pas dangereux, mais quand meme désagréable.
Mes 2 cents,
@+, Pat...

21 janvier 2010 à 11:05:00
Réponse #4

Wapiti


  La nature est capricieuse, et, si les risques naturels sont parfaitement connus dans une région donnée, le moment de leurs déclenchements, leurs ampleurs et leurs conséquences sont imprévisibles. Si la plupart du temps, ils sont heureusement anodins ou gênants, ils peuvent aussi tourner en catastrophes (Nîmes, Vaison la Romaine). L’intensité des dégâts humains est étroitement liée à la concentration des habitations dans les zones dangereuses. Cependant, avec quelques précautions, il est possible de limiter leurs effets en évitant de trop s’y exposer ; la plus importante est la connaissance des lieux, il est facile de se renseigner. Hélas, devant l’urgence à se loger, le manque de logements, de temps ou tout simplement parce qu’on n’y pense pas font qu’on néglige de s’informer.   
  Cas de figure : vous souhaitez acquérir un terrain à bâtir ou une maison, vous vous adresserez donc à un propriétaire, une agence ou un promoteur, si beaucoup sont honnêtes, certains sont peu scrupuleux et vous vendront ou vous loueront le plus cher possible, sans vous avertir des dangers probables propres à la région, ou les minimisant : soyez sur vos gardes. À l’inverse, méfiez vous, tout autant, des affaires trop bon marché : elles peuvent comporter des vices cachés.
Ne jamais croire les :
   — Ça arrive rarement !
   — Ç’est exceptionnel !
   — On n’a jamais vu ça !
   — Ça n’est pas arrivé depuis… la dernière fois.

  À cet effet, prenez en considération le caractère sporadique d’un événement, même si la moyenne de ses répétitions est très espacée dans le temps, il peut brusquement changer de rythme.

  Donc, avant toute opération, il vaut mieux consulter une carte de la région pour se faire une idée de l’orographie et de l’hydrographie environnantes. Puis, procurez vous une carte au 1/50 000, voire au 1/25 000 afin de connaître la topographie exacte de votre futur lieu de résidence, vous déterminerez ainsi les zones inondables, les terrains instables, la présence de carrières souterraines ou de mines, enfin tout ce qui peut compromettre votre sécurité. Ces informations seront éventuellement complétées et affinées par une carte géologique. De même, les archives communales et régionales apporteront des renseignements complémentaires très utiles. Renseignez vous également,  auprès de la chambre des métiers sur le sérieux de l’entrepreneur que vous aurez choisi, car la qualité de la construction est aussi importante que son implantation.    
  Il est rarement possible de prendre de telles précautions quand on doit se loger à proximité du lieu de travail, car on fait plutôt appel à la location. Parfois, quelques uns peuvent investir en espérant voir fructifier leur capital durant leur période d’activité tout en jouissant d’une habitation. Ces perspectives dues aux contraintes professionnelles ne permettent pas toujours le choix du site : s’il comporte des risques… Peut on les accepter et dans quelles limites ? De toutes façons, on ne peut tout prévoir !
  Dans bien des cas, à cause du caractère inattendu de ces phénomènes, on ne peut quitter définitivement la région, ni anticiper son départ à titre préventif ; malgré tout, on peut cependant, sinon les prévenir, en limiter les effets.

  Il est dans la nature humaine de s’habituer à vivre au voisinage du danger et c’est là le plus grand péril, car avec le temps on devient insouciant des risques que l’on encourt.
« Modifié: 21 janvier 2010 à 12:26:38 par Wapiti »

21 janvier 2010 à 11:58:40
Réponse #5

Wapiti


Comportement.

Allez quand même aux distributions de vivres et d'eau, recevez ce que chacun a droit. C'est une manière de se signaler. Ça évite aussi de susciter des envies en laissant soupçonner que vous êtes pourvus du nécessaire. Si la crise se prolonge, il y aura, certes une entraide solidaire, mais aussi des individus mal intentionnés qui saisiront certaines occasions causées par l'événement. Ce sont les mêmes qui en temps normal visitent les demeures en l'absence de ses résidents. Il y a également les opportunistes de circonstance.

S'il y a surplus, vous pourrez ensuite le redistribuer à ceux que vous connaissez et plus dans le besoin que vous.

21 janvier 2010 à 12:07:22
Réponse #6

nemesys


...les chaînes de ravitaillement peuvent être interrompues par intermittence : les camions ne peuvent plus rouler à cause de l'enneigement et parce que le gasoil gèle. Dans ces conditions les commerces de bouche et les autres du village ne peuvent être ravitaillés avec la fréquence habituelle. Vous-mêmes ne pourrez vous déplacer à votre guise.
...

Citation de:

L'essence (heptane):
 
Formule chimique: 
C7 H16 (approché de 4 à 7 atomes de carbone) 
 
Indice d'octane: 
RON 95/98 
 
Caractéristiques de distillation: 
Intervalle de l'ordre de 30 à 210°C 
Point initial 27°C 
 
Température d'évaporation: 
entre température ambiante et 215°C 
 
Densité: 
0,755 (approché de 0,72 à 0,78 à 15°C) 
 
Point éclair: 
-40°C 
 
Pouvoir calorifique: 
10 500/11 300 kcal/kg 
7 600/8 200 kcal/litre 
4 400 kJ/kg 
 
Température d'ébullition: 
-30 à 190°C 
 
Température d'auto inflammation: 
300°
 
Pression vapeur: 
45-90kPa à 37,8°C 
 
Densité de vapeur: 
3 à 4 (air=1)
 
Viscosité: 
0,5 à 0,75mm²/s à 20°C
 
Le gas-oil (cétane): gas-oil, gasoil ou gazole 
 
Formule chimique: 
C21 H44 (approché de 12 à 22 atomes de carbone) 
 
Indice de cétane: 
<49 
 
Caractéristiques de distillation: 
point initial>=150°C 
interval de distillation 150 à 380°C 
 
Température d'évaporation: 
entre 180° et 370° 
 
Densité: 
0,845 (approché de 082 à 1,85 à 15°C) 
 
Point éclair: 
55°C 
 
pouvoir calorifique: 
43 000 kJ/kg 
 
Résistance au froid: 
- 5° C le gazole se trouble 
 
- 15°C limite de filtrabilité 
 
- 18°C point d'écoulement 
 

Ce sont les paraffines contenues dans le gazole qui se transforment en cristaux quand la température s'abaisse 
 
Masse de souffre: 
- Avant le 1 octobre 1996 elle était à 2% 
 
- Depuis le 1 octobre 1996 elle est inférieure à 0,05%
 
Température d'ébullition: 
- -180 à 360°C 
 
Température d'auto inflammation: 
250°
 
Pression vapeur: 
<100hPa à 100°C 
<10hPa à 40°C 
 
Densité vapeur: 
>5 (air=1) 
 
Viscosité: 
<7mm²/s à 40°C
 
3) Le Kerosene : (appelé aussi "pétrole lampant" )
 
Densité: 
0,77 à 0,83 
 
Pouvoir calorifique: 
43 105 kJ/kg 
 
Formule chimique: 
De C10 H22 à C14 H30 
 
Résistance au froid : 
-50° C


SourceHFR

Citer

Température de gel de l'alcool:

% Ethanol in Water (v/v)                           Freezing/Melting Temperature (°C)

24.8%                                                                     -10.6

27.0%                                                                     -12.2

29.5%                                                                     -14.0

32.4%                                                                     -16.0

36.1%                                                                     -18.9

40.5%                                                                     -23.6

46.3%                                                                     -28.7

Source: tritechresearch, freezeofileman

je n'ai pas trouvé la résistance au froid de l'essence...

21 janvier 2010 à 12:17:30
Réponse #7

François


  Donc, avant toute opération, il vaut mieux consulter une carte de la région pour se faire une idée de l’orographie et de l’hydrographie environnantes. Puis, procurez vous une carte au 1/50 000, voire au 1/25 000 afin de connaître la topographie exacte de votre futur lieu de résidence, vous déterminerez ainsi les zones inondables, les terrains instables, la présence de carrières souterraines ou de mines, enfin tout ce qui peut compromettre votre sécurité. Ces informations seront éventuellement complétées et affinées par une carte géologique. De même, les archives communales et régionales apporteront des renseignements complémentaires très utiles. Renseignez vous également,  auprès de la chambre des métiers sur le sérieux de l’entrepreneur que vous aurez choisi, car la qualité de la construction est aussi importante que son implantation.    

Il est également intéressant de consulter les plans de prévention des risques majeurs. Peut être même si on est fort pour les jeux de pistes sur Internet, les télécharger et les imprimer.
Espérer le meilleur, prévoir le pire.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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