Je ne vais pas aller plonger dans les débats de la profondeur de l'histoire mais rester contemporain dans l'évocation des ARTS martiaux....mais en prenant un parallèle moins emprunt de la notion de survie au combat.
Un photographe, ca fait de l'Art, avec un A majuscule... ca passe des heures à chercher le cliché idéal, à aller dans le fond des choses, à chercher à comprendre, à travailler son oeil, dans sa technique, dans la recherche d'un truc insaisissable qui est la perception de la beauté, de l'équilibre...
En bref, chercher la perfection en sachant pertinemment qu'il n'y arrivera trés sûrement jamais. Et puis la subjectivité impose que cette recherche s'adresse en premier lieu à lui... Donc, exposer, enseigner même ne reste qu'une orientation vers un chemin, celui qu'il a emprunté lui.
Par contre lorsqu'il va devoir prendre des photos d'identité ou des photos de mariage, ou d'un événement pour un journal, il va faire son boulot aussi efficacement que possible en essayant de tout mettre en jeu pour s'assurer de la réussite de sa tâche qui doit être rapide, efficace, bref rentable.
Son travail artistique sera un terreau favorable à de meilleures chances de réussite et à une meilleure rentabilité de son action qui lui est imposée.
A (mon) sens, les ARTS martiaux sont à comprendre dans ce sens, en y intégrant toute la précaution liée à notre appartenance au monde occidental.
L'art martial n'est ni une méthode de self ni un sport de combat, et à ce titre devrait, toujours à mon sens s'affranchir de la codification des compétitions.
Ces arts martiaux, par l'expérience du combat ont permis de dégager des principes qui ne sont non seulement intéréssant pour le combat, mais également pour la vie de tout les jours (principe du lâcher prise par exemple). Sûrement parce que le combat fait ressortir au premier plan de facon brutale les obstacles à la vie 'zen' on va dire...
La mort, la douleur, le stress, le doute, l'opposition, la contrariété etc...
On peut ensuite trouver des explications complexes descriptives ou analytiques sur le pourquoi de l'Ikebana dans le bushido, mais ce serait aller a l'encontre des principes de base de l'art martial qui démontre que finalement l'essentiel n'est pas dans la cime de la montagne mais dans le chemin qui y a mené...
Nous voulons trop donner je pense a ces arts martiaux d'aujourd'hui le sens un peu galvaudé et trop rationnel de "la méthode pour vaincre en 2 dvd"
Bref, comprendre l'art martial japonais est sûrement plus complexe qu'une explication de texte et demanderait certainement une infusion à long terme sur place pour faire craqueler nos certitudes.
Voila mon point de vue d'aujourd'hui...