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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Changement  (Lu 2251 fois)

11 avril 2009 à 09:55:30
Lu 2251 fois

Humain


Mon propos razlebolesque vient du fait que j'entend trop de gens dire ne rien vouloir changer à leur quotidien, bien que ce fut la le plus efficace moyen de protection qui soit.

Suite au message de Patrick sur l'agression du bus, je me permet d’ouvrir ce fil pour recueillir vos opinions.
Pourquoi le changement fait-il si peur à beaucoup de gens dans le cas où il est manifeste que celui-ci leur serait bénéfique?
Qu'est-ce qui fait qu'on s'entête dans une situation, un comportement, toxiques?

Si on exclu comme cause la fierté mal placé, style "je suis perdu sur la route mais je préférerais me faire couper un bras plutôt que de demander mon chemin",
et si on exclu la fainéantise style "je suis bien au chaud dans mon duvet, j'ai envie d'uriner mais j'attends le tout dernier moment pour y aller,
pourquoi est-ce qu'on gueule sur nos enfants alors qu'on sait qu'on les détruits,
pourquoi est-ce qu'on s'empiffre alors qu'on a du cholestérol,
pourquoi est-ce qu'on reste avec un partenaire aliénant alors qu'on a les moyens financiers de partir,
etc.

Frustrations qui s'expriment?
Recherches/besoins de plaisirs immédiats au détriment de l'avenir?
Peur de l'avenir/manque de confiance en soi?

sur l'ami wiki:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Peur_du_changement
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aversion_%C3%A0_l%27incertitude

sur la toile on trouve beaucoup de choses (le pire côtoie le meilleur!) mais ce qui m'intéresserait vraiment c'est votre opinion à vous, pas une restitution livresque de philosophes ou de psys (où là aussi le pire côtoie la meilleur  :-\).
Je vous présente par avance mes excuses si le sujet a déjà été abordé.

l'Humain
« Modifié: 20 août 2011 à 15:50:51 par Humain »

11 avril 2009 à 10:13:48
Réponse #1

Patrick


Le changement c'est la fin d'une situation où on a ses repères pour aller vers l'inconnu qui est par nature anxiogène.

D'une façon générale, puisque je parlais de la protection personnelle, souvent on ne veut rien changer à sa vie pour n'en rayer que les inconvénients.

Exemple une copine du travail que j'aime beaucoup vient me voir car elle me dit se faire brancher par des mecs violents quand elle va en boite. Elle me demande de lui donner "deux trois trucs pur apprendre à se défendre". Quand je lui parle d'nalyse préalable du risque pour influer sur celui-ci elle me regarde avec des yeux rond. Je luui propose un soir de l'accompagner pour faire cette analyse.

Résultat des courses :
  • boite pourrave très mal fréquentée
  • tenue à faire rougir les participants d'une soirée échangiste
  • comportement provoquant
  • comportement virulant à la limite de provoquer elle même la baston

Quand je lui fais part de mes observations, elle me rétorque mais c'est ma vie et je m'éclate, je veux juste deux trois trucs......... Fin de la discussion car c'est plutôt un car de CRS qui lui faut si elle ne veut rien changer de ses habitudes.

Idem pour celui qui achètes un bagnole bourrée d'aribags mais qui veut continuer à rouler à 200 avec 2 ou 3 verres dans le nez ou ceux qui ne sortent qu'avec des gens biens pour ne pas choper le SIDA alors qu'il suffit de mettre un préservatif à chaque rapport.

Et la liste est longue.

En fait plus j'observe que quand les gens parlent de changement, ils souhaitent en fait ne rien changer mais que ce soient les autres qui changent.
« Modifié: 11 avril 2009 à 10:18:50 par Patrick »

11 avril 2009 à 10:52:50
Réponse #2

Humain


Le changement c'est la fin d'une situation où on a ses repères pour aller vers l'inconnu qui est par nature anxiogène.

D'une façon générale, puisque je parlais de la protection personnelle, souvent on ne veut rien changer à sa vie pour n'en rayer que les inconvénients.

Exemple une copine du travail que j'aime beaucoup vient me voir car elle me dit se faire brancher par des mecs violents quand elle va en boite. Elle me demande de lui donner "deux trois trucs pur apprendre à se défendre". Quand je lui parle d'nalyse préalable du risque pour influer sur celui-ci elle me regarde avec des yeux rond. Je luui propose un soir de l'accompagner pour faire cette analyse.



Résultat des courses :
  • boite pourrave très mal fréquentée
  • tenue à faire rougir les participants d'une soirée échangiste
  • comportement provoquant
  • comportement virulant à la limite de provoquer elle même la baston

Quand je lui fais part de mes observations, elle me rétorque mais c'est ma vie et je m'éclate, je veux juste deux trois trucs......... Fin de la discussion car c'est plutôt un car de CRS qui lui faut si elle ne veut rien changer de ses habitudes.

Idem pour celui qui achètes un bagnole bourrée d'aribags mais qui veut continuer à rouler à 200 avec 2 ou 3 verres dans le nez ou ceux qui ne sortent qu'avec des gens biens pour ne pas choper le SIDA alors qu'il suffit de mettre un préservatif à chaque rapport.

Et la liste est longue.

Donc pour ce genre de cas, il s'agirait finalement d'un problème de prise de conscience de la "bétise" de son comportement?
Comme tu l'écris "on ne veut rien changer à sa vie pour n'en rayer que les inconvénients".
Comment se prémunir nous-même de ce travers? Apparemment l'intelligence ne suffit pas, donc quel schéma de pensé "imprimer" en nous  pour ne pas avoir peur de renoncer à quelque chose de dangereux, pour avoir "automatiquement" cette prise de conscience? Comment l'apprendre aux enfants?

Peut-être faire une liste mentale : ma liberté d'être/de faire ce que je veux VS la façon dont ce sera perçu par l'environnement (et par moi-même!) et les risques qui en découlent ?
Puis choisir en toute connaissance de cause un comportement, risqué ou non, plutôt qu'un autre.

En fait plus j'observe que quand les gens parlent de changement, ils souhaitent en fait ne rien changer mais que ce soient les autres qui changent.
cela me semble très vrai!

11 avril 2009 à 10:57:57
Réponse #3

BULLYSSON


Quand je lui fais part de mes observations, elle me rétorque mais c'est ma vie et je m'éclate, je veux juste deux trois trucs.........


Tsssssss...  :down:... Certain(e)s se complaisent dans leur c*nnerie c'est impressionnant... Elle demande conseil pour répondre derrière "naan mais j'fais c'que j'veuhein.."

Tu as perdu ton temps Pat'... dommages pour elle !!

En fait plus j'observe que quand les gens parlent de changement, ils souhaitent en fait ne rien changer mais que ce soient les autres qui changent.

+1...
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

11 avril 2009 à 11:24:43
Réponse #4

onc roger


Elle demande conseil pour répondre derrière "naan mais j'fais c'que j'veuhein.."

C'est pas si simple je pense ...

D'après ce que raconte Patrick il est clair qu'elle savait déja que ce qu'elle fait peut être dangereux et c'est même très certainement aussi ça qui lui plait. On peut appeler ça de la connerie mais je pense que nous avons TOUS des trucs que nous faisons par plaisir/sens du devoir/etc ... et qui peuvent être dangereux.

Après comme d'hab c'est une question de rapport entre le gain et le cout. Le tout est d'avoir fait une estimation raisonnée des deux cotés de la balance.

Là elle a du commencer à trouver que le cout risquait de devenir un peu élevé et elle a d'abord cherché une solution miracle pour réduire le cout sans toucher au gain.
Avec un peu de chance Patrick a réussi à lui faire comprendre que cette solution miracle n'existe pas et peut-être que maintenant elle va commencer à reconsidérer le coté "gain" (et peut être pas si ce gain lui parait irremplaçable)

Mes deux cts

11 avril 2009 à 11:29:33
Réponse #5

Patrick


Comment se prémunir nous-même de ce travers? Apparemment l'intelligence ne suffit pas, donc quel schéma de pensé "imprimer" en nous  pour ne pas avoir peur de renoncer à quelque chose de dangereux, pour avoir "automatiquement" cette prise de conscience?
A mon avis si on se pose la question on a déjà fait une part du chemin car la prise de consceince d'un comportement inaproprié ou à risque est déjà là. Après comment avoir le courage de changer nos comportements, habitudes ou plus simplement d'assumer nos choix si mortifères puissent ils être.

Parce qu'àprès tout il ne me serait pas venu à l'idée de juger des habitudes de la copine en question si elle y trouve son épanouissement.

La plupart des gens sont vachement surpris quand en tant qu'instructeur de protection perso on leur demande d'abord de faire une analyse de risque au lieu de leur apprendre les techniques secrètes de la secte du dragon noir.

On en parlait avec David dans notre article sur Carcajou 2, c'est vachement plus facile pour rester en bonne santé d'avoir su éviter la situation qui pue plutôt que de se retrouver face à trois lascars chargés, même si tu t'entraîne deux fois par semaine depuis dix ans avec Fred Perrin.

11 avril 2009 à 12:37:26
Réponse #6

** Mathieu **


En fait plus j'observe que quand les gens parlent de changement, ils souhaitent en fait ne rien changer mais que ce soient les autres qui changent.

C'est un peu différent mais cela me fait penser au Guépard de Lampedusa :
le guépard à la fin du livre dit :

«Tout doit changer pour que rien ne change.»


La situation de crise agit comme un révélateur des failles, limites ou obsolescence d'un système ; comment prolonger ce qui doit évoluer ?
«Tout doit changer pour que rien ne change.»
Qu'est-ce qu'on conserve ? qu'emporte-t-on avec soi ?

Pour cette femme dont tu donnes l'exemple, ce qui doit être conservé c'est certainement l'envie de sortir et de s'amuser, de passer des bons moments, de se sentir belle et désirée, etc.

En fait cela pose plus largement le problème de la communication : personne n'a envie de changer si cela paraît contraignant, désagréable, ennuyeux, etc.
Si on dit à cette femme ne va plus à cet endroit, ne t'habille plus comme cela, ne te comporte plus comme cela, etc. - ce qu'elle comprend, elle, c'est : ne t'amuse plus, ne passe plus de bons moments, ne te sens plus belle et désirée, etc.
Dans de telles conditions, le choix est vite opéré...
On réagit tous ainsi.
Pour qu'elle soit attentive au message qu'on souhaite lui faire passer, on doit aller sur son terrain, on doit sortir et s'amuser avec elle, passer de bons moments en lui montrant que c'est possible de le faire sans se mettre ostensiblement en danger.

Ce que je voudrais souligner c'est la dynamique du truc :
Prends quelqu'un, n'importe qui, et tu lui montres qu'il ne peut pas continuer à faire ce qu'il fait (c'est le bon sens), la personne piges le truc (normal, ça tombe sous le sens) mais c'est le bad trip car elle se retrouve devant un grand vide : «alors tout est fini... fini la grosse marade, fini les virées, fini (mettez ce qui vous chante) etc.»
Pour que le changement soit validé par la personne (consciemment ou pas) il faut que le bénéfice qu'elle retirait soit conservé :

Nos habitudes sont de puissants conditionnements qui agissent en nous aliénant : c'est la logique de l'addiction. C'est un système très positif, car dans la majeure partie des cas il nous permet de survivre en suivant ce qui nous convient, en recherchant ce qui nous fait du bien ;
Mais il peut aussi agir en frein sur-puissant...
Et déclencher l'angoisse, utiliser tout un panel inconscient ou psychosomatique de tactiques pour enrayer le changement.
Ou pire, faire aimer ce qui nuit à la personne.

11 avril 2009 à 13:18:35
Réponse #7

BULLYSSON


Oui bien vu Math  ;)
Mais qui dit changement dit forcément en prendre un peu d'un côté pour en mettre de l'autre... il y a forcément une part même minime de renoncement, d'effort à fournir... tout est en échange de quelque chose dans la vie...

Bien souvent il faut un "déclic" pour faire passer le cap, naissance d'un enfant ou cancer pour arrêter de fumer, votre femme qui vous quitte pour se remettre un minimum en question, et/ou agression pour s'interresser à la prévention...
Une seule loi dans ce Monde :
http://youtu.be/41Q21B7ap9M

11 avril 2009 à 19:31:34
Réponse #8

Erben


moi qui suis d'un optimisme incroyable je dirai que le changement n'est jamais desiré mais imposé.

l'on en change que si l'on est obligé de changer et rare sont les cas ou celui ci est voulu et consenti.
l'on change par le force des choses, du temps, du moment, des aléas de la vie, d'une prise de consceince d'un danger et meme dans ce cas la  rien n'est certain.

quelque exemple rapide  :
- la jeune fille qui souhaite s'amuser  mais prevenir un risque plus ou moins certain d'emmer....  a la fin de soirée. tant qu'il ne lui arrivera pas un gros pepin.. elle ne changera rien. ( je  ne lui souhaite pas.. j'ai pas dit cela)
- un fumeur , tant que l'on en lui dira pas il vous reste quelque années de vie ou que sa vie est en danger il ne change rien ou rarement,
- moi qui depuis 15 ans que l'on me dit de faire attention a ma colonne vertebrale ne change que l'orsque l'on me parle de paralysie possible.
- Nous tous sur ce forum, qui prenons conscience que la vie n'est pas simple et qu'il peut tout arriver à tout moment, nous changeons notre attitude en nous preparant a des situations qui pourraient etre extremes.
- dans notre travail nous nous complaisons souvent dans notre train train, rares sont ceux qui souhaitent changer ce qui marche.
- le telphone mobile, nous l'avons tous denigré a son arrivé et pourtant pas la force des chose nous l'avons adopté car on nous l'a imposé d'une certaine façon. avant nous nous en passions tres bien.. en tout cas pour les plus vieux  :D

tout cela pour dire qu'un changement n'est que rarement desiré sauf peut etre celui d'avoir des marmots, le plus beau changement selon moi. dans presque tous les cas l'on ne change que par la contrainte , et rarerement par l'intelligence nous devançons celle ci.

il faut un declancheur pour un changement mais dans presque tous les cas ce declancheur est negatif.

It's mho.

Erben


11 avril 2009 à 19:50:21
Réponse #9

** Mathieu **


Ce n'est pas mon rôle mais celui de la famille et des amis proches, s'il est encore temps.

Et je suis tout à fait d'accord avec toi Patrick. D'ailleurs comme tu le fais remarquer il ne faut pas tout mélanger, mais c'est ce que font les gens quand ils viennent te trouver pour te demander des conseils de type SP alors qu'ils auraient plutôt besoin d'être recadrés par leurs proches...

11 avril 2009 à 20:11:31
Réponse #10

Patrick


Cela dit et pour être tout à fait honnête, on est très attentifs aux comportements mortifères des autres et plus sybillins concernant les siens propres.

Je suis par exemple très vigilant pour éviter les confrontations violentes inutiles, mais mange n'importe comment, travaille beaucoup et dors peu alors que je sais très bien pourtant ques les maladies cardio vasculaires, un cancer ou un accident de la circulation auront infiniment plus de chance statistiquement d'avoir ma peau qu'un lascar.  :-\

11 avril 2009 à 20:19:54
Réponse #11

Erben


Alors ma question... Patrick vas tu changer (un peu) ton mode de vie sachant tout cela  ;)

le changement n'est ni inné, ni naturel, il est solution reflechit , et c'est une violence que l'on se fait a soit et a ses habitudes.

11 avril 2009 à 22:01:06
Réponse #12

Erben


Je crois que si le constat et l'énnoncé des solutions sont tout à fait conscients les motivations des comportement néfastes sont elles beaucoup liées à l'inconscient.

c'est tout a fait juste selon moi, et c'est donc bien uniquement une modification consciente du comportement qui pourra compenser ces actions subconsciente actuelles.

Et ce qui est magnifique avec l'humain c'est que ce qui sera pour nous, adulte, des actions conscientes et reflechies deviendront pour nos progenitures des actions inconscientes par mimetisme et apprentissage pendant leur jeunesse et deveindra donc un acquis.

c'est toute l'histoire de l'evolution humaine, animale ou vegetale. une changement de comportement a un stimulis ou evenement donné deviendra une norme pour les generations suivantes. (exemple criant : les habitudes alimentaires de l'homme)

d'ou la difficulté de changer nos habitudes et nos comportement car bien encrés en soit.



 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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