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Auteur Sujet: Je shoppe donc je suis!  (Lu 1097 fois)

15 juin 2009 à 02:32:24
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Rouri


Je shoppe donc je suis
par Catherine Morand - le 13 juin 2009
Extrait de Le Matin Dimanche

Armée de sa douzaine de cartes de crédit, une jeune New-Yorkaise écume les boutiques de Manhattan. Et a beaucoup de peine à résister aux vertiges du shopping et à l'appel vibrant des soldes des grandes marques, qui lui procurent des sensations de bien-être et de bonheur à nulle autre pareille.

«On se sent tellement vivante, on se sent exister», clame l'héroïne du film «Confessions d'une accro du shopping», actuellement sur les écrans. Chaussures, accessoires, maquillages ou fringues sublimes... Rien ne peut contenir sa fièvre acheteuse, pas même son gigantesque découvert, ni sa cure de désintoxication au sein d'un groupe de soutien pour shopaholics.

Avant d'être un film qui fait un carton auprès des jeunes filles en fleur et de leurs amis, qui s'y reconnaissent «à fond», la fièvre acheteuse de Becky se décline en plusieurs volumes: «L'accro du shopping à Manhattan, dit oui, fait un bébé, a une soeur». Suite logique en quelque sorte des «Martine à la plage, fait du camping, ses courses» dans une société où acheter est devenu une obsession, un moyen de décompresser, un passe-temps, un plaisir. Voire un ordre ou un acte patriotique: au lendemain des attentats du 11 septembre, George Bush exhortait ses compatriotes à aller faire du shopping pour éviter l'effondrement de l'économie américaine après celui des tours jumelles.

Le message n'est guère différent aujourd'hui: nous sommes tous priés de consommer d'abondance, comme si de rien n'était, si nous voulons être des citoyens responsables qui ont à coeur de faire tourner la machine économique. Reste que, dans le contexte actuel, le film «Confessions d'une accro du shopping» a des allures de paradis perdu. Ou encore de conte allégorique: les démêlés de Becky, surendettée, qui a épuisé la totalité des crédits de ses innombrables cartes, traquée par un agent de recouvrement, raconte mieux que de subtiles analyses la crise de l'endettement qui plombe les Etats-Unis et, dans la foulée, l'économie mondiale.

Après des années de consommation débridée et insouciante, le retour sur terre est parfois difficile. Aux States, des coaches de la vie quotidienne apprennent à des personnes qui ont toujours vécu à l'aide d'une carte de crédit à dépenser uniquement leur argent réel. Voire à déchirer leur Visa ou leur American Express, acte quasi révolutionnaire dans un pays qui vit à crédit. Même les fringues neuves n'ont plus la cote. A preuve: les frénétiques du shopping font la tournée des vide-dressings, très à la mode, ou des dépôts-ventes qui fleurissent dans les villes. Bientôt sur grand écran?

Source:
http://www.lematin.ch/tendances/societe/shoppe-132340

***

Bref, faut-il toujours acheter pour exister dans notre société??? :huh:

16 juin 2009 à 09:08:41
Réponse #1

vagabond


Bonjour,

La fièvre acheteuse est peut-être une maladie. :o

C'est peut-être la cangrène qui ronge notre vie sociale.

Il est évident que je peux continuer longtemps comme ça, mais si nous appliquons une petite couche de réflexion à notre comportement, nous sommes tous en mesure de nous rendre compte que c'est ETRE ou PARAITRE tout simplement.

Bien sur quelques mots tapés sur un clavier d'ordinateur ne sont pas la solution mais comment dire autrement que nous sommes nos propres victimes. Vouloir être considéré pour l'image que nous donnons et non pour ce que nous sommes est une tricherie qui se retourne contre nous.

Très peu de personne dans les pays dit riches sont capables de ce choix et je reconnais que c'est très très dur à assumer au quotidien, il ne faut pas avoir peur de la solitude.

Suis-je capable de ne pas juger l'autre est une autre bonne question ?

Excuse-moi Wapiti, mais je suis un grand réveur et je suis encore choqué par les comportements irresponsables de mes semblables.

ETRE ou PARAITRE, telle est la question (même si ce n'est pas de moi)

Vagabond

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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