hmmm, je crois pas que l'on puisse s'entrainer à faire ce genre de choix, tout simplement parceque
on connait pas les données à l'avance.
Sauf à s'imposer une ligne de conduite et ne plus y revenir, mais là, la marge d'erreur augmente et
le risque d'échec aussi.
Si je reprend l'exemple de David, avec la maison qui brule, le resultat de la réflexion sur le problème doit ammener à une meilleur prévention des risques, qui va faire que quand tu rentres dans ta maison en feu tu augmentes les chances de sauver tout le monde, voir que tout le monde ait les capacités de se sauver.
La il y a du travail à faire:
choix des matériaux, équipement de lutte incendie, formation et apprentissage des gestes qui sauvent pour toute la famille, sensibilisation des plus jeunes aux conséquences de leurs actes (les allumettes trouvées dans la cuisine).
Si quand tu débarques devant ta maison en flamme, tu sais que si les gens qui sont à l'intérieur ont les capacités d'augmenter leur chance de survie, rajouté à tes compétences et matos pour intervenir, c'est jouable de faire du bon boulot.
Si ça marche pas, la facture psychologique sera peut être moins lourde, car tout le monde pouvait tenter quelques chose, tout le monde avait déjà entendu parler du risque...ect
C'est à ce niveau que l'on rejoint à mon avis le sujet du forum, le reste c'est des considérations personnelles et phylosophique.
Il y a quand même 2 grandes lignes je trouve dans ce sujet.
- le choix fait lors d'une catastrophe, intervention de personne bien portante sur personne en difficulté.
ici c'est le choix du professionnel, le diagnostique positif ou négatif, l'expérience qui va aiguiller le choix.
le débriefing aprés choix, dont on parle souvent ici, qui est une assurance psychologique
pour celui qui a fait le choix.
-le choix devant être fait par 2 ou plusieurs personnes, mais qui sont dans la même galère. Là je pense
à l'exemple de Anke pendu au bout de sa corde... au milieu de sa paroie.
La toute les personnes relier par la corde sont concernés, pas d'aide extérieur à attendre.
Comment va se faire le choix? le plus expérimenté, le plus jeune, une fois le choix du sacrifié fait, les autres ou l'autre est il capable de sauver sa vie, de sortir de la falaise seul?
La discution est interressante car comme pour beaucoup de sujet (survie urbaine), le noble geste du sacrifice nous vient pour la plupart du formatage cérébral made in Hollywood.
Pour des sacrifices moins extrèmes/radicals, je me dis que c'est le plus expériementé/formé qui va naturellement se mettre en avant:
exemple: rando, bivouac,fatigue, temps de m*rde.
la personne qui m'accompagne à froid, inconfort plus que risque d'hypothermie, je sais que l'épreuve sera plus pénible pour cette personne, que pour moi.... sacrifice = je lui file une de mes couches thermiques.
Pas de galanterie, ni d'héroisme, mais je sais comment je vais gérer cette situation d'inconfort plus facilement que l'autre personne...
Si je transpose cette réflexion à une situation plus radical, avec risque mortel.
On peut appliquer le même schéma, sauf que si le personne la plus apte, se sacrifie, donne t'il une chance justifiant
le sacrifice à l'autre de sans sortir.
Psychologiquement la personne la plus familière à la situation ayant mal tourné, a souvent déjà réflechit a ce problème, ce qui donne un net avantage le moment venu pour réagir, ce qui ne veut pas dire qui rend les choses plus simple, c'est une histoire "d'avantage pragmatique".
J'ai toujours un stress quand je suis avec une personne moins aguerit, en montagne par exemple, stress de la confiance placé par cette personne, qui ne va peut être pas dire qu'elle atteint ses limites, stress que je ne me rende pas compte qu'elle atteint ses limites.
Et que en cas de soucis j'ai le sentiment d'avoir sacrifié l'autre.
cette scéne ne vient à l'esprit....brrrr même si la machine Hollywood est passé par là.....
http://www.youtube.com/watch?v=YQNlJKAzzAk&feature=related 