Oui Pascal, le "tu tombes on tombe !" C'est bien dans Backdraft.
On en parle à notre aise devant l'ordi. Mais en situation qu'en serait-il vraiment ?
Mis à part ton bel hommage et nos combines pour faire face aux situations "épineuses", on parle assez peu souvent de la mort et de notre confrontation avec elle. Je n'évoque pas cela dans un but morbide, mais je pense qu'on doit se poser la question, tout du moins ( pour ceux qui y ont été confrontés) évoquer le petit moment où on se dit :" put**n, ça y est, j'y ai droit, j'y vais !". Y réfléchir c'est peut-être s'y préparer pour que ce soit le moins difficile possible.
Il se peut également que l'on soit confronté au choix de "qui va mourir, qui va vivre ?"
Les plongeurs sauveteurs lors de la catstrophe du Ferry en Belgique, il y a quelques années, ont été confronté à ce truc là, choisir, repousser des gens, décider en deux seconde qui allait vivre.... Non préparés, ces sauveteurs ont été "décimés" psychologiquement parlant, détruits...
Et on peut aussi être soumis à cette question : "Si moi je meurs, y'en a dix qui vivent" ( genre le mec en fin de cordée qui coupe la corde au-dessus de lui, parce qu'avec son poids tout le monde va y passer)
Ce sont des questions que je me pose souvent, je n'ai pas la réponse, je ne sais pas ce dont je serais capable et bien malin celui qui peut savoir amha. Mais je crois en toute honnèteté que si on prend comme credo " sauver des vies" on ne peut pas passer à coté de ces questions là.
Bref, la mort de l'autre me rappelle tout le temps que ça peut finir vite pour moi. Par manque de bol ( accident), par "voie naturelle" ( vieillesse) ou par choix ( me sacrifier pour que les autres vivent... bon là c'est extrème, je vous l'accorde, le sens du sacrifice, c'est moyen moyen comme concept, Pics le dit bien "Sauver et revenir" plutot que "sauver ou périr". Revenir, c'est pas pire !

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Bon je n'ai que des références hollywoodiennes hein, ça vaut pas tripette... mais ça me tracasse...