Je crois qu'il ne faut pas forcément chercher de réponse sociétale à ce drame. Il me semble qu'il y a toujours eu des parents indignes et même pire, avec ceux qui abusent ou prosituent leurs enfants.
Et il y a même l'indignité ordinaire de ceux qui ne les gardent pas, ne s'en occupe pas, fument en leur présence ou encore ne les attachent pas sur u sige adapté, en voiture.
Sans compter ceux qui sont très vigilants pour la date d'arrivée du versement des allocations familliales mais qui le sont moins pour celle des réunions de parents d'élèves ou encore ceux qui organisent une marche en la mémoire de leur gamin mais qui les laisse à 10 ans jusqu'à 2 heures du matin dehors et ne s'étonne pas de regarder le match de foot sur le cable avec du matos ramener par un enfant.

L'indignité, elle commence où s'arrête la dignité.
Il y a quelques mois, un de mes collègues, conseiller social, a emmené un des lits du domicile de sa mère pour que la gamine dont il s'occupe, entre autres, ne dorme plus sur le canapé du salon. l'aide d'urgence déjà débloquée avait servie à acheter un écran plat sur lequel les parents regardaient la télé pendant que le collègue montait le lit sur son dos.
Et ça, contrairement à ce fait divers c'est le quotidien de dizaines de milliers d'enfants et pas au Congo ou au Cambodge mais dans la 6ème puissance économique mondiale.