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Stages de survie CEETS

Auteur Sujet: Chavirage sur le lac du Salagou.  (Lu 2824 fois)

26 février 2009 à 17:50:29
Lu 2824 fois

Ishi


Suite à l'accident survenu le week-end dernier sur le lac du salagou, je retranscrit l'article paru dans Midi Libre d'aujourd'hui:
"Salagou« Les conditions de sécurité étaient respectées »
LES FAITS
Une quadragénaire toujours recherchée dans le lac.
Le DNT adjoint de la ligue d'aviron réagit Les plongeurs de la gendarmerie et des pompiers ont continué leurs recherches, hier, pour tenter de retrouver le corps de la quadragénaire disparue dimanche, au lac du Salagou, lors d'une sortie en aviron (Midi Libre des 23 et 24 février). Sans succès : « On a recentré nos recherches sur les rives au cas où le corps remonterait. Pour l'instant, ça n'a rien donné, mais on va continuer », expliquait hier soir, un enquêteur de la compagnie de Lodève.
Parallèlement, les gendarmes continuent d'entendre les différents protagonistes pour tenter d'établir s'il y a eu ou non des négligences. Dimanche dernier, quinze passionnés d'aviron étaient partis en balade sur le lac et, vers 12 h 30, ils avaient été surpris par les fortes rafales de vent et les vagues. L'un des trois avirons, après avoir pris l'eau, a chaviré. L'une des rameuses qui était accrochée à l'embarcation a fini par lâcher et couler à pic dans cette eau à 8°.
« C'est vraiment très, très rare ce genre d'accident. Sur une quinzaine d'années, ils se comptent sur les doigts d'une main, ça n'a rien à voir avec d'autres sports comme le kayak, réagit Gilles Purier, le directeur technique national adjoint de la Fédération française des sociétés d'aviron. C'est vraiment la faute à pas de chance, les conditions atmosphériques se sont dégradées. » Pour le DTN, il n'y a donc pas eu d'imprudence, même si les conditions météo n'étaient pas bonnes, dimanche dernier. En fait, la première partie de la balade s'est réalisée dans une zone protégée du vent et ce n'est qu'ensuite, pendant la seconde partie, pas du tout abritée, que le drame est survenu. « À notre connaissance, toutes les conditions de sécurité étaient respectées. Ils ne sont pas sortis de nuit et ils n'avaient pas besoin d'encadrement car ce n'était pas des novices mais des autonomes, des personnes formées et affiliées à la ligue. » Quant à la question de la non présence de gilets de sauvetage, cela n'a rien d'anormal : « Les gilets ne sont pas obligatoires, cela a été validé par le ministère des Sports. C'est une activité où, a priori, on ne se met pas à l'eau », explique Gilles Purier.


Yanick PHILIPPONNAT "

Les dernières phrases de l'article me choquent.
Je trouve stupide de dire "Les gilets ne sont pas obligatoires, cela a été validé par le ministère des Sports. C'est une activité où, a priori, on ne se met pas à l'eau" car preuve en est cet accident.
Une chute dans l'eau froide n'est jamais très agréable et toujours extrèmement risquée.
Alors pourquoi ne pas dire:"la ceinture de sécurité n'est pas obligatoire car l'automobile est une activité à priori ou l'on ne percute jamais rien"  :blink:
Steph.

La terre n'appartient pas à l'homme, l'homme appartient à la terre.

26 février 2009 à 18:52:25
Réponse #1

Sotret


TAFDAK avec toi :

Jusqu'à preuve du contraire, les gilets sont des éléments de sécurité, je ne vois pas le rapport avec le fait de prévoir de se mettre à l'eau ou pas. Ils sont même plutôt là pour les cas où on n'a pas prévu de se retrouver à la baille !

Je ne connais pas les conditions de pratique de l'aviron sur le Salagou, mais le plan d'eau fait 700 ha. On est loin me semble-t-il des "bassins" aménagés qu'on associe d'ordinaire à ce sport. N'était-on pas plutôt proche des conditions d'une sortie d'aviron de mer ?
Pas de bateau de sécu ? pas de vérification de la météo ? Les responsables de l'assoc/club ne doivent pas être tirés d'affaire...

PS concernant les gilets : Je trouve à la fois inquiétante et symptomatique l'attitude qui consiste à dire que puisque le réglement ne l'impose pas, ou qu'on peut y déroger, alors on peut s'en passer. C'est une forme d'abdication de la responsabilité personnel et de la jugeote (le réglement pense à ma place). De la part d'un cadre... :down:

J'y vois aussi une certaine tendance actuelle à considérer la nature (je sais bien que c'est un lac artificiel, mais 700 ha de plan d'eau...) comme un jardin public ou un stade. Sauf que le dispensaire/poste de police/épicerie est vachement plus loin et quand on on a besoin...
« Modifié: 26 février 2009 à 19:04:39 par Sotret »

27 février 2009 à 10:34:04
Réponse #2

alexr


Jusqu'à preuve du contraire, les gilets sont des éléments de sécurité, je ne vois pas le rapport avec le fait de prévoir de se mettre à l'eau ou pas. Ils sont même plutôt là pour les cas où on n'a pas prévu de se retrouver à la baille !

Le kayak est cité comme sport potentiellement dangereux dans l'article. En kayak, en tout cas dans les pratiques d'eau vive que je connais un peu (rivières, slalom, descente), le port du gilet de sauvetage est obligatoire et systématique. Je ne me vois pas naviguer avec un groupe sans gilet ou sans casque. Mais il faut dire qu'en kayak d'eau vive, on chavire bien plus souvent qu'en aviron.

Les avironneurs que je vois sur la Seine ne portent pas de gilet et ne sont pas très couverts, même en hiver. Ces conditions conviennent sans doute en situation normale, car un canot à moteur les suit généralement pour assurer la sécurité et les berges ne sont pas très loin.

Maintenant, lors d'une sortie sur un grand lac, en plein hiver, la donne peut changer. Eau froide, éloignement des berges, vagues, vent... Si je devais faire ce type de sortie en kayak, je mettrai une combinaison en néoprène et un gilet de sauvetage.

Je ne sais pas ce qui s'est passé en l'occurrence, mais cette histoire met en évidence un risque plus général, celui d'appliquer mécaniquement les règles de sécurité habituelles alors que le contexte a changé sensiblement.

 


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« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
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