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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: [besoin aide] self defense pour ma copine ???  (Lu 25427 fois)

30 septembre 2009 à 16:25:44
Lu 25427 fois

Saami


Salut à tous !

Je ne poste que rarement, car en cherchant bien les infos j'ai toujours trouvé !

Dans ce cas, c'est un peu plus precis, j'ai besoin d'en parler avec vous qui etes plus calés sur le sujet de la self defense..

J'explique donc le sujet de mes pensés.
Ma copine va travailler dans un lycée professionnel en tant que surveillante. A priori le coin n'est pas trop mal, mais je connais cette ville et quelque chose me gene. Je ne sais pas, je suis pas tranquille..

J'en viens à penser lui acheter un objet de defense type bombe.. Enfin je ne suis toujours pas convaincu que cela soit utile, c'est là que vos interventions de professionnels ou vos experiences m'aideront à y voir plus clair.

Je me demande en effet quel recours pourrait avoir une femme d'1m65 en cas d'agression ou "bousculade" ? elle n'est pas entrainée à se defendre, ni meme preparée, c'est une "bonne personne" elle ne voit pas le mal...
J'ai commencé à lire Protegor, je pense lui filer pour qu'elle puisse lire à son rythme les conseils et peut etre se rendre compte petit à petit, ce que cela implique dans sa sphère.

Donc si je decide de lui prendre un objet de SD, quel type d'accessoire choisir ?

Ce n'est pas encore très clair dans ma tete, j'espère que c'est comprehensible sur le papier..

merci pour vos commentaires, ça m'aidera vraiment à tisser une idee directrice !

Marco

30 septembre 2009 à 16:29:22
Réponse #1

Patrick



30 septembre 2009 à 16:35:04
Réponse #2

Saami


Ok, celui m'avait echappé.. Je viendrai effacer celui là s'il le faut.

merci

30 septembre 2009 à 16:48:11
Réponse #3

DavidManise


NON !!!!

Je vais faire le chieur.

Par principe, je m'oppose à ce qu'on renvoie les gens qui posent des questions proches des sujets déjà débattus systématiquement vers des fils anciens.  C'est une pratique qui se généralise, et si elle a de bien le fait de nous éviter de passer du temps sur des sujets qu'on maîtrise, elle a le GROS défaut de nous obliger à ronronner toujours les mêmes infos.  

Si on fait tout le temps ça, on va finir avec des idées albinos qui jouent du banjo.

Donc voilà...  moi je ne retourne pas sur un ancien fil.  Je refais un tour.  C'est un tour de plus mais ne je tourne pas en rond.  Je tourne en spirale...  le cercle de la connaissance va s'agrandir encore un peu.

Citer
Je me demande en effet quel recours pourrait avoir une femme d'1m65 en cas d'agression ou "bousculade" ? elle n'est pas entrainée à se defendre, ni meme preparée, c'est une "bonne personne" elle ne voit pas le mal...

Tu veux la vérité ?  Pratiquement aucun, à part éventuellement la fuite ou la position foetale.

Une femme d'1m65 PEUT se défendre et se protéger de plein de manières.  Mais comme nous tous, et encore plus, elle doit s'y préparer.  Pour s'y préparer, elle doit accepter la réalité qui veut qu'elle doive s'y préparer.  Pour beaucoup, cette réalité là est suffisamment anxiogène en elle-même pour faire en sorte qu'on ne souhaite PAS la voir en face.  

Si on analyse un peu finement, beaucoup de personnes, y compris des jeunes femmes d'1m65, oblitèrent du champ des possibles une réalité anxiogène parce qu'en fait elles n'y voient pas de solutions crédibles.  Les solutions proposées sont rejetées presque systématiquement à partir du moment où on les présente comme étant efficaces...  et pourquoi ?  Parce qu'en réalité elles ne le sont pas souvent.

Regardons les choses en face.  Que peut une femme bien élevée, ayant grandi dans un milieu non-violent, et baignant dans l'amour et la tendresse face à un mec qui fait 25kg de plus qu'elle et qui s'est fait cogner dessus toute son enfance ?  Un mec désinhibé, violent et tordu du slip ?  Reportons le problème et soyons honnêtes : imaginons que moi, un mec entraîné de 120kg qui a un peu de vécu face à la violence, je me retrouve face à un mec de 180kg complètement fou-furieux et aussi entraîné que moi.  Bref, un mec plus violent, plus agressif, et qui se fout encore plus que moi des conséquences d'une baston.  Un mec plus fort et plus c*n que moi, quoi.  Je gérerais ça comment ?

Concrètement, je vis ma vie en me disant que ce type de mec là n'existe pas vraiment.  J'oblitère une réalité parce qu'elle me casse les burnes.  Parce que c'est cette réalité là qui me fait peur.  Parce que ça me rassure de me dire "ouah mais ça existe pas des monstres comme ça".  Et pourtant des mecs comme ça j'en connais.  J'ai même un cousin qui a le profil.

Alors ?  

Quels sont mes recours face à un mec de 2m et 180kg plus con que moi qui veut me défoncer le cul avec une batte de baseball ?  Comment je devrais m'y préparer ?

Réalistement, c'est ce genre de contrat dans lequel on enferme une femme d'1m65 quand on lui demande de se défendre comme un homme violent de gabarit standard.  Faut en être conscient.  Faut être conscient de la lourdeur de la tâche. 

Ciao ;)

David
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30 septembre 2009 à 17:05:13
Réponse #4

DavidManise


On peut orienter vers des réponses déjà toutes faites si on pense réellement que les réponses toutes faites suffisent.  Là, pour le coup, pour moi ça n'est pas le cas :  On n'a pas du tout vidé le sujet, surtout pas dans ce fil là.  Et de recommencer une discussion a côté permet d'appréhender le problème différemment...  donc de stimuler des neurones différents, et de sortir des infos différentes.

Cent fois sur le métier je remets mon ouvrage...  

Evidemment, c'est parfois pénible.  On n'a pas toujours envie.  C'est un peu une vocation...  Mon stage niveau 1, je l'ai donné tellement de fois que très honnêtement je pourrais le donner sous stress intense ;)

David
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30 septembre 2009 à 17:07:09
Réponse #5

Patrick


Quels sont mes recours face à un mec de 2m et 180kg plus con que moi qui veut me défoncer le cul avec une batte de baseball ?  Comment je devrais m'y préparer ?
Même si un mec de 3 m et 220 kg de haine imécile et désihnibée veut s'en prendre tout particulièrement à moi, s'il a des yeux, une trachée artère et des c*u!lles, elle ne seront pas plus protégées que chez un mec de 70 kg et 1, 60m. La constante, c'est que je refuse de subir l'innaceptable de la part de qui que ce soit, quel que soit son physique ou sa détermination et qu'il devra être prêt à y perdre ses yeux, à mourir étouffé ou à abandonner l'idée de se reproduire un jour, s'il veut m'attaquer.

Cet état d'esprit, n'importe qui peut l'avoir, quel que soit son physique s'il a déjà vécu dans sa vie un certain nombre d'épisodes qui l'ont amené à se construire ainsi. C'est le cas par exemple de cette jeune femme qui a échappé à l'enlèvement de trois repris de justesse, costauds et méchant. Elle à "refusé".

Par contre, l'acquérir à un âge adulte est chose quasiment impossible sans un travail assidu résultant d'une prise de conscience, et encore.
« Modifié: 30 septembre 2009 à 17:17:15 par Patrick »

30 septembre 2009 à 17:18:00
Réponse #6

DavidManise


Et jusqu'où cet état d'esprit suffit-il réellement ?

Perso l'état d'esprit je pense honnêtement l'avoir toujours eu, et la technique pas trop trop mal aussi...  pourtant même en utilisant le dirty fucking style (tm ;#) des fois j'ai mangé mes dents avec de la petite sauce rouge salée.  C'est arrivé notamment les soirs où j'ai hésité une demie seconde de trop à lâcher l'ours de combat...  ou encore quand j'ai rien vu venir... 

Bref on est d'accord que le mindset est fondamental.  Mais quoi d'autre ?

- La vigilance, sûrement.
- Une bonne préparation physique, aussi, pour générer assez de chevaux vapeur pour lui faire mal à la trachée...  et pour une fille d'1m65 c'est pas toujours évident...
- La capacité psychologique à faire mal à quelqu'un...

Mais bon.  Même si on reste sur le mindset seul...  qui est bien sûr fondamental.  Comment on le transmet, ça, à une femme adulte qui pense que tout le monde est gentil ?  Est-ce qu'on doit attendre qu'elle ait pris dans le cul pour qu'elle sache de quoi on parle ?

Comment on peut faire ?

Parce que là, en fait, la question de Saami, c'est "comment je peux faire pour que ma copine devienne une cible plus dure"...  en gros...

On n'y a toujours pas répondu.  Nulle part sur ce forum, à mon sens.

David
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30 septembre 2009 à 17:46:36
Réponse #7

Patrick


Et jusqu'où cet état d'esprit suffit-il réellement ?

Perso l'état d'esprit je pense honnêtement l'avoir toujours eu, et la technique pas trop trop mal aussi...  pourtant même en utilisant le dirty fucking style (tm ;#) des fois j'ai mangé mes dents avec de la petite sauce rouge salée.  C'est arrivé notamment les soirs où j'ai hésité une demie seconde de trop à lâcher l'ours de combat...  ou encore quand j'ai rien vu venir... 

Bref on est d'accord que le mindset est fondamental.  Mais quoi d'autre ?

1. évaluation du ou des risques
2. prise  de conscience de son exposition au risque
3. prévention (ne pas s'exposer au risque)
4. gestion (1. repli / 2. négociation et désescalade /3. frapper de façon à générer les plus d'incapacitation avec un effet de surprise maximal


- Une bonne préparation physique, aussi, pour générer assez de chevaux vapeur pour lui faire mal à la trachée...  et pour une fille d'1m65 c'est pas toujours évident...
Un affrontement réel dure peu de temps, est très explosif et brutal. La condition physique peu influer mais n'est pas primordiale, loin de là. On remarque que des champions de haut niveau sont épuisés quand ils font face à un combat sous stress.

Comment on le transmet, ça, à une femme adulte qui pense que tout le monde est gentil ?  Est-ce qu'on doit attendre qu'elle ait pris dans le cul pour qu'elle sache de quoi on parle ?
On peut pas, si il n'y a pas une véritable prise de conscience. Généralement ce n'est que lors d'un drame sruvenu à un proche ou d'un drame personnel évité de justesse qu'on s'y met. Autrement, les autres sont des mythos et des paranos.

Après mises en situation simulées avec des personnes compétentes, drills encore et toujours et peut-être peut on espérer limiter les dégats.

30 septembre 2009 à 18:09:10
Réponse #8

xzh


Citer
La capacité psychologique à faire mal à quelqu'un...
En effet ce point est très important.
   N'importe quel personne voudra a tout prix éviter la bagarre kit a menacer son intégrité.
Il m'est déjà arriver de me prendre un coup dans le ventre et de ne pas réagir. Je me suis probablement dit que ce serait le seul et dernier coup. Et c'est après  que l'on se dit m*rde pourquoi j'ai pas réagit il aurait pu me faire mal.
Quand on a pas vécu une bagarre on ne réagit tous simplement pas ou alors il faut vraiment vouloir se battre.

Mon simple avis moi qui ne me suis jamais battu.

30 septembre 2009 à 18:18:44
Réponse #9

Patrick


Quand on a pas vécu une bagarre on ne réagit tous simplement pas ou alors il faut vraiment vouloir se battre.
Excuses moi, mais là on ne parle pas d'une bagarre/altercation où les deux parties sont acteurs et co responsables de l'évolution d'une situation, mais d'une agression brutale et injuste initiée par l'un et supportée par l'autre.

30 septembre 2009 à 18:26:09
Réponse #10

DavidManise


Un affrontement réel dure peu de temps, est très explosif et brutal. La condition physique peu influer mais n'est pas primordiale, loin de là. On remarque que des champions de haut niveau sont épuisés quand ils font face à un combat sous stress.

Tu vas commencer à me trouver gonflant bientôt, donc j'hésite à écrire la phrase suivante.  Mais j'assume : c'est pas antinomique ce que tu viens de dire là ?  Si même les champions de haut niveau sont épuisés après un combat sous stress, c'est bien que ça pompe non ?  Perso j'ai jamais été aussi essouflé qu'après une vraie baston.  Même courte et brutale.  Entre l'adrénaline qui déferle, les muscles antagonistes qui freinent à cause de la tension et le fait que tu donnes pour une fois VRAIMENT tout ce que t'as dans le sac...  ben ça pompe.

Evidemment si ça dure trois secondes et que le type est déjà par terre, ça roule.  Ca c'est dans un monde idéal.  Mais dans la réalité t'as vu ça souvent toi, à part chez un mec qui a vraiment passé du temps à se préparer ?  La dernière fois que j'ai eu une "un peu plus qu'altercation" avec trois mecs, j'ai mis un block-check-MartoKarotid (c'est comme FulguroPoing sauf que mon avant bras se détache pas ;#) au premier, et un stoppeur au numéro 2.  Le troisième a levé les mains en l'air en reculant quand il a vu le numéro 2 planer sur trois mètres et tomber sur le cul.  Et j'étais pas trop essouflé, soit.  Le dernier coup où t'as pimenté la gueule à deux camionneurs, pour ensuite travailler les percus style samba sur la gueule de celui qui restait debout, idem.  Sauf que nous deux on est pas des filles d'1m65 avec zéro entraînement.  Concrètement t'es pas le genre de mec que j'irais chatouiller derrière les c*u!lles pour voir si tu réagis.

Bref.

Je te rejoins, hein, pour tout le reste.  Prise de conscience préalable indispensable à tout espoir d'acquisition de compétence en self-défense/self-protection.  Malheureusement.

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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30 septembre 2009 à 18:49:43
Réponse #11

** Serge **


Parce que là, en fait, la question de Saami, c'est "comment je peux faire pour que ma copine devienne une cible plus dure"...  en gros...

On n'y a toujours pas répondu.  Nulle part sur ce forum, à mon sens.


Un peu radical, là, David.
Nous y avons déjà répondu en n'y répondant pas.

Au-travers de plusieurs sujets, dans le passé, nous av(i)ons clairement identifié le groupe des femmes comme majoritairement à risque(s), et av(i)ons souligné l'extrême difficulté à enseigner, instruire, éveiller ce groupe du fait du déni général y régnant.
De même que nous av(i)ons soulevé l'existence d'une catégorie de femmes plus susceptibles de répondre à une agression et/ou de suivre un enseignement en SP : celles ayant  ( eu ) un vécu plus primaire, plus cru, plus direct avec certains types de violence, de pression, de manière régulière.

C'est, pratiquement, un fait indéniable.  A la plus grande désolation de beaucoup parmi nous.
Mais, pour s'être frotté assez longtemps à ce type de problématique, il serait inconvenant d'affirmer que la mission est aisée, voire, même, possible.

Je crois que la personne la plus apte à répondre ( un peu ) aux attentes de notre compadre est Melissa Soalt :

http://www.dr-ruthless.com/
http://www.dr-ruthless.com/online-videos.php
http://www.facebook.com/home.php?#/pages/Dr-Ruthless/123771709667?ref=nf

Elle est à un carrefour de pratiques aussi diverses que le FAST de Peyton Quinn & Bill Kipp, et une collaboration envisagée avec un groupe de WWII Combatives du New Jersey, qui doit s'effectuer régulièrement à partir de cette saison.

On pourra me taxer de ce que l'on veut, mais à ma connaissance les WWII Combatives ont, dans un contexte certes très particulier, instruit à une pléthore de femmes un bagage redoutable dont elles ont usé lors de la seconde guerre mondiale.

Fairbairn, Sykes, Charles Nelson ont enseigné, avec succès, à des femmes. David James, sur Brooklyn, instruit également assez bien à pas mal d'entre elles.
Tous ces hommes ont en commun d'avoir inoculé chez leurs élèves féminines une instruction radicale, brutale, violente, très agressive et qui, actuellement, serait perçue comme absolument politiquement incorrecte, sinon illégale.

Lorsque, bien après, plusieurs personnalités de ce courant ont directement été invitées par des autorités gouvernementales britanniques et américaines pour instruire des agents femmes on duty bound, elles ont été arrêtées brusquement dans leur instruction car ces autorités ont décrété que l'enseignement était inconvenant car trop brutal.

Après, David, que veux-tu que la bonne y fasse ?

Les réponses sont toujours les mêmes, et ont été ( ci-dessus ) esquissées et soulignées par l'ami Pat'. En plus de celles-ci, tout le monde connait pertinemment bien les adjonctions inévitables et incontournables : désinhiber et programmer.
A l'énoncé, et dès que l'enseignement commence, c'est quasi l'intégralité du groupe concerné qui mettra les bouts.
Il suffit de voir les réponses délirantes et craignos apportées, en France, par un groupe pourtant assez radical : les Chiennes de Garde. Le bagage proposé est une plaisanterie de haut vol, mais qui reste dans les limites du politiquement correct.

La seule vraie réponse à apporter est celle-ci : que la compagne de Saami se pare de n'importe quoi ( bombe, stylo, lampe, koppo stick, parapluie, matraque ) pourvu qu'elle se munisse d'une envie de meurtre qui ira avec.

Est-ce bon à dire sur un forum public ?
Oui, et non.

Oui, car c'est une réalité incontournable.
Non, car c'est socialement complètement réprouvé.

Une femme de 65 kgs peut-elle survivre aux assauts d'une brute de 120 kgs ( au hasard  ;D ) ? Oui, je le pense.

Au prix d'un travail long, pénible, physiquement et psychologiquement éreintant.
Maintenant, ce travail est-il nécessaire en considération d'une probabilité statistique d'être, un jour, une victime, une proie ?
La réponse à cette interrogation est individuelle, et ne se trouvera pas sur un forum.
                                                           
Edit : toutefois, le post de Mat' apporte son lot de bons conseils ( comme d'hab' ).
« Modifié: 30 septembre 2009 à 19:31:20 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

30 septembre 2009 à 18:57:45
Réponse #12

** Mathieu **


La Prévention :
conscientiser et évaluer les zones de danger pour mettre en place des stratégies de réduction de l'exposition aux risques.

Il y a des lieux et des horaires à éviter certainement plus que d'autres.
Il faut aussi se renseigner ; par exemple, le chef des surveillants connait forcément les fortes têtes. Donc être en mesure de les identitfier. de repérer les groupes.
Un lycée est un lieu de vie qui fonctionne sur des habitus et des territoires.
Ces découpages ne sont pas les mêmes du côtés des enseignants / surveillants que des lycéens...
Donc il faut connaître les usages en cours chez les lycéens ; c'est comme un théâtre d'opérations en quelque sorte.

Un lycée c'est aussi un lieu de trafic en tous genres :
Qui vend de la drogue et où ? Qui en prend et où ?
Qui vend des pièces volées pour les scoot et mobs ?
Qui se prostitue ?
Il y a des lieux dans/et à proximité du Lycée importants par rapport à tout cela.

Ensuite il faut essayer d'avoir des informateurs ; avoir de bons rapports avec les lycéens, créer une connivence, pour être au courant de certaines choses avant les autres...

Puis pour les tactiques de fuite ou de repli, on peut repérer les lieux où se cacher / mettre à l'abri.

On doit également bien connaitre le quartier, les alentours : avoir une bonne connaissance du terrain et de l'environnement.
Avec une perspective de self-protection appliquée à tout ça, afin de réduire les risques d'exposition au maximum.
« Modifié: 30 septembre 2009 à 19:37:26 par Mathieu »

30 septembre 2009 à 19:09:25
Réponse #13

Kito


Salut Saami, je connais bien ton problème, ma femme est CPE dans un collège classé "zone violence" et j'avoue que j'étais pas rassuré.
Deuxième souci, en tant que "personnel enseignant et adulte référent et exemplaire", elle a  refusé de prendre une petite bombinette... parce que "les textes sont contre" !
 ::)

Déjà, je lui ai mis un sifflet sur ses portes clés (avec une petite drisse en paracorde) et j'ai profité de l'apéro de pré rentrée pour faire connaissance avec ses collègues : bonne ambiance, équipe soudée, des personnes qui connaissent le terrain.

AMHA c'est un début de piste.
Bon courage. ;)
In girum imus nocte et consumimur igni

30 septembre 2009 à 19:35:28
Réponse #14

Chris-C


Déjà là tout de suite, le 1er soucis c'est que c'est Saami qui vient poser la question et pas
sa copine.
Alors ça donne quoi??!!

Samii va lire les post et essayer de transmettre le tout à sa copine....MAIS
-déjà sa copine va vivre un changement (nouveau boulot) avec le stress que cela comporte, elle a peut être pas la tête à ça.
-il va (essayer) de lui faire prendre conscience d'un risque (stress supplémentaire) en peu de temps.
-Si elle à pas déjà une idée du risque potentiel liée à sa profession, les dires de Samii seront aussi utiles
que de pisser dans un panier à salade....

Il y a plusieurs étapes avant d'avoir l'état d'esprit de résister à l'assault d'un blaireau et finalement
si la copine de Samii accepte de prendre un objet de défense , ça rassurera Samii mais peut être pas sa copine.

Au niveau Protection Personnel si le lieu de travail craint, faut changer de boulot.... bonne chance
pour l'expliquer à ta copine.


Citer
On pourra me taxer de ce que l'on veut, mais à ma connaissance les WWII Combatives ont, dans un contexte certes très particulier, instruit à une pléthore de femmes un bagage redoutable dont elles ont usé lors de la seconde guerre mondiale.

Fairbairn, Sykes, Charles Nelson ont enseigné, avec succès, à des femmes. David James, sur Brooklyn, instruit également assez bien à pas mal d'entre elles.
Tous ces hommes ont en commun d'avoir inoculé chez leurs élèves féminines une instruction radicale, brutale, violente, très agressive et qui, actuellement, serait perçue comme absolument politiquement incorrecte, sinon illégale.

cette exemple sans avoir plus de renseignements que ça, semble s'adresser à des femmes qui étaient demandeuses d'enseignement.

a+

30 septembre 2009 à 19:36:54
Réponse #15

Chris-C


Citer
et j'ai profité de l'apéro de pré rentrée pour faire connaissance avec ses collègues : bonne ambiance, équipe soudée, des personnes qui connaissent le terrain.

je crois que pour la copine de Samii c'est la 1er étape avant de gamberger à autre chose   ;)

30 septembre 2009 à 19:50:15
Réponse #16

** Serge **


cet exemple sans avoir plus de renseignements que ça, semble s'adresser à des femmes qui étaient demandeuses d'enseignement.

Vrai, mais faux  :)
Les femmes concernées appartenaient, notamment, à ceci :

http://en.wikipedia.org/wiki/Home_Guard_%28United_Kingdom%29

Autrement dit, Madame Michu décidant de participer activement à la défense de la Patrie.

« Modifié: 30 septembre 2009 à 22:23:30 par ** Serge ** »
"The quality of your life is a direct reflection of the quality of your communication with yourself and others." - Anthony Robbins
http://jahozafat.com/0029585851/MP3S/Movies/Pulp_Fiction/dicks.mp3
"Communications without intelligence is noise; Intelligence without communications is irrelevant." ~ Gen. Alfred. M. Gray, USMC

30 septembre 2009 à 20:18:25
Réponse #17

Chris-C


Citer
Plumok  je veux pas troller ce sujet mais à ce compte là on remplace les surveillants par des policiers ?
les militaires par des drônes, les humanitaires par... rien, etc.
Le désengagement est-il une solution ?

Disons que la discution sur le sujet d'origine est faussé, car on conseil Samii et pas sa copine qui
à peut être une vision complétement différente sur le sujet (formation, état d'esprit....)

Si dans quelques temps sa copine rentre en disant "j'en peu plus, c'est trop risqué" alors
je pense qu'il faudra qu'elle fasse autre chose. Ou alors elle se formera différemment
à suivre donc.....

Maintenant quand tu listes ça:
U
Citer
n lycée c'est aussi un lieu de trafic en tous genres :
Qui vend de la drogue et où ? Qui en prend et où ?
Qui vend des pièces volées pour les scoot et mobs ?
Qui se prostitue ?

J'ai du mal à croire que ce soit le boulot de la copine à Samii qui va quand même être exposé, mais
sans réel moyen de se protéger....



Serge merci pour le lien, je vais prendre le temps de le lire  :)

 

30 septembre 2009 à 20:21:23
Réponse #18

Patrick


bah et quel est ton avis sur la question ?  :-[
Moi perso je trouve dommageable qu'on supprime les commissariats de quartier ; qu'on réduise le nombre de fonctionnaires et globalement de travailleurs sociaux.
Je pense que c'est de la pigne et qu'on aura beau doubler le nombre de tout ce que tu veux, si on ne change pas le système de valeurs qui s'est vicié au fil du temps rien n'y fera.

Et ça c'est pas la faute des gouvernements qui réduisent ceci ou pronent cela, c'est le système sociétal auquel nous consentons tous.

Un exemple, il y a encore 20 ans un gars qui travaillait était respecté, maintenant c'est une truffe. Seulement il était aussi respecté pouir son travail dans son entreprise qui elle même établissait son rang en fonction de ses performances et non pas par la spéculation.

Le respect, c'est pas "je veux que tu me repectes toi et moi je t'encule". C'est je commence par te témoigner le respect auquel j'aspire.

Au passage la France est un des pays industrialisé ou le nombre cumulé des forces de l'ordre (PN, PM, GN, Douanes) est le plus élevé par habitant.

Maintenant s'il faut un flic par citoyen, autant filer des glock à tout le monde directement et qu'on s'arrange entre nous.  :closedeyes:

30 septembre 2009 à 20:30:56
Réponse #19

DavidManise


Salut :)

Effectivement, j'ai été un peu radical, peut-être un peu pour foutre le bronx et voir comment vous réagiriez.

Ce que je voulais lire, en fait, c'est ceci :

Une femme de 65 kgs peut-elle survivre aux assauts d'une brute de 120 kgs ( au hasard  ;D ) ? Oui, je le pense.

Au prix d'un travail long, pénible, physiquement et psychologiquement éreintant.

La différence de gabarit et, il faut bien le dire, de combativité (a priori), font que le travail, pour une femme, est effectivement énorme.  Je pense qu'il doit commencer par un long et fondamental travail psychologique...  travail sur soi qui révèle souvent des choses très profondément ancrées, et pas toujours très roses.

Je pense qu'une femme qui, de facto, ne souhaite pas réellement apprendre à attaquer férocement pour se défendre ne doit pas être incitée à le faire plus que de raison...  sinon on ouvre un pot de pus, une boîte de Pandore.  Les blocages psychologiques sont là, on peut constater leur existence, mais sûrement pas tenter de les défaire.  

Par ailleurs, les gens qui font croire aux femmes qu'elles peuvent, en quelques heures de cours, arriver à maîtriser un méchant sans risques sont des escrocs qui mériteraient qu'on leur demande tout simplement de tester ce qu'ils racontent en live. 

OUI, les méthodes "reality based" sont, je pense, plus efficaces dans la réalité que bien d'autres méthodes "stupidity based".  Les résultats viennent plus vite (ou viennent tout court ;#), mais PAS sans qu'on investisse réellement du temps, des efforts, et beaucoup de jus psychologique dans l'histoire.  On parle de l'efficacité de telle ou telle méthode, souvent, et ça devient un argument commercial, mais même les systèmes les plus simples demandent un temps avant d'être pleinement et réellement maîtrisés. 

C'est comme les échecs.  Faut 15 minutes pour piger les règles, mais avant de savoir jouer, faut bosser.  Faut être maso.  Faut être sadique aussi.  Et faut recommencer.

Ceci me semble particulièrement pertinent aussi :

Citer
Maintenant, ce travail est-il nécessaire en considération d'une probabilité statistique d'être, un jour, une victime, une proie ?
La réponse à cette interrogation est individuelle, et ne se trouvera pas sur un forum.

+ 1000

Ciao ;)

David
« Modifié: 30 septembre 2009 à 20:36:26 par DavidManise »
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

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30 septembre 2009 à 20:32:08
Réponse #20

** Mathieu **


Maintenant quand tu listes ça:
Citer
Un lycée c'est aussi un lieu de trafic en tous genres :
Qui vend de la drogue et où ? Qui en prend et où ?
Qui vend des pièces volées pour les scoot et mobs ?
Qui se prostitue ?
J'ai du mal à croire que ce soit le boulot de la copine à Samii qui va quand même être exposé, mais
sans réel moyen de se protéger....

Je ne comprends pas très bien ce que tu veux dire.
Je n'ai jamais été surveillant par contre j'ai été lycéen dans un lycée de plus de 1000 têtes dans lequel se déroulait toute sorte de trafics.
Et quand on est passé dans les journaux locaux, c'était pas pour des prix d'excellences mais parce qu'un réseau de prostitution venait d'être démantelé.
Évidemment tout dépend du cadre social du lycée, si ce n'est pas dans une zone à risque, alors il n'y aura peut-être pas autant de trafic, et tant mieux. ;)

30 septembre 2009 à 20:58:34
Réponse #21

altaïr


j'apporte ma TRES modeste contribution pour dire simplement que pour commencer, il doit se demander si sa copine est "prete" à accepter l'idée que tout le monde n'est pas beau et gentil et que sans tourner à la paranoia il faut savoir etre prudent en toute circonstance...

J'ai essayé avec madame (qui a eu deja quelques "problemes"), en vain. J'ai eu beau lui proposer de l'aider à apprendre quelques modestes base de SD, de lui prendre un "objet utile" type aérosol ou autre, rien n'y a fait, elle me repette qu'elle ne veut pas vivre dans la peur qu'il pourrait lui arriver un truc, bien que ce soit deja arrivé.

Donc avant de te demander ce qui serait le plus efficace pour ta dame, sonde le terrain pour voir si elle est prette à sortir de son monde de bisounours... Et crois moi, c'est pas le plus simple à faire...

Ensuite, si elle est prette, c'est elle qui choisira ce qu'elle pensera le plus adapté, en suivant les conseils avisés que tu lui donnera le moment venu. Si elle prefere un aérosol plutot qu'un tonfa (certes, faut un grand sac à main...), c'est à elle de choisir...
Quant à l'efficacité réelle en situation, je crois que tout a déjà été dit...

quoiqu'il en soit, je te souhaite bon courage pour la faire sortir de son "petit monde rose...."

30 septembre 2009 à 21:02:01
Réponse #22

crotale


Une femme peut s'en sortir face à une agression, mais pas sans une certaine prise de conscience, pas sans s'entrainer de façon réaliste et simple à se défendre, pas sans vouloir à tout prix préserver sa vie...

Il y a d'abord un état d'esprit à adopter, à base de prise de conscience et d'objectifs.
Ensuite il est nécessaire de se donner les moyens (outils) d'atteindre ces objectifs, à force d'entrainement qualitatif & réaliste....
Enfin, il faut que cette préparation puisse s'imprégner dans la personnalité de l'individu, jusqu'à révéler sa véritable nature, ou devenir une seconde nature ;)

L'intention prime, ensuite le discernement. Si l'envie et la nécessité sont réels & conséquents, alors il faut se préparer, se "cultiver" et surtout s'entrainer ;# ;#

Mes deux francs six sous :)






http://fredbouammache.blogspot.com/    "Qui s'instruit sans agir, laboure sans semer !"

"Finir est souvent plus difficile que commencer". Jack Beauregard.

30 septembre 2009 à 21:10:05
Réponse #23

DavidManise


elle me repette qu'elle ne veut pas vivre dans la peur qu'il pourrait lui arriver un truc, bien que ce soit deja arrivé

Eeeeh oui.  Ca, c'est le cas d'école.  Le truc typique.

De poser un geste qui réglerait le problème revient à se prouver à soi-même que le problème existe.  Or, on préfère "faire comme si" le problème n'existait pas.

On sous-estime la portée symbolique des actes, même les plus banals.  Le fait de le faire pour de vrai.  Le fait de le dire pour de vrai.  De faire autre chose que de juste l'imaginer.

Ca me fait penser à cette histoire des deux bikkhus (moine bouddhistes) qui, dans leurs voeux, promettent de ne plus jamais toucher une femme.  Les deux arrivent au bord d'une rivière, et voient une jolie femme qui n'ose pas traverser pour ne pas mouiller sa robe.  Elle leur demande de l'aide.  Le premier refuse, disant qu'il ne peut pas la toucher.  Le second la prend sur son dos et la fait traverser, lui souhaite une bonne journée et se casse.

Pendant des heures ensuite, le premier bikkhu radote au second qu'il n'aurait pas dû faire ça, et patati et patata...  un moment donné le moins con des deux prend les nerfs et lui fait :

- oui, bon...  moi j'ai aidé la femme à traverser, et je l'ai posée de l'autre côté de la rivière.  Toi tu la transportes encore.

Quand c'est fait, quand on l'a fait, c'est fini.  C'est fait.  C'est opté, c'est réel, c'est indéniable et c'est comme ça.  De poser des gestes, même anodins, comme de prendre un spray dans son sac, c'est un truc lourd de symbolique.  Ca prouve, de manière tangible, qu'une menace existe.  Tant qu'on fait l'autruche, le risque est encore plus grand, mais le déni permet à l'anxiété de rester petite.

On est tous forts en déni hein, tous à notre manière.  Moi l'automne dernier je suis resté cloué trois jours sur mon canapé alors que je ne pouvais plus marcher, à me dire "c'est rien ça va passer", avant que ma pote Michelle me dise "bon, je t'emmène aux urgences".

Ciao ;)

David
"Ici, on n'est pas (que) sur Internet."

Mon PATREON -
Stages survie CEETS - Page de liens a moi que j'aimeu

30 septembre 2009 à 21:39:12
Réponse #24

Moleson


Bingo !
Tant qu'à faire, et puisque nous sommes définitivement ( et momentanément, avant la grande lessive  ) les pieds dans le plat politique, voilà, également, une des nombreuses raisons pour lesquelles l'homme s'est, depuis l'aube des temps, pourvu d'une arme. Pour tenter de remédier à la disparité des forces en présence.

Une femme de 65 kgs pourvue d'un http://www.smith-wesson.com/webapp/wcs/stores/servlet/ProductDisplay?catalogId=11101&storeId=10001&productId=64978&langId=-1&parent_category_rn=15704&isFirearm=Y n'aurait plus à se soucier d'une telle disparité, mais bien uniquement de skills, et de mindset.

Parlez-en à votre député, sénateur, maire, élu local. Et reprenez le contrôle sur un droit fondamental et naturel.





Je suis pour, mais de nouveau sans le Mindset, ce sera un talisman et rien de plus.
Par contre avec le Mindset qu'il faut, s'est un formidable égalisateur.

Beaucoup de personnes pensent qu'il sufit de posséder et porter une arme à feu pour qu'elle soit utile, rien de plus faux.

Moléson

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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