Beaucoup de bon sens et d'expérience dans ce qui précède.
Je pense de mon côté que la théorie (ce que nous avons ou croyons avoir) dans notre cerveau est indispensable, mais ne vaut rien sans la pratique et l'expérience... et idéalement quelques pièces manufacturées qui si elles ne sont pas indispensables permettent de partir sur de meilleures bases.
Par exemple, on peut trouver fun de se tailler des silex, mais avoir au moins un couteau, même moyen à la limite mais tant qu'à faire autant le choisir bien, c'est déjà un sacré début de beaucoup de solutions.
Ensuite une pierre à feu, parce que faire du feu par frottement, ça impressionne, il faut savoir le faire, mais ça n'est pas adapté à l'extrême urgence devant laquelle en tant qu'humain et à poil, nous sommes très démunis.
Un couteau et une pierre à feu... sont dans une situation vraiment urgente les seuls éléments dont je préférerais ne pas avoir à me passer, et dont je ne me passe jamais. Avec ces deux objets, on est déjà paré à pas mal de situations essentielles, tout en gardant suffisamment de temps pour trouver et de l'eau, et de quoi se nourrir, ce qui constituera de toute façon l'essentielle de notre activité en situation extrême.
La pierre à feu m'a déjà sauvé la vie il y a deux ans lorsque je suis tombé dans une tourbière en hiver.
Sans cette pierre à feu, je ne serais juste plus là... et quand les doigts sont gourds après avoir été plongé dans une eau ultra-froide, ce n'est vraiment pas du luxe !
Tant qu'à faire, je serais bien content d'avoir aussi une gourde, ou un contenant quelconque, même vide... je sais j'abuse, mais en situation de survie, ce serait quand même bien utile afin de garder ce qu'on a entre les deux oreilles en bon état de fonctionnement, et accessoirement, le reste du corps en fonctionnement efficace.
Bon, certains diront peut-être que j'abuse et que c'est de la survie organisée, mais c'est justement souvent l'organisation qui m'a déjà sauvé la vie... et ça n'empêche pas, ou ne doit pas empêcher, d'éventuellement savoir comment faire sans, si on ne se trouve pas en danger immédiat quoi.
Cordialement,
Hervé