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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: qui part, qui reste, l'heure du choix  (Lu 18669 fois)

23 juin 2009 à 23:10:42
Réponse #75

vagabond


Bonjour,

Vik, je suis désolé de te contredire un tant soit peu mais le suicide regarde aussi l'entourage car c'est lui qui doit faire face.

Pour ce qui est de la folie, la vie en est une et nous y sont accroché.

Vagabond

23 juin 2009 à 23:22:32
Réponse #76

Willy


Je ne vois pas en quoi le suicide est une folie a coup sur, c'est notre droit le plus formel de mourir et ça n'engage que nous

Autant je suis d'accord sur ta première affirmation , le suicide relève plus à mon sens d'une grande détresse émotionnelle que d'un pathologie  quelconque;

Autant pour la deuxième, je ne suis pas du tout d'accord : ton "droit" s'oppose aux "devoirs" que tu as vis à vis de tes proches, de tes enfants.
Abandonner le combat, c'est un peu leur rendre encore plus difficile une vie déjà bien compliquée.

c'est un moment de "dé-raison".

Willy


"Tu es libre d'être vraiment toi même , Ici et maintenant et rien ne peut l'arrêter" (Jonathan Livingstone le Goeland)

23 juin 2009 à 23:33:41
Réponse #77

Anke


Pour ce qui est du suicide je crois que l'on( ceux qui restent et qui souffrent) cherche  toujours à savoir ce qu'on a bien pu rater pour empècher ce geste. La réponse est amha : rien !
Je suis un peu "fataliste" ( le mot est trop fort) sur ce sujet là. Il y a des choses qu'humainement on ne peut faire, tout simplement parce que nous ne sommes que  des hommes, avec nos limites qui nous sont propres ( physiques, mentales), nos faillites.
L'échec, comme la mort font partie du "jeu". Ne pas l'accepter c'est nier l'évidence. Il y a des choses qui ne méritent pas qu'on les comprennent, il faut juste les accepter et les reconnaitre comme siennes, peu importe la manière dont on s'y prend au fond. Le décès d'un proche (peu importe la raison) c'est toujours quelque chose qui dégringole, un mur qui s'écroule. La démarche de survie, c'est de récupèrer les gravats ou les briques "encore bonnes" pour en reconstruire un autre, reconstruire un "demain".

Vagabond, contre la douleur de ton ami, tu ne pourras rien. Son épouse est morte, sa vie avec elle est terminée. ça ne veut pas dire que sa vie à lui est terminée et je crois que c'est là que l'on peut intervenir. ça prend du temps, du silence et de la présence. Passé le seuil de douleur aigue, son travail de deuil va continuer : les soirées où tous sont en couple et lui est seul, sans elle, ça l'isolera. Cette période est une période très très dure à vivre.
Ce n'est pas un conseil Vagabond ( bien loin de moi cette idée !  ;)), mais je crois que tu peux intervenir auprès de lui parce que tu n'es pas concerné au premier chef et que par conséquent cette douleur ne te submerge pas tout le temps, tu peux "voir plus loin" que lui, et "ouvrir la piste". C'est difficile d'expliquer...Le but est je crois d'arriver à ce que dans 20 ans, ton ami se souvienne de cette période douloureuse et soudain, en pensant à toi ( même si vous vous êtes perdus de vue par ex) il esquisse un sourire, pas un gros, juste un tout petit. Et là Vagabond, t'auras "bien gagné ta journée" ! ;)
Petite ta contribution ? Lourde de sens en tous cas...enfin il me semble de là où je suis.

Vik, le droit le plus formel, ça peut se défendre dans la mesure où on doit pouvoir être "maitre" de ses décisions, tout du moins en théorie. ça reviendrait à dire qu'on est libre de faire ce que l'on veut de sa vie. Puet-on en être sûr à ce point ? Je ne crois pas, mais je peut être dans l'erreur( là je refléchis tout haut, tu me diras ce qu tu en penses si t'en as envie) car nos actes s'inscrivent dans une démarche collective. ça veut dire que mes actions n'ont un sens que si quelqu'und'autre en est le témoin et qu'au final, on ne vit ( ou on meurt) que pour les autres. Nos choix sont déterminés par les autres et ce sont nos choix qui donnent un sens à nos vies. Dans certains cas bien particuliers le désir de suicide s'explique au travers de pathologies mentales bien étiquettées et ce désir fait partie de la maladie, mais ce n'est pas notre sujet. Je crois qu'il faut bien faire le distingo entre ces types de comprtement pathologiques et le vrai dégout de la vie où plus rien n'a d'importance, même les enfants, même le conjoint, même si on les laisse dans un m*rde noire et que notre suicide va leur faire une peine immense, ça ne compte plus assez pour nous retenir ici bas. L'envie n'y est plus, c'est d'une simplicité enfantine. Me suicider sans que personne en soit témoin ? Mon suicide n'aura aucun sens. M^me sur ce sujet là, on agit. Sinon seul, on se laisse jsute aller, sans effort, on ferme juste les yeux et on attend. Celui qui veut mettre fins à ses jours fait des choix : la manière, le moment et selon un contexte "idéal" selon lui ( qu'on ne le découvre pas de suite pour ne pas être réanimé par ex) de telle sorte que j'en arrive à penser ( peut-être à tort) que le suicide, c'est encore une conduite sociale ! Opposition à la vie. On ne peut s'opposer qu'à quelque chose d'important, tout du moisn suffisamment important pour qu'on est envie de le combattre et de le nier.

Je ne sais pas si c'est très compréhesible mon affaire là, si pas clair je reformule autrement ( avec votre aide !  ;))

24 juin 2009 à 07:28:33
Réponse #78

Humain


Me suicider sans que personne en soit témoin ? Mon suicide n'aura aucun sens. M^me sur ce sujet là, on agit. Sinon seul, on se laisse jsute aller, sans effort, on ferme juste les yeux et on attend. Celui qui veut mettre fins à ses jours fait des choix : la manière, le moment et selon un contexte "idéal" selon lui ( qu'on ne le découvre pas de suite pour ne pas être réanimé par ex) de telle sorte que j'en arrive à penser ( peut-être à tort) que le suicide, c'est encore une conduite sociale ! Opposition à la vie. On ne peut s'opposer qu'à quelque chose d'important, tout du moisn suffisamment important pour qu'on est envie de le combattre et de le nier.


Salut Anke  :)
Je comprends et je suis d'accord avec ce que tu as écris, sauf pour le passage ce-dessus.

Les gens qui veulent réellement se suicider ne le feront-ils pas quelque soit l'opportunité qui leur en est donnée? Pour eux leur disparition ne peut être vécu que comme une délivrance pour leurs proches (souvent à tord). Leur suicide n'a qu'un seul sens: ne plus vivre. Ce n'est même pas une opposition à quoi que ce soit, c'est juste une évidence pour eux: cessez de vivre, point.

Ceux qui "mettent en scène" leur suicide, qui imaginent la peine et les regrets de leurs proches, voire qui éprouvent du réconfort à cette idée, veulent-ils réellement mourir? Leur geste ne signifie t-il pas autre chose? Alors pour que leur suicide ait du sens il faut effectivement des témoins.

Je ne sais pas... C'est difficile à comprendre pour moi.

  l'Humain





24 juin 2009 à 07:48:34
Réponse #79

vagabond


Bonjour,

Anke, ton analyse me semble sur la bonne voie si tant est qu'il y ait une bonne voie.

Juste une légère discencion dans nos points de vue, la mort fait partie de la vie, pas comme une sanction ni une maladie mais comme un fait acquis. Quoique que nous fassions, nous allons tous mourrir et la survie c'est, à mes yeux, la résurgeance du reptilien, une réaction primaire qui permet la survie de l'espèce dans tout le règne animal. Snif, je suis un mamifère. Attention, je ne vois rien de négatif dans tout ça, aucun jugement de valeur.

La démarche que j'ai auprès de mon ami est exactement celle que tu décris, être présent et attendre patiemment que le temps fasse sont oeuvre. Je suis conscient que pour lui rien ne sera plus comme avant, mais c'est lui qui doit l'intégrer à sa vie maintenant alors patiente et longueur de temps ...


Humain, comme ton post arrive quand je suis entrain de me battre avec le clavier, je me permet d'intervenir. Je ne peux affirmer quoique ce soit mais je pense qu'il n'y a pas une seule réponse mais autant de réponse que de tentatives de suicide.

Je suis peut-être complètement dans l'erreur, mais pour avoir eu quelques conversations avec des accidentés de la vie, j'ai souvent remarqué un dégout de la vie mais aussi un façon de signer leur départ, une façon de non éxister.

C'est, je pense un des facteurs sans être non plus un début de vérité car une fois qu'ils ont quitté ce monde, il nous est bien difficile de comprendre mais il nous reste l'imagination pour emettre quelques axiomes de non vérité.

Un petit cailloux pour essayer de construire les fondations du raisonnement.

Vagabond


24 juin 2009 à 08:01:24
Réponse #80

Anke


 ;) Humain
Pour les autres cas, ce n'est pas un désir de mort, c'est un : " Occupez-vous de moi ! Aidez-moi ! Ou bien ce peut être plus pervers : "Tu vois le mal que tu me fais pour que j'en arrive là ?" C'est de toute façon l'expression d'une souffrance qu'il faut prendre en compte, mais attention cette souffrance peut être destructrice pour tous.

Citer
Les gens qui veulent réellement se suicider ne le feront-ils pas quelque soit l'opportunité qui leur en est donnée?
Celui qui veut la mort n'attend pas d'avoir l'opportunité, il fait en sorte d'organiser, de planifier et surtout d'être tranquille pour le faire. Il agit...
En général si ils en reviennent c'est qu'ils ont mal organisé leur truc, ou que l'entourage avait vent de quelque chose et était aux aguets...
Mais bon, j'en parle à mon aise avec mon système d'approche personnel qui est sujet à toutes les restrictions possibles. La question que je me pose c'est somme toute, pour le suicidé, pour lui même avant d'^tre physiquement mort, ne serait-il pas déjà mort ? Alors plus rien n'a d'importance, plus rien ne compte.
En ce qui me concerne, je réagis à l'opposé. Si plus rien ne compte, punaise, quelle chance, je peux tout faire !

Bien pris Vagabond.

24 juin 2009 à 08:05:43
Réponse #81

vagabond


Bonjour,

Anke, la mort avant la mort est une excellente question.

Je n'ai aucune réponse, mais je vais y réfléchir.

Il faut que je vous laisse.

Vagabond

24 juin 2009 à 09:02:26
Réponse #82

Anke


Je crois que tout ce que nous disons est sujet à caution sur cette partie du fil.
Un gars dans cet état là ( "pré-suicide" !) pourrais nous balancer : " Vous parlez de choses que vous ne pouvez ni concevoir, ni approcher.." Et il aurait surement raison. Un suicide est "tenu" par des raisons qui nous échappent. Nous mettons des mots dessus pour essayer de combattre nos angoisses, affirmer notre "vitalité" et peut être même "fuir" l'inévitable ( la fin fatale).
La seule chose que l'on peut combattre dans cette situation, face à quelqu'un qui nous est cher qui a ce désir de mort, c'est ce sentiment de solitude extrème qu'il ressent. Au lieu de dire : "Tu as tort, la vie vaut le coup d'être vécue... " On doit peut être dire : " Tu vois, je suis juste là..." Et lui peut répondre : " Je m'en fiche..." Faut s'attendre à cette réponse et la respecter. On ne peut sauver les gens contre leur gré, faut s'y faire. ça veut pas dire :" tant pis pour lui !", ça veut dire juste : " celui là je n'y arriverais pas !"
Qui va rester ? Déjà celui qui en a envie...

24 juin 2009 à 09:58:12
Réponse #83

sharky


Un outil que l'on utilise au boulot dans le cadre de la prévention des crises suicidaires:
Risque Urgence Dangerosité (RUD)

http://www.univ-rouen.fr/servlet/com.univ.utils.LectureFichierJoint?CODE=1071238898648&LANGUE=0
A lire à partir de la page 10 pour ce qui nous intéresse.

Stéphane
''what you learn in the afternoon must work for you that evening in the parking lot" Kelly Mc Cann

"despite what your mamma told you, violence does solve problems." Ryan Job

24 juin 2009 à 10:11:03
Réponse #84

vik


Autant je suis d'accord sur ta première affirmation , le suicide relève plus à mon sens d'une grande détresse émotionnelle que d'un pathologie  quelconque;

Autant pour la deuxième, je ne suis pas du tout d'accord : ton "droit" s'oppose aux "devoirs" que tu as vis à vis de tes proches, de tes enfants.
Abandonner le combat, c'est un peu leur rendre encore plus difficile une vie déjà bien compliquée.

c'est un moment de "dé-raison".

Willy
Je pense que ok, on peut faire du mal a son enturage, mais c'est surtout a l'entourage de respecter cette démarche
J'aime pas à savoir qu'on a des responsabilités innée dès la naissance et déjà des obligations

Sinon Anke, tu soulève un point important, c'est vivre pour soi-même ou vivre pour les autres, moi je pense qu'il faut vivre SA vie, pas celle des autres, ça ne veut pas ire égoïste, ça veut dire profiter de sa vie
Dans le même genre "Mieux vaut vivre 1 juor comme un lion que 100 ans comme un mouton"
ça ne sert a rien de vivre si on ne profite pas de sa vie, vivre pour subsister n'apporte, AMA rien de très attrayant
Qui peut me blâmer sur le fait que je vis pour me faire plaisir?

24 juin 2009 à 10:41:50
Réponse #85

manu3259


Je suis pas d'accord avec toi Vikko,  >:(
Citer
J'aime pas à savoir qu'on a des responsabilités innée dès la naissance et déjà des obligations
Il est pas question d'avoir des responsabilités dès la naissance, mais à partir d'un age, faut accepter d'en avoir. T'es jeune, donc tu as la chance de pas avoir de responsabilités, ou bien peu. Le jour ou tu auras une famille à charge, il y une part de sacrifice qui ira avec. ça veut dire trouver un équilibre entre vivre ta vie, en profiter, et assumer ses obligations.
Mais dans nos contrées on est bien loti, tu peux choisir d'avoir le minimum de responsabilités et bien vivre, après à toi de trouver un sens à ta vie.
Mais il y a des endroits ou si tu abandonnes tes responsabilités, genre tu abandonne tes vieux parents, ta femme tes enfants, alors ils meurent.
Je pense pas que la vision du suicide soit la même dans ces cas là.

Pour la peine tu iras tu devras mettre ton magnifique chapeau pendant une journée. :lol:
"Les primevères et les paysages ont un défaut grave: ils sont gratuit. L'amour de la nature ne fournit de travail à nulle usine" Aldous Huxley

24 juin 2009 à 11:21:18
Réponse #86

Humain



Je suis peut-être complètement dans l'erreur, mais pour avoir eu quelques conversations avec des accidentés de la vie, j'ai souvent remarqué un dégout de la vie mais aussi un façon de signer leur départ, une façon de non éxister.


  La question que je me pose c'est somme toute, pour le suicidé, pour lui même avant d'^tre physiquement mort, ne serait-il pas déjà mort ? Alors plus rien n'a d'importance, plus rien ne compte.


Oui, encore vivant, mais comme déjà morts, effacés, vides. Ils se ressentent comme une coquille remplie de peine et de néant. Même respirer leur est pesant.

Je pense que ok, on peut faire du mal a son enturage, mais c'est surtout a l'entourage de respecter cette démarche
J'aime pas à savoir qu'on a des responsabilités innée dès la naissance et déjà des obligations

Sinon Anke, tu soulève un point important, c'est vivre pour soi-même ou vivre pour les autres, moi je pense qu'il faut vivre SA vie, pas celle des autres, ça ne veut pas ire égoïste, ça veut dire profiter de sa vie
Dans le même genre "Mieux vaut vivre 1 juor comme un lion que 100 ans comme un mouton"
ça ne sert a rien de vivre si on ne profite pas de sa vie, vivre pour subsister n'apporte, AMA rien de très attrayant
Qui peut me blâmer sur le fait que je vis pour me faire plaisir?

Tu as raison Vick, À CONDITION de n'avoir aucun engagement affectif ou/et financier avec quelqu'un. Tu as le droit de ne pas fonder de famille, de ne pas te lier à une femme, de ne pas avoir de profonds liens d'amitiés avec qui que ce soit. C'est un choix aussi respectable qu'un autre, et à mon avis, c'est le seul qui te permette d'être libre de profiter (ou non) complètement de ta vie, dans le sens où tu sembles l'entendre.
Mais beaucoup choisissent d'alièner une partie de leur vie pour connaître des bonheurs (ou pas d'ailleurs) qu'ils ne connaitraient pas autrement. C'est un choix à faire.
En revanche je n'ai que peu d'indulgence envers celui qui abandonne (par la mort ou pas) ceux qu'il s'était engagé à soutenir, soit en les faisant naître (enfants)(le soutien doit être inconditionnel jusqu'à l'âge adulte), soit en acceptant l'amour ou l'amitié de quelqu'un(le devoir de soutien a des limites mais il existe). Il faut être clair envers soi et envers les autres dès le début. Savoir ce qu'on veut vivre et assumer, et aller jusqu'au bout de ses choix quelqu'en soient les conséquences.


"Des responsabilités innées..." Est-ce le "devoir" envers les parents, frères, soeurs? Entre la culture, la morale, et le vécu de chacun, il me semble difficile d'apporter une réponse simple, voire une réponse tout court.

Salut  :)
  l'Humain

24 juin 2009 à 12:05:48
Réponse #87

vik


effectivement Manu et Humain, vous m'avais fait réfléchir sur d'autre pistes.
Le Suicide est néanmoins un choix qui PEUT s'avérer respectable, s'il ne porte pas de conséquences graves sur l'entourage

24 juin 2009 à 21:10:30
Réponse #88

jbc


qui part qui reste ?? si l'ordre chronolgique est respecter tout vas bien !
mon papa c'est donné la mort il  y a 3 mois a 58 ans, la veille il m'as demander de passer pour que l'on puisse se dire aurevoir. dans la nuit il c'est trancher la carotide .... n'empeche qu'il avait un air serien, et du fait que l'ont est pue se parler et se dire aurevoir fait que l'on prend la chose plutôt bien...........
jb

25 juin 2009 à 00:13:19
Réponse #89

Anke


Jb que dire, sinon que je ne suis pas loin. Je vais faire le con dans les bois Vendredi aprsè 9h jusqu'à Samedi matin 9h. Sur la côte où tu veux, si tu veux, à l'heure que tu veux. Tu à mon tel, sinon en mp, je reste à l'écoute.

Vik, je me permets et tu en tireras ce que tu veux( ce n'est pas une leçon de morale ni même un conseil, je soumets juste ma réflexion à ta reflexion). Quand j'ai perdu mon fils, je ne voulais plus d'enfants, plus jamais. Mais il était inconcevable que ma compagne reste sur un décès d'enfant, que ma fille ainée reste sur la mort d'un petit frère. Il a donc fallu que je "m'expose" et que je me fasse violence, que je me force. Et que j'arrive à désirer d'autres enfants. ça a été très difficile, il m'a fallu me battre contre cette abominable terreur et je me battrais toujours contre ça, ça fait maintenant partie de moi. La "dernière" je ne l'ai pas touchée pendant 15 jours. J'ai encore aujourd'hui cette terreur du nouveau-né, j'ai cette plaie et je n'arriverais jamais à m'en détacher, ni à la guérir. C'est ma croix à porter.
Mais, si je n'avais pas choisi d'avoir d'autres enfants et s'ils n'étaient pas nés, s'ils n'avaient pas grandis dans mes bras, près de moi et moi près d'eux, je ne serais tout simplement pas ce que je suis aujourd'hui. C'est pour moi une évidence, ce n'est que grace à l'autre que j'existe, que j'ai un sens, sans l'autre je ne suis rien.
Vivre pour soi-même n'a pas de sens. Regarde le Manitou ! Crois-tu qu'il vive pour lui même avec ce forum en disant que le but c'est de sauver des vies ? Il ne parle pas de la sienne, mais de toutes !
Vivre pour soi même revient ( pour moi et moi seul) à la pratique des plaisirs solitaires, c'est sympa, c'est propre, c'est pas compliqué mais c'est essentiellement tourné vers soi-même tout seul. Pour survivre dans la durée, il faut au moins être deux...
Seul, c'est  le " aujourd'hui", l'instant, l'immédiat. Pour survivre c'est de "demain" dont on a besoin et "demain" c'est la vie.
Je crois que nous qui nous baladons sur ce forum, nous devons faire ce choix de vie, je crois qu'on a cette responsabilité ou tout du moins qu'on peut faire le choix de porter cette responsabilité et peu en importe la raison ou la méthode, c'est le but qui compte.

Humain, sommes nous toujours bien sûr de pouvoir tenir nos engagements ? Assurer qu'on va tenir un engagement c'est comme prédire l'avenir. Si on était sûr, les compagnies d'assurances fermeraient boutique ! On est faillible et on peut donc être meilleur demain qu'on ne l'est aujourd'hui( serais-je positiviste ?).

Qui part qui reste, l'heure du choix ? Au final comment savoir, comment prévoir ? A l'heure du choix, je ne ferais peut-être pas le bon, je ferais des erreurs inévitablement, et j'en prendrais plein les gencives et ce pour le restant de mes jours.
Mais ce choix là, il n'est pas question que quelqu'un le fasse à ma place si c'est moi qui doit le faire. Comme Zorba le Grec, les blessures elles sont sur la poitrine, pas dans le dos ! C'est peut-être un peu "trouducul" comme raisonnement, mais c'est le mien et j'espère pouvoir le tenir jusqu'au bout ( mais là je m'avance peut-^tre un peu !). C'est un combat, pas autre chose.

25 juin 2009 à 08:34:58
Réponse #90

Humain



Humain, sommes nous toujours bien sûr de pouvoir tenir nos engagements ? Assurer qu'on va tenir un engagement c'est comme prédire l'avenir. Si on était sûr, les compagnies d'assurances fermeraient boutique ! On est faillible et on peut donc être meilleur demain qu'on ne l'est aujourd'hui( serais-je positiviste ?).


Salut Anke  :)
Bien sûr on peut se retrouver en position de ne plus pouvoir tenir nos engagements (décés, maladies, problèmes de travail).
Mais sur tous ceux qui ne les tiennent pas combien abandonnent de leur propre faite par "feignantise égoïste" et combien sans en être vraiment responsable?
Combien d'hommes et de femmes font des enfants pour ne finalement pas être là quand ils en ont besoin parce que l'enfant ne correspond pas à l'image qu'ils s'en étaient reprèsentés, ou simplement parce qu'ils en ont assez?
Combien d'amitiés trahies dès qu'il a fallu se mouiller les mains pour aider, pour être là quand la tourmente arrive?

On ne peut jamais être sûr de tenir un engagement mais on peut tout faire pour que ce soit le cas. Pour moi c'est une question de principe, de dignité, et de respect envers les autres humains.

  l'Humain

« Modifié: 25 juin 2009 à 11:42:37 par Humain »

26 juin 2009 à 07:26:57
Réponse #91

Anke


Je crois que c'est surtout une question de respect envers soi-même en premier lieu. La parole, ni l'engagement ne se donnent à la légère dans le cas contraire, on pourrait appeler ça de "l'insouciance". Peut-on "construire" sur l'insouciance ? Je ne crois pas.
La perfectibilité et sa "compagne" la faillite vont de pair. On peut comprendre sans excuser ou pardonner ( ça relève des capacités de chacun à donner le pardon, c'est un autre pb). Le "futile" est inopérant dans le cadre qui nous interresse, au même titre que le dénie qui conduisent inévitablement vers des options fatales à moins d'avoir beaucoup de chances.
La parole donnée et non tenue pour des motifs futiles ou d'intérêts personnels ( par ex parce qu'on a pas envie d'être "gèné") conduit immanquablement à la solitude de tous. L'insouciant ne fera rien pour tenir son engagement, le jeu est truqué dès le départ. En terme de survie, l'insouciant n'est pas fiable, on ne peut compter sur lui, il représente un risque vital pour les autres...

26 juin 2009 à 13:48:01
Réponse #92

S-W-A-T


Pour essayer de voir ou eclaircirs des choses qui pour certains ne sont pas sombres... n'est pas choses faciles...

Car en observant les "jugements" de chaqu'un, on observe encore beaucoup de point de vue differents... Mais domine relativement souvent la peur... même s'il elle n'est pas reveler au grand jour ou écrite, l'imcompréhension, le doute, la tolérance ....

Comme pour de nombreux ecrits sur le sujet du suicide on peut observées que d'autres imaginent, pensent, croient, espèrent, décident, saisissent, refutent ...

Le mot suicide sera remplacé par des ******* car ca fait mal que de le voir ecris tant de fois...

"Le ****** est la preuve de la liberté de l'homme"

"Le ****** est le doute, allant chercher le vrai"

"Le ****** n'est qu'une sortie de secours"

"Le ****** n'est pas un acte, on est saisi par le suicide comme un vertige, on le subit"

"Le ****** cette mysterieuse voie de fait sur l'inconnu"

"Le ****** est le dernier acte par lequel un homme puisse montrer qu'il a dominer sa vie"

"Chaque hommes possèdent autant de raison de le faire, que de ne pas le faire..."

"Le ******, la pire des lacheté"

"Le ****** ! Mais c'est la force de ceux qui n'en ont plus, c'est l'espoir de ce qui n'y croient plus, c'est le sublime courage des vaincus"

"Se suicider, c'est peut être vouloir donner des réponses a des questions qui n'en ont pas"

"Le ****** c'est pas vouloir mourir, c'est vouloir disparaitre"

Il arrive un temps dans l'éducation de tout homme ou il acquiert la conviction que la jalousie est de l'ignorance; que l'imitation est du suicide, et que malheuresement pour le meilleur ou pour le pire, il doit en prendre part.

Rare sont les hommes que l'on connait dans leurs êtres le plus profonds, rare, sont ceux sur lesquels on peut compter vraiment, Rare sont ceux qui n'ont jamais étaient déçus...
Rare sont ceux qui ont toujours compris...

La encore une chose reste... ne jamais être seul ou faire les choses que pour soit, avancer en pensant aux siens, respecter l'autre, aider l'autre, toleré... Transmettre...
Le respect de soi emmène vers le respect des autres...

Certains de ces ecrits ont était citer et poser sur la feuille par des personnes de leurs vivants, d'autres juste avant leurs mort, ou encore, par des personnes qui ont observé cet acte.

"Qui part, Qui reste, l'heure du choix..."

Certains décident de rester, là ou d'autres vont partir... L'heure du choix... quel choix... leurs choix...

Encore et toujours, certains comprennent, d'autres refusent, là ou celui pardonne, son voisin condamne...

Mettre un doigt sur l'inssaisissable c'est de la magie, comprendre l'incompréhensible relève du génie...

"A l'impossible, le hasard repond: Pourquoi pas ?"

Certains puisent la force dans la faiblesse de leurs homologues...
Mais d'autres ne l'ont pas.


Il n'y a aucun parti pris dans cet ecrit, c'est juste une manière impersonnelle d'en parler...
Certaines phrases m'ont aider, d'autre abattus...
Tomber 7 fois, se relever 8...
Encore un autre sujet qui y tourne autour...
Mais s'y apparente... qui reste part terre, qui se relève... l'heure du choix...

Ci cet écris dérange qui que ce soit, je l'enleverai sur le champ.


Cordialement.

 


Keep in mind

Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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