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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Faire plus avec moins...  (Lu 12090 fois)

14 mai 2009 à 09:35:11
Réponse #25

Leif


salut a tous

bon pour ma part je fais toujours plus avec le moins, dernierement j'ai repare une fuite d'injection avec une pompe d'aquarium donc et je fais toujours ça.

je ne possede rien au sens ou si j'ai un truc que j'aime bien mais que je voudrais autre chose pour aller plus loin je n'hesite pas a l'echanger pas de valeur.

par contre il parait que je suis un archiviste, je garde toute les données, livres et ecrits que j 'ai, je conçois pas que l'on puisse jeter des livres.


a+

jeff

14 mai 2009 à 10:28:37
Réponse #26

Anke


Leif, les livres... Tu peux les donner !
Je ne sais pas combien de fois j'ai donné "Le loup des Steppes" d'H. Hesse, "Vendredi ou les limbes du Pacifique" de Tournier etc... Autant de livres qui m'ont aidé. Je sais qu'ils existent, je sais où les trouver.
J'ai fait autrefois de la reliure et ai collectionné les bouquins ( notamment les éditions polychromées de Jules Verne), mais je me vite aperçu qu'il y avait des livres que je ne lisais pas ou que je ne lirais jamais et que donc, il faisaient juste "joli" sur la bibilothèque, j'ai failli tomber dans le piège de l'objet. Il n'en reste pas moins qu'un bouquin relié plein marocain avec les nerfs, la tranchefile cousue à la main etc... ça reste un boulot remarquable et témoigne d'un amour véritable du livre et voire de son contenu. Mais le piège est de se laisser prendre par l'aspect technique au détriment de "la substantifique moelle".
Dans un livre qu'est-ce qui compte réellement ? la pensée du mec qui l'a écrit ou la présentation ? Certes la beauté de l'objet est un vrai témoignage de respect de l'oeuvre et l'on prend beaucoup de plaisir à feuilleter ce genre de bouquin quand on aime ça, mais ce n'est que "le petit plus". Si on peut se l'offrir, c'est super, mais ça ne retire rien au plaisir de lire l'oeuvre dans la collection "Jai lu" par ex. De même c'est super de pouvoir regarder un film émouvant sur un grand écran plasma dernier cri, mais ma capacité à m'émouvoir dépend-elle de cet écran.
On en revient toujours à la même chose, il est clair qu'il est indispensable de se construire ses propres filtres pour regarder le monde, et ne pas se contenter de ceux que l'on nous propose.
Que j'ai un ordi de 15000 euros ne changera rien à ma capacité( mon envie et mon implication) de me connecter ici pour écrire ce message, ou pour diffuser du "signal" par ex.  ;)

14 mai 2009 à 10:36:03
Réponse #27

ERECTUS


d'accord avec Anke...et d'accord avec Leif!
Comme toi, je suis quasiment incapable de me séparer des bouquins que j'aime, je les garde pour les relire...parfois plusieurs fois, et c'est toujours différent, j'apprends toujours un truc nouveau, ou je ressens les choses différement...j'archive, moi aussi...et j'aime bien ça!!
Les livres, c'est pas des objets comme les autres

ps/ j'ai les assiettes de ma grand mère et c'est de la bombe!
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

14 mai 2009 à 11:10:48
Réponse #28

Humain


Je partage la même opinion que toi Rod.
Il n'en est pas moins qu'un certain recul vis à vis des "choses" peut nous permettre de ne pas idolâtrer le "Veau d'Or" en quelque sorte. Ce détachement peut êter compris comme une certaine "inadaptation" à notre société voire à notre environnement . Combien me disent : " Oui mais toi, c'est pas pareil..." Genre tu es un doux dingue un peu rigolo. Pourtant je consomme je vis pratiquement comme eux, mais la seule différence c'est que si demain, je ne peux plus vivre sur le même mode, ça n'aura pas vraiment d'importance. Je veux dire, et c'est un avantage indéniable, que je suis capable aujourd'hui de séparer ce qui est vraiment important et ce dont j'ai vraiment besoin pour vivre, de ce qui ne l'est pas ( et donc de me passer). C'est une grande chance de pouvoir réfléchir comme ça, de pouvoir aborder la vie sous cet angle, de séparer le futile de l'important.
Je me permettrais d'apporter une petite précision à ton discours David. Amha, ce n'est pas vraiment mettre en avant ce que l'on sait faire ( réparer un vieux clou avec un bout de fil de fer par ex) mais plutot de pouvoir apprendre à le faire. Je réfléchis plutot en terme de capacités d'acquérir du savoir et surtout d'avoir accès à ce savoir ( dans un premier temps, l'apprentissage ensuite). Ce qui suppose qu'il faille entrenir certains aspects de nos personnalités ( je ne veux pas employer le mot "qualité") : la curiosité, la faculté d'être étonné, la soif d'apprendre, le doute aussi (donc la capacité de remettre en cause ce dont on est absolument certain, ça permet notamment de vérifier : le savoir évolue !). Mais pour cela, il faut travailler pour se défaire des idées toutes faites, des jugements à l'emporte-pièce, de la méfiance et du repli sur soi. On ne peut se remplir que lorsque qu'il reste de la place...Se "vider" laisse donc de la place pour un "demain" possible...
Oui,  :) ne pas oublier que la seule choses que l'on possède vraiment, qui est réellement précieuse, n'est que nous même.

Notre corps, c'est à dire notre capacité à nous mouvoir: s'aimer assez pour faire un peu de sport, pour manger à peu prés sainement, dormir assez, bref s'efforcer de rester en bonne santé, pour ne pas laisser s'abimer notre trésor bêtement.

Notre intelligence, c'est à dire notre capacité à apprendre, à réfléchir, à trouver des soutions aux problèmes et donc à s'adapter à l'environnement. Se ramollir tous les soirs devant la télé, utiliser une calculette pour faire le moindre calcul, etc, c'est négliger criminellement notre trésor.

Notre sensibilité, c'est à dire notre capacité à aimer, à s'émouvoir, à prendre le temps de ressentir (au sens large). Je crois que c'est ce qui nous rend si "humain", c'est ce qui fait que nous sommes réellement vivant. C'est le plus beau joyau de notre trésor.

Ses trois pôles de nous-même sont intimement mélangés, et dépendants les uns des autres.
Le reste peut rester important pour nous à condition qu'on ne le place jamais au-dessus de la valeur de la Personne ( le fait d'exister étant suffisant pour avoir cette valeur supérieur à n'importe quel objet)
Aprés chacun fait comme il le peut, comme il le sent; c'est juste qu'il ne faut pas perdre de vue ce qui est vraiment précieux quelque soit notre façon de vivre.

Pour les livres... Peut-être les lire comme si on ne pourrait plus jamais les lire, savourer chaque mot, chaque tournure de phrase comme un met savoureux et rare. Mettre finalement un temps infini à terminer le moindre livre mais le sentir vivre dans son corps trés longtemps.

Non non je ne suis pas zinzin  :D enfin presque pas...
« Modifié: 29 août 2011 à 19:53:36 par Humain »

14 mai 2009 à 11:18:38
Réponse #29

ucorsu


"Faire plus avec moins." dans ce sens là  bien entendu, car je connais, hélas, d'autres interprétations...c'est tout simplement un principe de survie à bien des niveaux.
Après chacun se l'adapte en fonction de ses possibilités, de ses désirs, de ses passions, de son énergie...
Mais cela reste d'une logique implacable.  
Quand le croquemitaine va se coucher, il vérifie si il n´y a pas Ucorsu sous son lit. :lol:

14 mai 2009 à 15:09:27
Réponse #30

ERECTUS


Aimer n'est pas posséder !!!

C'est vrai ça! mais pour les livres, non  ;D
Quand sa route est dure, le dur poursuit sa route

16 mai 2009 à 14:41:59
Réponse #31

sextius


    Salut  :)

  A propos de livres et d'assiettes ,
 dans Vendredi ou les limbes du pacifique  :love: , précédement cité par Anke  :love: :love: :love: , Vendredi fait remarquer à Robinson que si ce dernier fabrique certe plus de bols en terre cuite que lui même ceux ci ne sont pas finis car non décorés .
    En outre , n'ayant qu'une bouche chacun , n'etant que deux sur l' île et se tapant seul la vaisselle , il ne voit pas l'utilitée d'avoir tant de bols .
   
         Pourquoi tant d'entre vous sont fiers et nous font le plaisir de partager les fruits de tant d'heures à taper sur l'enclume quand en situations de survie c' est le premier bout de ferraille disponible dont il faudra se contenter ?
         Pourquoi je préfére suer sur un vieux clou sauvé de la casse et bidouillé par mes petits doigts plutôt qu'avec un Cycle dernier cris en alliage intergallactique sans doute plus performant ?  ( fauché , ignare et maso n'est pas une réponse compléte  ;D )

           "  Qu'est ce qui rend ma rose unique au monde ? "

Les bols de Vendredi sont beaux et uniques ... comme les couteaux d' Anke  , par ce que Vendredi et Anke ont donnés d'eux même en les réalisant . Par le temps passé à  apprendre , à tourner , à forger , qui les façonne et les trempe eux même .

                Pour emprunter encore à Saint Exupéry , nous ne vivons pas des choses mais du sens des choses.
   Bon , une assiette , sûr, Kemper ou Ikea , qu'elle soit pleine c'est vitale , mais  pleine de quoi , produit par  qui , comment , où , dans quelles conditions ...   Tout cela implique des choix , conscients ou non , qui donne un sens à notre quotidien. Le récipient lui même en est porteur.


    Faire plus avec moins ne serait ce pas aussi cela , moins de choses mais plus de sens , moins d'avoir et plus d'être ?

              Hum ,  je me relis et vais faire une pause , il me semble que je deviens un peu épais   :really:

 En fait  je voulais surtout dire à vous tous que je trouve plein d'utile , de beau et de sens dans ce forum , que perso j'aime les assiettes èbréchés de Mémé qui sont toujours bien pleines et que la pelle cold steel de David est trés jolie  ;)


        Sextius ,   déprimé par l'etat du monde mais toujours heureux d'un couché de soleil en Esperenza  :)
« Modifié: 16 mai 2009 à 20:35:25 par sextius »

16 mai 2009 à 21:07:17
Réponse #32

haflinger


très intéressant ce fil...  :)

j'y ai déjà réfléchis pas mal à ce concept...
mais il y a un truc qui ralentis la mise en oeuvre ailleurs que chez moi ; le regard des autres. C'est pas une raison, je sais  ^-^. Mais c'est là le point de vue d'une ado de 15 ans, et chez moi, quand t'as pas THE pull ABERCR*MBIE et le dernier I-machin, t'es ringard. Moi j'ai tendance à m'habiller juste jeans T-shirt, (pour raison de facilité, et de moyens, parce que simplement on est 4enfants chez moi et ma mere bosse pas car pas le temps, donc on a déjà appris à pas exagérer dans tout ce qui est fringue à 50euros le T-shirt), je bosse à l'école parce que j'ai des rêves, et je suis heureuse comme ça, sans avoir 5chevaux et le GSM dernier cri,  et déjà comme ça on te regarde de travers :glare: . (Je généralise pas par rapport aux autres jeunes du forum! c'est une constatation de ceux qui m'entourent, je crois que la plupart de ceux d'ici passent au dessus de ça.)
Bon voilà, mode coup de gueule du jour OFF.  ::)

Je suppose que l'expérience et la volonté font réussir à passer au dessus avec le temps. Lire tout ça m'apprend énormément de choses! merci à tous.  :love:

J'espere que ce post n'est pas trop de bruit  ^-^ j'attends vos réactions, de "quand vous étiez jeunes"  (:lol:) (pas taper!  ::) ) si c'était déjà ainsi, et comment vous réagissiez...

bonne soirée à tous :)

Haflinger, qui ne râle sur les technologies inutiles et indispensable pour être normal au lycée que depuis 1994  ;)
"Seigneur, donne moi la patience... Parce que si tu me donnes la force, je lui éclate sa gue*le !"

16 mai 2009 à 21:32:36
Réponse #33

Vincent


J'aime beaucoup cette discussion.

Faire plus avec moins... vaste hypothese, bien sur il est toujours possible de vivre (survivre ?) avec peu, je suis que certains d'entre nous ont du le faire car la vie les a pousse dans ce sens a un moment donné (perte de travail, separation, deces etc...) Et ou c'est faisable mais humains que nous sommes en 2009 ben des que l'on peut consommer on ne se prive pas et c'est tout a fait normal. Apres une periode de "disette" il est aisement comprehensible que l'on se "rattrappe".

J'en ai fait l'amere experience par le passe, suis passe par des hauts et des bas (comme tout le monde hein) et lorsque j'etais dans un creux ben j'essayais de gerer et vivait chaque petit plaisir comme une veritable fete. Maintenant ca va mieux, j'ai aussi su me creer d'autres valeurs mais si j'ai envie de me faire plaisir, ben je le fais car au moins ce plaisir la sera acquis.

L'argent ne fais pas le bonheur dit l'adage bien connu. Certes, mais notez bien qu'il y contribue d'une maniere non negligeable. Ne voyez pas ca comme une apologie de l'argent ou de la societe de consommation mais quel bonheur d'economiser pour s'offrir un ptit plaisir (un nouveau couteau, un disque, etc.)

Voila mon point de vue de la chose qui pourrait se resumer de la sorte : CARPE DIEM.

Vincent

16 mai 2009 à 22:08:24
Réponse #34

Gros Calou


très intéressant ce fil...  :)

j'y ai déjà réfléchis pas mal à ce concept...
mais il y a un truc qui ralentis la mise en oeuvre ailleurs que chez moi ; le regard des autres. C'est pas une raison, je sais  ^-^. Mais c'est là le point de vue d'une ado de 15 ans, et chez moi, quand t'as pas THE pull ABERCR*MBIE et le dernier I-machin, t'es ringard. Moi j'ai tendance à m'habiller juste jeans T-shirt, (pour raison de facilité, et de moyens, parce que simplement on est 4enfants chez moi et ma mere bosse pas car pas le temps, donc on a déjà appris à pas exagérer dans tout ce qui est fringue à 50euros le T-shirt), je bosse à l'école parce que j'ai des rêves, et je suis heureuse comme ça, sans avoir 5chevaux et le GSM dernier cri,  et déjà comme ça on te regarde de travers :glare: . (Je généralise pas par rapport aux autres jeunes du forum! c'est une constatation de ceux qui m'entourent, je crois que la plupart de ceux d'ici passent au dessus de ça.)
Bon voilà, mode coup de gueule du jour OFF.  ::)


Salut  :)

Fais toi plaisir avant tout, le plaisir n'est pas inutile maintenant avoir le truc machin chose si c'est pour faire comme les autres, ça c'est inutile, cela ne reflèteras pas ta personnalité qui est exclusivement la tienne mais un phénomène de mode.

Maintenant si tu bosses pour pouvoir te payer un jour tes envies, ton style et + n'hésite pas le jour où tu as les moyens te prive surtout pas !

Dès que tu peux fais toi plaisir.

 ;)


16 mai 2009 à 22:09:56
Réponse #35

philippe13


Et ou c'est faisable mais humains que nous sommes en 2009 ben des que l'on peut consommer on ne se prive pas et c'est tout a fait normal.

Eh bien non! je me refuse certaines choses comme certains ici se font mal en faisant du sport ce que je ne suis pas capable de faire par contre.
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

16 mai 2009 à 22:26:53
Réponse #36

Vincent


Et c'est ton droit, pas de soucis la dessus mais la citation est sortie de son contexte. Pour la preciser je vais donner un exemple plus ou moins abstrait : ca fait 2 mois que tu rames pour bouffer (merci les pates ^^) et bien le jour ou tu te retrouve avec 2,3 sous en poche tu courres t'acheter un steack bien juteux et tu te le deguste comme si c'etait le dernier... et ca c'est un comportement normal.

Apres, refuser de consommer... ok pas de soucis mais pas pour moi, comme il etait dit precedemment, on a jamais vu un coffre fort suivre un corbillard ^^

Si je peux, je fais sinon je m'en passe c'est tout. De la a se faire mal alors qu'il n'y a pas de raison je n'adhere pas, la vie s'est suffisamment charge de me le faire pour ne pas m'infliger ca moi meme.

Voila.

Vincent

17 mai 2009 à 00:07:41
Réponse #37

Anke


haflinger, oui, j'ai connu ça aussi quand j'étais plus jeune ( bon ça va hein, le premier qui rigole de mes cheveux blancs....) milieu ouvrier plongé dans une école privée dans un milieu de ce qu'on appelait la bonne bourgeoisie.
En fait on s'aperçoit que l'on cherhce à s'identifier à un groupe (ou une idée) au travers du vètement. On pourrait dire la même chose des jeans, des cheveux longs et des chemises à fleurs à l'époque babacool. Aujourd'hui il y a le style "skater"( si j'ai bien compris) qui permet aux gens qui adoptent ce style de s'identifier entre eux et à l'individu de se faire reconnaitre, de manifester son adoption d'un certain style de vie ou de comportement, en tout cas d'un désir. L'erreur à mon sens( si c'en est une) est de gommer son identité véritable au profit d'un uniforme, car sans nul doute il s'agit bien d'un uniforme.
Un uniforme( être habillé tous pareil, ou être habillé comme les autres, y'a une nuance là qu'il faudrait peut-être développer) ce n'est pas forcément mal et ce n'est pas forcément un attribut réservé aux soldats; Mais il faut en convenir, un uniforme ça "protège" et ça rassure. Sans uniforme, on ne peut faire autrement qu'être vraiment soi et ça que l'on soit ado ou pas, c'est si évident que ça à assumer ou à reconnaitre...; enfin il me semble, faudrait surement developper un peu...

L'opulence ou la disette :
ça relève un peu du même principe évoqué précédemment.
On sait que "grimper" dans l'échelle sociale, c'est difficile. on se donne du mal, on bosse comme des chiens et punaise on "profite" tant qu'on peut, parfois aveuglément, sans trop prendre garde à se qui se passe autour. J'appelle ça " pédaler la tête dans le guidon". C'est compréhensible, on est tendu vers des objectifs légitimes, tout du moins on les croit légitimes.
Mais quand ça va mal, purée, descendre les échelons c'est dur. On "perd" des trucs, du confort, voire ceux qu'on croyait être des amis. On a tous entendu le mot" looser" : perdant. Il n'y aurait-il que ça ? Des gagants ou des perdants ? Rien d'autre ? L'opulence ou la disette ? Le bien ou le mal ?
En ce qui me concerne, je ne crois pas que cela soit le bon sujet de parler de ce qui est "en plus" ou "en moins"... Le vrai sujet, c'est le sens que je donne à ma vie ( bon ça fait un peu pompeux !).
On en parlait ce soir suite à la visite un copain (qui m'a aidé à ouvrir des "portes" que je tenais solidement fermées).
J'ai eu la chance de rencontrer mon "âme soeur", ça c'est une vrai chance. Elle est le centre de ma vie. C'est avec elle que j'ai choisi de vieillir, c'est elle qui va me voir me décrépir et c'est elle que j'ai choisi de voir vieillir, se rider et tout le reste.
Et à la reflexion tout le reste n'est qu'accessoire, c'est important bien sûr, mais accessoire. Car, je peux avoir une belle bagnole, un tas de pognon, des call-girls à poil dans la piscine et un martini à la main, si elle, elle n'est pas là, tout ça n'a aucun sens. Je n'ai aucun sens. Elle est ma boussole dans le brouillard et m'aide à comprendre qui je suis ou au moins à le reconnaitre.
Faire plus avec moins, c'est d'abord (pour moi) savoir vraiment de qui j'ai besoin pour vivre, pas de savoir de quoi j'ai besoin pour vivre... Tout le reste sera "initialisé" par ça, les combats, les victoires, les défaites etc.... tout le reste gravite autour. C'est frappant chez les vieux qui s'aiment . T'en a un qui meurt, deux mois après, l'autre meurt aussi. Même pèté de thunes, même avec les enfants super-présents, l'envie n'y était plus, ça valait plus le coup.
Alors je crois que quelque soit ce que l'on traverse, si l'autre n'est pas là ou si on a pas l'espoir de l'autre ( pour ceux ou celles qui sont seuls, mais n'ont pas perdu l'espoir de rencontrer l'âme soeur) on s'arrète.
Ton alter-ego te donne des ailes, t'aide à les déployer et tu te sublimes.
Bon ça te file la pêche quoi ! :lol:
Et avec la pêche, t'en fais des trucs !
Du coup je me demande si je ne suis pas un tantinet hs ! Plus ou moins c'est pas forcément le vrai problème... ou la bonne question...
Une tablette de chocolat c'est vachement bon hein ? Sûr, mais si t'as pas envie : " bon " ça veut dire quoi ?

17 mai 2009 à 08:11:56
Réponse #38

philippe13


...un martini à la main..

Bon ça c'est accessible, il y a du Martini chez ED!!!!
Trève de plaisanterie, j'essaye de rejetter toute consomation futile, je dis bien j'essaye! J'essaye de ne pas rentrer dans les raisonnements type
"c'est vachement bien un écran plat" alors que notre vieille télé de 1990 fonctionne bien: elle ira jusq'au bout. Ce n'est pas pour remplir le compte en banque mais  pour ne pas céder au marketing et au consumérisme. Je me pose presque toujours (presque  car je ne suis pas parfait) est-ce que j'ai besoin de ça? Est-ce que je serai plus heureux avec après? Combien d'heures de travail cela représent-il et est-ce que ça en vaut la peine? 


Quant à l'image du coffre fort qui suit ou pas un enterrement, si nous survivons une petite vingtaine d'années à notre départ en retraite (selon les statistiques), nous aurons eu le temps de le vider vu ce qui nous attends. 
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

17 mai 2009 à 08:26:28
Réponse #39

Humain


J'ai eu la chance de rencontrer mon "âme soeur", ça c'est une vrai chance. Elle est le centre de ma vie. C'est avec elle que j'ai choisi de vieillir, c'est elle qui va me voir me décrépir et c'est elle que j'ai choisi de voir vieillir, se rider et tout le reste.
Et à la reflexion tout le reste n'est qu'accessoire, c'est important bien sûr, mais accessoire. Car, je peux avoir une belle bagnole, un tas de pognon, des call-girls à poil dans la piscine et un martini à la main, si elle, elle n'est pas là, tout ça n'a aucun sens. Je n'ai aucun sens. Elle est ma boussole dans le brouillard et m'aide à comprendre qui je suis ou au moins à le reconnaitre.
Faire plus avec moins, c'est d'abord (pour moi) savoir vraiment de qui j'ai besoin pour vivre, pas de savoir de quoi j'ai besoin pour vivre... Tout le reste sera "initialisé" par ça, les combats, les victoires, les défaites etc.... tout le reste gravite autour. C'est frappant chez les vieux qui s'aiment . T'en a un qui meurt, deux mois après, l'autre meurt aussi. Même pèté de thunes, même avec les enfants super-présents, l'envie n'y était plus, ça valait plus le coup.
Alors je crois que quelque soit ce que l'on traverse, si l'autre n'est pas là ou si on a pas l'espoir de l'autre ( pour ceux ou celles qui sont seuls, mais n'ont pas perdu l'espoir de rencontrer l'âme soeur) on s'arrète.
Ton alter-ego te donne des ailes, t'aide à les déployer et tu te sublimes.
Bon ça te file la pêche quoi ! :lol:
Et avec la pêche, t'en fais des trucs !
Du coup je me demande si je ne suis pas un tantinet hs ! Plus ou moins c'est pas forcément le vrai problème... ou la bonne question...
Une tablette de chocolat c'est vachement bon hein ? Sûr, mais si t'as pas envie : " bon " ça veut dire quoi ?

Salut Anke  :)
C'est clair qui si tu es avec quelqu'un avec qui tu es sur la même longueur d'onde, tu peux soulever des montagnes, comme le dit l'expression. Privé de cette ressource, la vie n'a plus de saveur... à quoi bon continuer?
Mais être un survivant n'est-ce pas survivre à ça aussi? La vie bouge, tout change, se transforme et nous aussi, si nous refusons ce changement, ne nous condamnons-nous pas à ne plus être "adapté", et donc il ne nous resterait plus qu'à mourir?
Traitez-moi d'égoïste si vous me jugez ainsi, mais moi quand je me pose la question: De qui ai-je besoin pour vivre? , je réponds: d'abord de moi. Je ne veux pas vivre à travers quelqu'un, avoir besoin de quelqu'un pour respirer. Comment pourrais-je lui donner ce dont il a réellement besoin si j'en suis dépendante?  De façon très froide on pourrait dire qu'il y a conflit d'intêret. J'ai du mal à exprimer ce que je ressens.
En sachant que l'on peut survivre sans l'autre, on peut tout lui donner, sans arrière-pensées puisque on sait que quoi qu'il arrive on s'en sortira. Alors que si j'ai besoin de l'autre pour vivre je ne ferai rien qui puisse menacer cette relation même si c'est au détriment de celui que j'aime (ou de moi-même)
On peut comparer ça à "l'amour" qu'ont certains pour les animaux: Ils les aiment, ils les adorent, la preuve c'est qu'ils en ont plein chez eux, petits et grands chiens qui meurent d'ennui, soyeux chats angoras qui deviennent obèses, petits lapins et divers rongeurs bien à l'abris dans leur jolie petite cage doré... Bof. J'aime les animaux. C'est pour ça que je n'en ai pas. Pourtant si je trouve un animal dans le besoin je ne le laisserai pas sur le trottoir.
Le parallele avec l'exemple c'est cette confusion que font beaucoup de gens entre "avoir besoin de, envie de" et "aimer". L'un n'empêchant pas l'autre mais cela fini par engendrer des tensions, de l'incomprèhension, puis de la rancune.
Il y a des couples qui fonctionnent très bien dans ce système d'amour/dépendance, ce sont ceux dont les "manques" se complètent. Il n'y a aucun mal à ça du moment que l'équilibre se maintient dans le temps.

Faire plus avec moins... Je sais que ce n'est pas à ça que pensait David en lançant le sujet, mais ce pourrait être aussi ceci:
Savoir continuer à se sentir vivant avec un minimum de repères sociaux, faire dépendre notre identité de quelque chose qui ne soit qu'en nous. Et grace à ça, garder cette volonté de Vivre même quand tout s'écroule.

Edit: on peut dire la même chose des relations parents-->enfants. Si l'enfant DOIT être dépendant affectivement de ses parents pour pouvoir grandir harmonieusement et finalement  arriver à l'âge adulte et ne plus l'être, il est destructeur pour un gosse de sentir que l'un de ses parent a besoin de son amour inconditionnel pour se sentir bien.
« Modifié: 29 août 2011 à 14:40:02 par Humain »

17 mai 2009 à 10:01:37
Réponse #40

Anke


Juste Humain ! Mais je ne parlais pas de "avoir besoin" mais de ce dont on ne peut se passer( enfin pour moi hein !).
On pourrait faire référence à la règle de trois ( une fois de plus !) : trois mois sans contact social. En fait on peut dire, peut être, que sans "l'autre"( ou sa représentation comme le fait Robinson ou l'autre avec son ballon), rien n'est possible... On meurt.

17 mai 2009 à 10:12:47
Réponse #41

Humain


On pourrait faire référence à la règle de trois ( une fois de plus !) : trois mois sans contact social. En fait on peut dire, peut être, que sans "l'autre"( ou sa représentation comme le fait Robinson ou l'autre avec son ballon), rien n'est possible... On meurt.
Tout à fait  :) . L'humain à besoin de rapports avec d'autres humains. Et ce besoin le pousse à avancer... ou à se laisser mourir s'il n'y croit plus.
« Modifié: 29 août 2011 à 12:12:36 par Humain »

17 mai 2009 à 11:37:08
Réponse #42

Anke


Donc si on reprend le postulat de David au début:
Citer
La survie, la préparation à la survie, l'acte de survivre.  Par définition, tout cela est étroitement lié à l'indépendance, à la liberté.  Plus nous sommes dépendants d'autrui, des grandes et fragiles chaînes logistiques, des énergies non renouvelables, des compétences d'une personne qu'on doit payer, du bon vouloir d'un puissant...  tant qu'on est attaché, par un lien de dépendance, à quoi que ce soit, à qui que ce soit, on risque de se retrouver le cul à l'eau.  Aussi simple que ça.  C'est purement mécanique.

On en arrive à chercher à comprendre de quoi, ou de qui on est dépendant.
La dépendance peut elle être "moteur" de survie ? La dépendance est-elle obligatoirement une entrave à la liberté ? L'indépendance est-elle forcément le synonyme de la Liberté ?
Bon ça fait un peu philosophie de comptoir, mais nos dépendances, sans pour autant de se bercer de chimères et en les évaluant pour ce qu'elles sont, nous permettent peut-être : de comprendre qui on est et de rechercher ce qui nous manque vraiment... Est-ce que ça vaut le coup de prendre le risque de se retrouver le cul à l'eau ?
Finalement c'est peut-être ça le véritable enjeu : prendre le risque de se retrouver le cul à l'eau...

Mal à la tête moi !!!  :lol:

17 mai 2009 à 11:58:40
Réponse #43

gegehus.cavernus


et m*rde , meme là faut reflechir........

17 mai 2009 à 12:13:22
Réponse #44

philippe13


Je vais prendre un martini tiens...
« La victoire sur soi est la plus grande des victoires. »

PLATON

17 mai 2009 à 13:08:52
Réponse #45

Humain


Donc si on reprend le postulat de David au début:
On en arrive à chercher à comprendre de quoi, ou de qui on est dépendant.
La dépendance peut elle être "moteur" de survie ? La dépendance est-elle obligatoirement une entrave à la liberté ? L'indépendance est-elle forcément le synonyme de la Liberté ?

L'un et l'autre sont vrais. Les circonstances, notre progression vers une plus grande maturité, font qu'une dépendance qui était synonyme de liberté deviendra des années plus tard une entrave. Ainsi, si tu te casses la jambe tu seras bien content de pouvoir dépendre de quelqu'un pour te nourrir, et donc d'avoir la libérté de guérir mais une fois sur pieds, si cette personne continue à te considérer comme malade elle te refusera une légitime indépendance. De même si tu es dans une pèriode de ta vie (comme l'enfance) où tu as besoin de te sentir aimé inconditionnellement et toujours aidé, soutenu, lorsque tu as passé ce cap, cet amour deviendra étouffant, aliénant. Si tu es en détresse, il faut accepter de perdre un peu de liberté pour se préserver en étant aidé et retrouver plus tard cette liberté. pour d'autre la liberté est effrayante, synonyme de danger car ils ne savent ou ne peuvent pas l'assumer. Alors pour eux la liberté sera d'être dépendant, que ce soit financièrement ou affectivement.

On peut donc choisir une certaine forme de dépendance MAIS il ne faut pas en être dupe ET (si c'est pysiquement possible) pouvoir s'en passer si les circonstances l'exigent. Dons ces conditions il me semble qu'on reste libre même en étant dépendant.

Bon ça fait un peu philosophie de comptoir, mais nos dépendances, sans pour autant de se bercer de chimères et en les évaluant pour ce qu'elles sont, nous permettent peut-être : de comprendre qui on est et de rechercher ce qui nous manque vraiment...
On est bien d'accord  :D . On peut chercher ce qui nous manque vraiment avec des objets ou chez quelqu'un d'autre... notre complément, notre moitié ;) ,mais ne pas oublier que deux moitiés font rarement un, pour ne pas "s'endormir", croyant une situation acquise pour toujours .

Est-ce que ça vaut le coup de prendre le risque de se retrouver le cul à l'eau ?
Finalement c'est peut-être ça le véritable enjeu : prendre le risque de se retrouver le cul à l'eau...
Comment progresser autrement?

Finalement je ne fait que répéter ce qu tu as dis  :D ^-^

 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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