Vous défendez réellement ce que vous n'aimez pas ?
Genre si je vous parlez de Faurisson et du révisionniste de la solution finale hitlérienne, vous défendriez mon droit d'en parler ? 
Permettez moi d'en douter ! 
Je défends le droit de Faurisson de s'exprimer, dans le respect des lois (je rappelle que le révisionnisme est pénalement répréhensible), et il est du devoir des honnêtes hommes de connaître le sujet pour argumenter contre lui. D'ailleurs, à ma connaissance, le révisionnisme ne s'est jamais aussi mal porté.
Je défendrai jusqu'au bout le droit de tous de pouvoir s'exprimer car, à chaque fois que l'on laisse aux gens le droit de s'exprimer librement, ça n'a jamais nui à la liberté. Ca a toujours été l'occasion pour les extrêmistes de tout poil de montrer les limites de leur raisonnement. Ce ne sont pas des mots en l'air. Depuis toujours, c'est ma conviction.
Il est improbable qu'un dictateur qui puisse arriver au pouvoir par les urnes dans un pays démocratique (l'Allemagne de 1933, en proie aux violences, sous le joug de la présence de puissances étrangères, n'a rien d'une démocratie mature).
Mais ça veut dire que, bien planqués dans notre canapé, nous assumons de devoir nous lever un jour pour défendre les droits d'un autre.
Jusque là, ce sont des mots. Mais au fin fond de chez les Serbes de Bosnie, quand je me suis retrouvé chez les deux gendarmes (désarmés), que l'Onu avait envoyé là au titre de l'IPTF, et que les armes ont parlé dans la nuit, j'ai eu le sentiment d'arriver au moment de vérité de l'application de ce principe. Et pourtant, pour rien au monde, je n'aurai voulu être ailleurs. Ce jour-là, j'ai vraiment été bluffé par ces gendarmes.
Pas de forfanterie là-dedans. Je pense que c'est plus économique de défendre sans relâche la liberté que d'avoir à lutter contre l'arbitraire.
A+