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Auteur Sujet: Accident du travail, prévention, HSE  (Lu 13084 fois)

25 novembre 2008 à 19:18:39
Réponse #25

Jacques


A Berhthramm :

"Je sais bien que le licenciement pour inaptitude est un gros drame aussi... mais là normalement c'est à l'employeur de jouer et de faire jouer les démarches de reclassement...
Mais la vie n'est pas un long fleuve tranquille et les gens qui tiennent leur responsabilité sont plus légion... les mots devoirs, mission, responsabilité semblent bien souvent avoir perdu leur sens..."

Nous sommes d'accord. Alors le reste, c'est juste pour illustration voire petit complément.

1) Licenciement pour inaptitude = gros drame ?
qui s'ajoute à :
l'inaptitude.

Licenciement pour inaptitude = LICENCIEMENT + INAPTITUDE
= baffe bien appuyée dans la gueule de l'existence d'une personne déjà bien sonnée potentiellement et promesse de lendemains amusants dans la grande majorité des cas, malgré quelques cas magnifiques mais peut-être utilisés en trompe-couillon.

Parce que, toujours selon les cas, l'inaptitude peut ne pas concerner que le travail ... bien que c'est cela le plus visible. Elle peut concerner également d' / les autres dimensions de la vie. Selon les cas. Et cela, les personnes ne le montrent pas toujours, n'en témoignent pas toujours : pudeur et survie. Et puis ça peut être de la grosse flûte à pognon, ou le déplacement d'un autre problème.


2) obligation de reclassement.
Je n'ai plus les chiffres.

Ces fameux chiffres qui masquent tout autant qu'ils indiquent, au risque de contrarier cette grande manie.

Et je conçois le cas de conscience de l'employeur qui serait sincèrement et humainement motivé pendant que la mentalité de l'époque, les contraintes budgétaires, alléguées et / ou vérifiées, lui mettent une partie de son anatomie en tenaille ...

Là comme en d'autres questions : à étudier au cas par cas. Mais à étudier ... et ça, malgré les apparences, ce n'est pas garanti du tout.

Drôle de partie à trois, quatre, ... employeur, inapte, méd.trav., CHSCT, collègues.



Bien d'accord sur l'érosion des valeurs.



Et, dans le cas que vous évoquez rapidement : la personne = boulet pour l'équipe, voire blessure pour elle. Mais ne faut-il pas également considérer une situation de recrutement tendue, qui faisait déjà reposer sur les épaules une charge très limite, devenant insupportable à la moindre faiblesse ? Auquel cas il y a bien la défaillance de la personne, mais aussi celle de la politique institutionnelle. Cette dernière étant en général bien plus difficile à mettre en cause que la personne défaillante : on ne sait pas vraiment où elle se niche, elle n'a pas d'oreilles pour être sensible aux reproches, elle a une inertie importante, une apparence d'évidence répandue ...


3) le tournant vers l'usine : je me demande s'il n'est pas en fait déjà dépassé, au profit d'un autre stade d'évolution. Mais ceci est une autre affaire.



 


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Bienveillance, n.f. : disposition affective d'une volonté qui vise le bien et le bonheur d'autrui. (Wikipedia).

« [...] ce qui devrait toujours nous éveiller quant à l'obligation de s'adresser à l'autre comme l'on voudrait que l'on s'adresse à nous :
avec bienveillance, curiosité et un appétit pour le dialogue et la réflexion que l'interlocuteur peut susciter. »


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