Pour ce qui est du suicide je crois que l'on( ceux qui restent et qui souffrent) cherche toujours à savoir ce qu'on a bien pu rater pour empècher ce geste. La réponse est amha : rien !
Je suis un peu "fataliste" ( le mot est trop fort) sur ce sujet là. Il y a des choses qu'humainement on ne peut faire, tout simplement parce que nous ne sommes que des hommes, avec nos limites qui nous sont propres ( physiques, mentales), nos faillites.
L'échec, comme la mort font partie du "jeu". Ne pas l'accepter c'est nier l'évidence. Il y a des choses qui ne méritent pas qu'on les comprennent, il faut juste les accepter et les reconnaitre comme siennes, peu importe la manière dont on s'y prend au fond. Le décès d'un proche (peu importe la raison) c'est toujours quelque chose qui dégringole, un mur qui s'écroule. La démarche de survie, c'est de récupèrer les gravats ou les briques "encore bonnes" pour en reconstruire un autre, reconstruire un "demain".
Vagabond, contre la douleur de ton ami, tu ne pourras rien. Son épouse est morte, sa vie
avec elle est terminée. ça ne veut pas dire que sa vie
à lui est terminée et je crois que c'est là que l'on peut intervenir. ça prend du temps, du silence et de la présence. Passé le seuil de douleur aigue, son travail de deuil va continuer : les soirées où tous sont en couple et lui est seul, sans elle, ça l'isolera. Cette période est une période très très dure à vivre.
Ce n'est pas un conseil Vagabond ( bien loin de moi cette idée !

), mais je crois que tu peux intervenir auprès de lui parce que tu n'es pas concerné au premier chef et que par conséquent cette douleur ne te submerge pas tout le temps, tu peux "voir plus loin" que lui, et "ouvrir la piste". C'est difficile d'expliquer...Le but est je crois d'arriver à ce que dans 20 ans, ton ami se souvienne de cette période douloureuse et soudain, en pensant à toi ( même si vous vous êtes perdus de vue par ex) il esquisse un sourire, pas un gros, juste un tout petit. Et là Vagabond, t'auras "bien gagné ta journée" !

Petite ta contribution ? Lourde de sens en tous cas...enfin il me semble de là où je suis.
Vik, le droit le plus formel, ça peut se défendre dans la mesure où on doit pouvoir être "maitre" de ses décisions, tout du moins en théorie. ça reviendrait à dire qu'on est libre de faire ce que l'on veut de sa vie. Puet-on en être sûr à ce point ? Je ne crois pas, mais je peut être dans l'erreur( là je refléchis tout haut, tu me diras ce qu tu en penses si t'en as envie) car nos actes s'inscrivent dans une démarche collective. ça veut dire que mes actions n'ont un sens que si quelqu'und'autre en est le témoin et qu'au final, on ne vit ( ou on meurt) que pour les autres. Nos choix sont déterminés par les autres et ce sont nos choix qui donnent un sens à nos vies. Dans certains cas bien particuliers le désir de suicide s'explique au travers de pathologies mentales bien étiquettées et ce désir fait partie de la maladie, mais ce n'est pas notre sujet. Je crois qu'il faut bien faire le distingo entre ces types de comprtement pathologiques et le vrai dégout de la vie où plus rien n'a d'importance, même les enfants, même le conjoint, même si on les laisse dans un m*rde noire et que notre suicide va leur faire une peine immense, ça ne compte plus assez pour nous retenir ici bas. L'envie n'y est plus, c'est d'une simplicité enfantine. Me suicider sans que personne en soit témoin ? Mon suicide n'aura aucun sens. M^me sur ce sujet là, on agit. Sinon seul, on se laisse jsute aller, sans effort, on ferme juste les yeux et on attend. Celui qui veut mettre fins à ses jours fait des choix : la manière, le moment et selon un contexte "idéal" selon lui ( qu'on ne le découvre pas de suite pour ne pas être réanimé par ex) de telle sorte que j'en arrive à penser ( peut-être à tort) que le suicide, c'est encore une conduite sociale ! Opposition à la vie. On ne peut s'opposer qu'à quelque chose d'important, tout du moisn suffisamment important pour qu'on est envie de le combattre et de le nier.
Je ne sais pas si c'est très compréhesible mon affaire là, si pas clair je reformule autrement ( avec votre aide !

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