Compliqué cette affaire ! Sachant d'autant plus que les assureurs vont généralement au plus facile, à savoir opter pour un 50/50.
J'ai eu un problème avec mon assurance en 1998. J'étais alors étudiant à Brest. Un soir, en rentrant de l'IUT, je débouche à un stop en centre-ville. La configuration des lieux ne me permettait qu'un petit 15-20 km/h. Au moment où j'arrive à ce stop, une furie en Audi qui arrivait à droite (voie en sens unique)pête un cable en me voyant, donne un cou de volant et se fait une enfilade de 6 voitures en stationnement. Pas jolies à voir, toutes étaient enfoncées latéralement de l'arrière à l'avant. Cher à réparer, tout ça... Moi, peinard, je fais 20 mètres, me gare et rentre chez moi après m'être assuré que la petite dame va bien, et lui proposant mon aide (téléphone pour appeler quelqu'un, un petit café en attendant.). Elle refuse le tout, m'accusant de lui avoir fait peur. Tout serait de ma faute, elle veut faire un constat avec moi ! Je campe sur ma position : j'étais arrêté au stop, je ne dépassait pas (pas besoin, la visi étant excellente), y'a pas eu d'impact entre elle et moi (heureusement vue sa vitesse). Et je rentre chez moi. Pas de nouvelles.
Quelques semaines après, je reçois un courrier de mon assureur m'informant d'une plainte pour délit de fuite. La gonzesse avait relevé ma plaque (facile, j'étais garé à quelques mètres du lieu de l'accident), porté plainte, et son assureur voulait me faire porter le chapeau. Heureusement mon assureur était aussi celui de la famille et a réagi promptement à la demande de Môman, avec conseil juridique et tout le toutim. Résultat des courses, nous avons fait valoir que ce n'était pas à moi de prouver mon innocence, mais que la preuve incombait à la partie adverse (à priori c'est dans le code de l'assurance). Un courrier d'une simplicité enfantine après, et je n'ai plus jamais entendu parler de cette histoire.
Tente peut-être le coup dans cette direction --> ce n'est pas à toi de prouver ton innocence mais à l'autre de prouver que tu lui a reculé dedans, ce qui est, il est vrai, peut-être pas évident à discerner...
Courage, et enlève ce put**n de crochet,
Sylvain.